![]() |
|
|
Pour toute question ou |
Importance de la température de surface pour l’étude de la végétationLa température de surface est une variable déterminante pour décrire le fonctionnement de la végétation. Sa valeur est directement fixée par l’état hydrique et le niveau des échanges énergétiques à la surface. Sa connaissance permet d’accéder plus directement aux valeurs de flux que les autres observables.
Ces travaux ont ainsi mis en évidence le besoin de combiner haute résolution spatiale (imposée par la taille du parcellaire et la variabilité spatiale des pratiques culturales et des caractéristiques du sol) et haute fréquence de revisite (imposée par la sensibilité temporelle de la température de surface aux conditions météorologiques en particulier).
La mesure et le suivi de la température de surface sur les zones agricoles est necessaire pour calculer les bilans d’eau et d’énergie. La température de surface nous renseigne indirectement sur l’état hydrique de celle-ci que cette dernière soit végétalisée ou non (sol nu). L'obtention de ces bilans est un objectif important de la mission MISTIGRI. La résolution spatiale et temporelle de cette information est prépondérante pour la qualité de l’estimation et du suivi de cette variable. La mesure par satellite dans les bandes thermique [3.0 µm à 15 µm] est un moyen idéal pour accéder à cette température. Dans des conditions opérationnelles : la résolution spatiale, actuellement assez grossière (100m à 1km) et la fréquence de revisite (16 jours) nous permettent d'obtenir une mesure fortement perturbée par l’ennuagement ce qui rend la rend bien souvent inexploitable. L’idée de ce travail est d’exploiter l’archive des données Landsat (7 et 5) disponible sur le serveur Glovis de l'USGS, en explorant la possibilité d’estimer la température de surface terrestre à partir de la bande 6 [10.4 µm-12.5 µm] et en évaluant l'erreur commise sur l'estimation. Les données "optiques" présentes dans cette archive font l'objet d'un traitement en parallèle dans le cadre de la préparation de la mission VENuS (TOSCA - 2011).
A cet effet, nous nous employons à corriger les effets combinés de l’atmosphère et de l’émissivité de surface sur le signal mesuré, ce qui nous permet de travailler avec des produits "température de surface" à la résolution de la bande thermique, soit 30 m. Ces températures seront utilisés en entrée de modèles de bilan d’énergie simplifiés afin de spatialiser les flux : évapotranspiration, chaleur sensible et rayonnement net. L'étude préliminaire a été réalisé dans le cadre du programme "Terre, Océan, Surfaces continentales, Atmosphère" (TOSCA) programme de soutien à la recherche du Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) : MISTIGRI (2010-2011). Ce travail est porté par Gilles Boulet (IRD-CESBIO) et Albert Olioso (INRA-EMMAH), il est intitulé : « Suivi du bilan hydrique et énergétique des surfaces à l’aide des données IRT : analyse de l’impact des spécifications de la mission MISTIGRI ». Le stagiaire Jaouad Chadli de l’ENSEEIHT (Département Electronique et Traitement du Signal) qui a travaillé sur cette chaine de traitement a bénéficié d’un stage CNES de 6 mois (avril à septembre 2011).
|
| plan du site |
webmaster |
crédit |
Copyright 2010 CESBIO, Tous droits réservé | ||