SPOT4(Take5) data downloads statistics

Three and a half months after the first release of SPOT4 (Take5) products, we can draw a first analysis of the SPOT4(Take5) data downloads (from THEIA distribution website : http://spirit.cnes.fr/take5/)

 

  • 160 different users have downloaded data, from all over the world.
  • 75% of downloads are Level 2A products, and most of the users who downloaded Level 1C products also downloaded Level 2A.
  • 40% of downloads concern whole time series, 60% concern mono-date images, which means that, with an average number of 14 dates per site, about 90% of product downloads are downloaded as whole time series.
  • Each time series has been downloaded 12 times on average.
  • Two users (I would bet they are French) are named Titi and Toto

Number of downloads per site (only whole site archives)

We have also obtained a ranking of the 45 sites versus the number of downloads, and notice that all 45 sites where at least downloaded once. Well, although CESBIO sites come first (!), this is not a competition, and it is probably biased, as some well organised user groups centralise their downloads, while other labs (among which CESBIO...) have downloaded their sites several times. The least demanded site (Rennes), was added very recently to the list.

 

The number of communications or papers per site will be much more interesting, but as far as I know, the counter is still set to 3 (3 communications at the Living Planet Symposium). Please remember that users are requested to send us all their communications based on SPOT4(Take5) data.

 

PS : this information is gathered thanks to the information provided by users at each download, which is collected on the download site data base (designed by J.Gasperi (CNES)), and then provided to me each month by B.Specht (CNES).

SPOT4 (Take5) : statistiques de couverture nuageuse sur un mois

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Nous avons reçu d'Astrium Geo toutes les images de niveau 1A de l'expérience SPOT4(Take5), acquises entre le 31/01/2013 et le 10/03/2013, qui ne sont pas entièrement couvertes de nuages. Nous ortho-rectifions ces images pour obtenir des produits de Niveau 1C. Il arrive cependant que la couverture nuageuse soit trop importante pour pouvoir fabriquer un produit de Niveau 1C

Toutes ces productions nous permettent de calculer des statistiques sur la proportion d'images nuageuses.

 

Proportion d'images produites au niveau 1A et au niveau 1C
Organisme Images acquises N1A produits N1C produits N1A (%) N1C (%)
CNES 324 184 157 56 % 49 %
JRC 54 29 27 53 % 50 %
ESA 84 41 34 49 % 40 %
NASA 48 26 26 54% 54%
CCRS 6 1 1 17 % 17 %

 

En moyenne, la moitié des images acquises sont inutilisables car entièrement nuageuses ou presque, et l'autre moitié des images (60*60 km2) contient assez de pixels clairs (au moins 15%) pour que l'ortho-rectification soit possible. Lorsque nous aurons produit les masques de nuages au Niveau 2A, nous pourrons en déduire, pour chaque pixel, le nombre d'observations claires par mois.
Nous n'en sommes pas là, mais nous avons constaté visuellement sur les acquisitions en Europe ou en Afrique du Nord,  que la totalité des pixels de ces sites ont été vus sans nuages au moins une fois en février, à l'exception de 3 sites : CAlsace, EBelgium, CTunisie (!). Pour le site Alsacien, il a fallu attendre le 4 mars, et pour le site Tunisien, le 10 mars. Enfin, seule une petite partie du site Belge a été vue, le 8 mars.

 

Nombre d'images acquises en février en fonction de leur taux de couverture nuageuse
Site nuages<10% 10%<nuages<50% 50%<nuages<80% Nuages>80%
Alpes 2 0 2 2
Alsace 0 0 0 6
Ardèche 1 1 0 4
Loire 1 0 3 2
Bretagne 1 0 1 4
Languedoc 0 2 2 2
Provence 2 3 1 0
SudmipyO 1 1 1 3
SudmipyE 1 1 1 3
VersaillesE 2 0 1 3

 

Le mois de février 2013 a été très nuageux en France, mais malgré cela, la répétitivité de 5 jours a permis d'observer la quasi totalité des sites au moins une fois en un mois, parfois davantage, mais pas toujours. Si SPOT4 n'était passé qu'une fois sur deux, seuls les sites Provence, Alpes et Versailles auraient été observés entièrement à coup sûr.

