Take5 fait du cinéma

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Comment passer d'une image tous les 5 jours à 24 images par secondes ?

C'est possible, grâce au soutien financier du CNES, grâce à un producteur plein d'idées, Gérard Dedieu (qui ne fume pas encore le cigare), grâce à un scénariste-réalisateur de talent (Thierry Gentet), le seul réalisateur de cinéma qui comprend la mécanique spatiale,  et grâce à son équipe (Mira Production) qui sait même mettre en valeur les ... magnifiques bureaux du CESBIO, et enfin grâce à une brochette d'actrices et d'acteurs de premier rôle, enfin dont c'était souvent le premier rôle : Anne Jacquin, Valérie Demarez, Virginie Lafon, Valery Gond, Jean-Pierre Dedieu et un autre, le dernier, qui n'arrive pas à faire une phrase complète avant la 5e prise.

 

Nous espérons que ce film vous aidera à comprendre ou à expliquer les intérêts et enjeux de l'imagerie multi-temporelle à haute résolution.

 

 

 

 

How MACCS estimates Aerosol Optical Depth.

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I already explained in this blog  the principles of estimation of the aerosol optical thickness that we use to process the LANDSAT or SPOT5 (Take5) data, and soon Venµs or Sentinel-2 data, within the MACCS method developed at CESBIO, and used at CNES by THEIA. We started writing an article in 2010 to explain the method details and show the validation results, but we only found a sufficiently quiet period this autumn to finish it. The paper has just been published in remote sensing (MDPI), with open access. Enjoy your reading !

 

Hagolle, O.; Huc, M.; Villa Pascual, D.; Dedieu, G. A Multi-Temporal and Multi-Spectral Method to Estimate Aerosol Optical Thickness over Land, for the Atmospheric Correction of FormoSat-2, LandSat, VENμS and Sentinel-2 Images. Remote Sens. 2015, 7, 2668-2691.

From left to right, validation results for Aerosol Optical Thickness (AOT) measures by the multi-temporal method, the multi-spectral method and the combination of both. The combination of both methods allows to measure AOT in a much larger range of cases without degrading accuracy.

L'estimation de l'épaisseur optique des aérosols dans MACCS

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J'ai expliqué dans ce blog les principes de mesure de l'épaisseur optique des aérosols que nous utilisons pour traiter les données LANDSAT ou SPOT(Take5), et bientôt Sentinel-2 ou Venµs, avec la méthode MACCS développée au CESBIO et utilisée par THEIA. Nous avions commencé un article en 2010 (!) pour présenter les détails de la méthode et les résultats de sa validation, mais il nous a fallu un moment de calme relatif cet automne pour enfin trouver le temps de le terminer. Il est maintenant publié dans le journal remote sensing (MDPI), en libre accès. Bonne lecture !

 

Hagolle, O.; Huc, M.; Villa Pascual, D.; Dedieu, G. A Multi-Temporal and Multi-Spectral Method to Estimate Aerosol Optical Thickness over Land, for the Atmospheric Correction of FormoSat-2, LandSat, VENμS and Sentinel-2 Images. Remote Sens. 2015, 7, 2668-2691.

De gauche à droite, les résultats de validation d'épaisseurs optiques d'aérosols pour la méthode multi-spectrale, pour la méthode multi-temporelle, et pour la combinaison des deux, utilisée dans MACCS. La combinaison des deux méthodes permet de mesurer l'épaisseur optique dans de plus nombreux cas, sans dégrader l'estimation.

Venµs 140 - 75 SPOT5 (Take 5)

Cela pourrait ressembler à un score de basket ball, mais il s'agit simplement du nombre de dossiers reçus pour les appels à propositions de sites de la mission Venµs et de l'expérience SPOT5 (Take5). A un jour de la date limite, le 16 février, on se dirigeait vers un match nul, mais ce sont près de 60 propositions qui sont parvenues à Gérard Dedieu, le responsable scientifique de la mission Venµs, dans les dernières 24 heures !

