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  Un dossier du CESBIO
 

 

  

 Evolution de l'enneigement pyrénéen entre 2002 et 2011

Grace aux données du satellite MODIS il est possible d'obtenir des cartes d'enneigement tous les jours avec une résolution spatiale de 500 mètres et ce, depuis l'hiver 2000.

 

Ces données ont été extraites sur le massif pyrénéen entre février 2000 et avril 2011 et ont été traitées dans le cadre du projet FLUXPYR. Tous les 10 jours les 8 images acquises sont synthétisées pour s'affranchir au maximum de l'effet des nuages. image

Animation du cycle moyen de l'enneigement observé (moyennes tous les 10 jours) calculé à partir des données observées entre 2000 et 2010.

Il est facile de repèrer le cycle annuel de l'enneigement : mise en place/fonte du manteau. Les surfaces mesurées sont importantes de l'ordre de 15 000 km² au coeur de l'hiver. La plus grande partie de la neige a disparu à la fin du printemps chaque année.

En ordonnée, la surface du manteau neigeux (coefficient : 104 . km2).

Il existe toutefois des différences entre les hivers : date d'arrivée de la neige, surface et durée de l'enneigement et dynamique de la fonte. Une diminution précoce de la surface traduit soit une fin d'hiver plus chaude que la moyenne, soit une quantité initiale de précipitation neigeuse plus faible. C'est ce que nous remarquons lors de l'hiver 2010-2011.

Cas particulier de l'hiver 2010-2011

en 2011 le manteau neigux a fondu beaucoup plus tôt dans la saison que les années passées, vous pouvez observer ci dessous l'enneigement moyen du manteau pendant la première décade de mai 2011 comparée avec celle de mai 2011 (les nuages sont en gris). La neige des Pyrénées a fondu plus vite que prévu et il n'y a pas de réserves pour ce début 2011.
Si nous suivons mois apprès mois l'installation du manteau neigeux en 2011 sur les pyrénées, nous constatons qu'elle s'écarte notablement de la moyenne (calculée ici sur 10 ans : 2000-2010), cette année apparaît en rouge sur le graphique ci-dessous :

image

Enneigement moyen (toujours x 104 km2) tous les 10 jours. Les barres d'erreurs correspondent à la variabilité (absolue) observée sur 2000-2010. Superposée, l'année hydrologique 2010-2011 qui sort de la gamme observée.

 

contact scientifique au CESBIO : Simon Gascoin