 

Ce résultat montre qu'il est absolument nécessaire de lancer les deux satellites Sentinel-2 à des dates très proches, afin de pouvoir assurer une utilisation opérationnelle et fiable des données. Il ne faudrait pas que les récentes réductions du budget de l'Union Européenne consacré à GMES/Copernicus conduisent à retarder le lancement du second satellite, réduisant la répétitivité de Sentinel-2 à seulement 10 jours pendant de longues années.

Première série temporelle de produits de niveau 2A pour SPOT4(Take5)

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Nous poursuivons la vérification des différentes étapes de nos chaînes de traitement. Nous avons obtenu jeudi dernier nos premières séries temporelles, je les ai ortho-rectifiées et mosaïquées vendredi, et nous avons pu tester nos chaînes de détection de nuages et de correction atmosphérique à partir de la première série temporelle de trois images traitée. Celle-ci a été obtenue sur le site Marocain de la vallée du Tensift : Marrakech se trouve près du centre de l'image et la chaîne de montagnes au Sud-Est de l'image est l'Atlas.

 

Les images sur la colonne de gauche sont des images ortho-rectifiées, exprimées en réflectance au sommet de l'atmosphère (les produits de Niveau 1C), alors que les images de la colonne de droite, produites par Mireille Huc au Cesbio, sont des données après correction atmosphérique et détection des nuages, de l'eau et de la neige (les produits de Niveau 2A). Tout de suite, nous avons constaté que la détection des nuages ne poserait pas trop de de problèmes, mais en regardant bien, sur l'image du 10 février, il y a dans le coin nord ouest quelques traces d'avions très diffuses ainsi que leurs ombres, partiellement détectées (traces d'avions entourées en rouge, ombres en noir). Les zones en eau et les zones neigeuses sont également correctement détectées, même s'il manque quelques zones où la couverture de neige est partielle.

 

Quant à la correction atmosphérique, basée sur une méthode multi-temporelle de détection des aérosols, elle a réussi à déterminer que l'image du 5 février est beaucoup plus "brumeuse" (on dit "chargée en aérosols") que les images du 31 janvier et du 10 février. L'image du 5 février (colonne de gauche) a un subtil voile bleuté, dû aux aérosols, plus accentué. Sur la colonne de droite, on ne distingue pas de changement de teinte d'une image à l'autre, ce qui montre que la détection des aérosols et la correction atmosphérique ont bien fonctionné. Il y a sur ce site un photomètre qui sert à mesurer l'épaisseur optique des aérosols, malheureusement, il est tombé en panne juste au moment du démarrage de l'expérience Take5. C'est la loi de Murphy...

 

Voilà, nous avons donc parcouru tous les éléments de la chaîne de traitement, il ne nous reste plus qu'à vérifier que nos paramètres fonctionnent dans toutes les conditions offertes par les 42 sites de l'expérience, ce qui n'est pas un mince travail.

 

Produits de Niveau 1C exprimés en réflectances au sommet de l'atmosphère. (c) CNES, traitement CESBIO Produits de Niveau 2A exprimés en réflectances de surface après correction atmosphérique (c) CNES, traitement CESBIO

Les images d'épaisseur optique des aérosols sont affichées ci-dessous. On note la plus forte épaisseur optique sur l'image du 5 février, au Nord de l'Atlas, alors que l'épaisseur optique n'a pas changé au sud de l'Atlas. Cette situation est très vraisemblable car les montagnes forment souvent une barrière aux aérosols qui restent en général à basse altitude. Les zones oranges correspondent au masque de neige tandis que les zones rouges correspondent au masque de nuages. Les taches brillantes sur la dernière image pourraient bien être des artefacts.

Une grande affluence pour Take5-SudMiPy

Nous avions disposé 80 chaises dans la salle de conférences du CESBIO, mais les derniers arrivants ont du s'asseoir sur les tables au fond de la salle. Il s'agissait d'une réunion d'information et de présentation des projets liés à l'expérience SPOT4 (Take5) en Midi-Pyrénées. Sont venus :

  • de nombreux acteurs de terrain, chambre d'agriculture, parc naturels, forestiers...
  • plusieurs représentants de sociétés de services en informatique ou fournisseurs de produits issus de la télédétection
  • des chercheurs et représentants de plusieurs laboratoires et réseaux de recherche de Midi-Pyrénées,
  • plusieurs participants du CNES
  • quelques ambassadeurs d'autres sites Take5, venus voir ce qu'il se passe en Midi-Pyrénées
  • les quelques représentants du CESBIO qui ne sont pas encore fatigués d'entendre parler de SPOT4(Take5).