 

Dans les deux cas, le nombre de sites demandés est encore supérieur au nombre de propositions, car de nombreuses propositions contiennent plus d'un site, parfois même une dizaine, et il ne sera malheureusement pas possible de donner satisfaction à tout le monde.

  • Les 62 propositions de SPOT5 (Take5) reçues à l'ESA, plus 13 au CNES, ont été analysées et nous en sommes à la phase de vérification de faisabilité, au cours de laquelle on vérifie qu'il est bien possible d'enchaîner les sites.
  • Pour Venµs, nous allons démarrer la lecture... allez, courage, plus que 139 dossiers.

La recherche précaire

Cliché société Techdrone pour les 20 ans du CESBIO

 

Le CESBIO a 20 ans, et ce fut l'occasion de faire la fête et une belle photo, quasiment vue de satellite, avec les personnels et les amis du CESBIO.

 

Ce n'est pas visible sur la photo, mais parmi les personnels du CESBIO, comme dans tous les laboratoires publics de France, il y a deux catégories, les permanents et les précaires. Et, c'est triste à dire, une partie d'entre eux devra nous quitter d'ici quelques mois, au mieux un ou deux ans. Plusieurs d'entre eux ont enchaîné différents contrats de quelques mois, rarement plus d'un an (à l'exception des thèses), parfois entrecoupés de périodes de chômage, comme leurs collègues toulousains dont les parcours sont affichés sur le blog de Libération. Pourtant, ces jeunes (et parfois, ces moins jeunes) ont passé brillamment leur master ou leur diplôme d'ingénieur, et souvent enchaîné avec un doctorat, ils ont souvent déjà effectué un CDD dans un autre laboratoire, et ils ont pris l'habitude de ne pas compter leurs heures de travail (vous avez vu sur ce blog de beaux résultats issus de travaux de qualité réalisés par Martin Claverie, David Morin, Mohamed Kadiri et Marcela Arias, vous en trouverez tout autant dans le blog de la mission SMOS ou sur le bulletin du CESBIO).

 

Les postes ouverts par les organismes publics de recherche français sont en nette diminution ces dernières années. Les étudiants brillants vont ils continuer, malgré les sombres perspectives actuelles, à se lancer dans des thèses et à vouloir travailler pour la recherche scientifique ?

 

Alors que faut-il faire ?

  • reporter une partie des 5.8 Milliards d'€ (en 2013) du Crédit Impôt Recherche (CIR) alloué aux entreprises ? Cette disposition fiscale est très critiquée, notamment par la cour des comptes.
  • augmenter les ouvertures de postes dans les organismes publics de recherche ? La création de 3000 postes permanents ne représenterait que 3% du coût du CIR.
  • instituer des contrats temporaires de plus longue durée (2 à 5 ans) ? La loi Sauvadet, si j'ai bien compris, permet la titularisation des personnes ayant enchaîné 6 ans de contrats dans le même laboratoire et/ou avec le même organisme (j'imagine que c'est plus compliqué que ça). Ce dispositif a bénéficié à une seule personne au CESBIO, mais a dégradé les conditions pour presque tous les autres non permanents puisque plusieurs organismes n'autorisent plus de dépasser trois ans de CDD.
  • favoriser l'embauche de personnels formés par la recherche dans les entreprises ?

Les débats sont ouverts, notamment par le Collectif des Précaires de l'Observatoire Midi-Pyrénées..

Bien évidemment, ce message correspond à une opinion personnelle et n'engage pas les opinions des organismes auxquels j'appartiens, le CESBIO et le CNES.

Happy 20th birthday, CESBIO !

Le CESBIO vient juste de fêter son vingtième anniversaire ! Pour notre grande fiesta, Simon Gascoin a édité de beaux posters artistiques, dont l'un est basé sur la série SPOT4 (Take5) du Paraguay, qui illustre ce blog. Nous vous l'offrons pour impression...

CESBIO just turned 20 ! For our big fiesta, our colleague Simon Gascoin edited very nice artistic posters, one of which was based on the SPOT4 (Take5) series above Paraguay. If you want to print it...