Pour ceux qui n'auraient pas pu entrer dans la salle (il ne faisait pas assez beau pour installer un écran géant dehors), ou qui n'ont pu venir, suivez les liens pour récupérer les planches présentées lors de la réunion.

1- le contexte, le programme GMES/Copernic : par Gérard Dedieu

2- le Pôle Thématique Surfaces Continentales, par Marc Leroy

3- objectifs et déroulement de l'expérience SPOT4(Take5), par Olivier Hagolle

4- les projets d'utilisation des données SPOT4 (Take 5) sur le site SudMiPy, par Jean François Dejoux

5- un outil de relevé de terrain sur SmartPhone Android : ODK

<a title="Emprises des sites au format kmz" href="./wp-content/uploads/2013/01/Sites_V4.kmz"><strong>kmz ci-joint</strong></a>

Quand est-ce qu'il passe, SPOT4 ?

(english version)

(mise à jour du 29 janvier 2013, Vous pouvez aussi consulter le calendrier des observations.)

Quel jour ?

Sur chacun des 42 sites de l'expérience Take5, SPOT4 fera une acquisition tous les 5 jours. La manœuvre de changement d'orbite aura lieu le 29 janvier et dès les premiers jours de février, probablement même le 1er, les premières données seront acquises. Plusieurs utilisateurs ont déjà demandé à connaître le jour de passage afin de coordonner les acquisitions sur le terrain, simultanément au passage du satellite.

Pour savoir quel jour du votre site sera acquis, téléchargez le fichier kmz ci-joint, chargez le dans Google Earth et cliquez sur l'emprise du site qui vous intéresse. Vous pourrez lire le jour du cycle et le pas miroir de SPOT4 utilisés. Le pas miroir vous permettra de prédire l'heure de passage.

 

De gauche, à droite, les orbites des jours 1 à 5 du cycle, et les sites observés avec le même code de couleur.

Sachant que le jour 1 du premier cycle de Take5 aura lieu le 31 janvier, on peut en déduire le jour de passage du satellite :

  • Si le site qui vous intéresse est programmé le 1er jour du Cycle, les passages auront donc lieu, , le 31 janvier, en février le 5, le 10, le 15, le 20, le 25, en mars, le 2, le 7...
  • Si c'est le 3eme jour du cycle, ce sera les 2, 7, 12, 17, 22, 27 février, le 4 mars, le 9 mars...

 

A quelle heure ?

L'heure de passage est un peu plus compliquée à calculer, car l'inclinaison de l'orbite de SPOT4 n'est plus maintenue depuis quelques années pour économiser des ergols et prolonger la durée de vie du satellite. Cela se traduit par une dérive de l'heure de passage,  qui devient de plus en plus matinale.:

  • En février, le satellite passe à 9h25 TU à l'équateur
  • En juin, le satellite passera vers 9h10 TU à l'équateur.
  • Dans les deux cas, à 45 degrés de latitude Nord, il faut encore enlever 12 minutes.

Cette heure de passage est valable si votre site est sous la trace :

  • si votre site est observé depuis l'Ouest (pas miroir supérieur à 46), rajouter quelques minutes : 15 minutes si le site est observé avec un pas miroir proche de 91 (avec un angle de 27 degrés)
  • Si votre site est observé depuis l'Est sous un angle de 27 degrés (pas miroir inférieur à 46), il faut soustraire quelques minutes (15 minutes pour un pas miroir proche de 1, avec un angle de 27 degrés depuis l'Est).

Le CNES a essayé (Merci Frédéric), autant que possible, dans la programmation, d'acquérir les sites depuis l'Est, pour retarder l'heure de passage et avoir un soleil plus élevé.

En fait, si vous avez vraiment besoin de connaître l'heure exacte, le plus simple sera de nous demander l'heure de passage des premières images acquises sur votre site, et d'appliquer une dérive linéaire de l'heure de passage de 15 minutes en 4 mois.

When will SPOT4 observe my site ?

(version Francaise)

(updated version on January 29th, you may also have a look at the observation calendar)

What date ?

SPOT4 will observe each of its 42 sites every 5th day. The orbit change will be done January 29th and on one of the first days of February, perhaps even the first, the Take5 data acquisition will start. Several users have already asked about the date of acquisitions to schedule ground measurements simultaneously to the satellite overpass.

To know on which day of the cycle your site will be observed, download this kmz file and open it with google-earth. Click on the footprint of the site you are interested in. You may read the value of the day number in the 5 days cycle, as well as the value of the mirror step.

From left to right, above France, orbits of days 1 to 5, and sites observed with the same colour code

Knowing that the day 1 of the first Take5 cycle will be January the 31st, you can easily compute the overpass date :

  • If you are interested in a site observed on the first day of the cycle, the observations will therefore take place in January, the 31st, in February,  the 5, 10, 15, 20, 25, March, 2, 7 ...
  • If the site is observed on the 3rd day of the cycle, it will be, in February, 2, 7, 12, 17, 22, 27, March 4, March 9 ...

What time ?

The overpass time is a little more complicated to calculate since the inclination of SPOT4'orbit is no longer maintained to save propellants and increase the satellite lifetime. This causes a drift of overpass times, towards earlier overpasses.

  • In February, the satellite passes the equator at 9:25 UTC,
  • In June, the satellite will pass the equator at 9:10 UTC.
  • In both cases, at 45° North latitude, it will be 12 minutes earlier.

This overpass time is valid if your site is below the satellite track.

  • If your site is viewed from the West (mirror step greater than 46), it will be observed a few minutes later. For instance, add 15 minutes if the site is observed at an angle of 27 degrees (mirror step close to 91).
  • If your site is viewed from the East (mirror step lower than 46), it will be observed a few minutes earlier. For instance, subtract 15 minutes at an angle of 25 degrees (mirror step close to 1)

We have tried, whenever possible to program site acquisitions from the West, to have higher sun elevations.

In fact, if you really need to know the exact overpass time, the easiest way is to ask the overpass time of the first images acquired on your site, and apply a linear drift of 15 minutes in 4 months.

Le site Take5 de Midi-Pyrénées - Réunion le 6 février 2013

Le CESBIO s'est bien évidemment mobilisé pour proposer plusieurs sites pour l'expérience Take5. Trois sites ont été proposés et finalement retenus : un site au Maroc, un site en Tunisie et un grand site occupant tout le Sud de la région Midi-Pyrénées, de Cahors jusqu'à la frontière Espagnole. Le site SudMiPy couvre 220*160 km², soit l'emprise de 12 images SPOT.

Les 8 images à l'ouest seront acquises simultanément, le jour 2 du cycle de 5 jours, les 4 images à l'ouest seront acquises le jour 3. Il existe une zone d'intersection qui s'étend de Cahors au Val d'Aran en passant par Montauban, Toulouse, Rieumes et Saint Girons, qui sera observée deux fois lors de chaque cycle de 5 jours, à un jour d'intervalle et sous deux angles assez différents.

Une réunion (invitation) présentant l'expérience Take5 et les activités prévues sur le site SudMiPy aura lieu le 6 février après midi au CESBIO (merci à ceux qui comptent venir de prévenir Jean-François Dejoux)

Jean-François Dejoux a réuni pour cette proposition 12 équipes scientifiques basées en Midi-Pyrénées, qui travailleront sur 7 sujets différents :

  1. Détection de nuages, corrections atmosphériques, produits composites mensuels
  2. Détection de la couverture neigeuse, observation et modélisation du dépôt et de la fonte de la neige, et lien avec le bilan hydrologique de bassins versants
  3. Développement de méthodes automatiques et robustes de classification de l'occupation des sols, permettant de traiter de grandes superficies
  4. Production de cartes d'occupation des sols.
  5. Détection et caractérisation des cultures irriguées dès leur émergence
  6. Production de cartes de rendement, biomasse et évapo-transpiration, bilans hydrologiques à l'échelle de bassins versants
  7. Détection des étendues d'eau, modélisation du signal fourni par le futur satellite SWOT, à partir de l'occupation des sols.

Par ailleurs, sur la même zone, l'INRA de Bordeaux a prévu de travailler sur la date de débourrement de différentes espèces d'arbres dans les Pyrénées, en étudiant la variation de cette date avec l'altitude.

Bien entendu, l'utilisation de ces données n'est pas limitée à ces 7 applications, et les personnes intéressées par ces données sont invitées à nous contacter, et à commencer au plus vite leurs relevés de terrain, les 4 mois de l'expérience Take5 seront vite passés.