La lettre d'information N° 12 - 17 octobre 2013

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Sommaire  

  1/ Quelques résultats scientifiques

Dynamique de la végétation au Maroc : lien avec le climat régional et prévisibilité

En régions semi-arides du Sud de la Méditerranée, le couvert végétal représente une ressource importante pour les populations locales. Dans ces régions, le principal moteur de la croissance végétale est la disponibilité en eau...

La carte d'occupation du sol 2013 sur le Sud-ouest de Toulouse est parue

Le chantier Sud-ouest réalise des cartographies d'occupation du sol à partir de données satellite multitemporelles à haute résolution spatiale et de données collectées sur le terrain...

Suivi des cultures de blé et de colza en utilisant des données satellites synchrones dans les domaines optique et micro-ondes

Cet article étudie la sensibilité des signatures de rétrodiffusion radar en multi-fréquences et multi-polarisation pendant les saisons de croissance des cultures de colza et de blé. Les séries temporelles d'images satellites sont acquises dans le cadre de l'expérience MCM'10 en 2010 : Terrasar-X, Radarsat-2 et Alos pour le radar, ainsi que de Formosat-2 et Spot-4/5 pour les données optiques ...

  2/ La vie du CESBIO, ses observatoires et ses chantiers

  - les réseaux de mesure

Un réseau de mesures d’humidité du sol est installé en Tunisie pour contribuer à valider les mesures satellitaires

Dans le contexte de la participation du bassin de Merguellil aux travaux de calibration et de validation (CAL/VAL) nécessaires pour qualifier et analyser les données et produits acquis par de nombreuses missions spatiales ...

L’instrumentation du chantier sud-ouest a été complétée cet été et permet le démarrage de l’expérience ICOS (integrated Carbon Observation System)

Le chantier « Sud-Ouest » travaille avec des données acquises par les satellites mais a également besoin de s’appuyer sur des mesures réalisées au niveau du sol pour étudier les cycles biogéochimiques (eau, carbone, azote). ...

Trois grands sites ateliers du CESBIO viennent d'être labellisés par le réseau de sites JECAM (Joint Experiment for Crop Assessment and Monitoring).

Ce réseau regroupe une vingtaine de sites dans le monde, avec pour objectif de stimuler le développement des applications de suivi de l’agriculture à partir de télédétection ...

Pour étudier l'enneigement sur le massif pyrénéen, un anémomètre vient d'être solidement fixé à 3201 m d'altitude

C’est dans les conditions bien humides de ce samedi 5 octobre qu’une équipe commune aux laboratoires CESBIO et GEODE a mis en place l’anémomètre le plus élevé des Pyrénées ! ...

  - les nouveaux projets

Retour sur le pilotage en temps réel de l'irrigation d'une parcelle par télédétection.

Le CESBIO contribue à un laboratoire mixte international au Maroc, baptisé TREMA, "Télédétection et Ressources en Eau en Méditerranée semi-Aride". Cette année, ce laboratoire s'est lancé dans une expérience ambitieuse de pilotage de l’irrigation par imagerie satellitaire, sur une parcelle de blé dur près de Marrakech…

Lancement du projet MIXMOD-E : vers une représentation multi-échelle de l’évaporation du sol …

Le projet MIXMOD-E a pour but d’explorer les possibilités de régionalisation et de suivi multi-échelle de l’E à partir des observations disponibles à l’échelle globale et d’une approche de modélisation mixtes...

Chantier Sud-Ouest : Fusion de données pour la conception d'un système opérationnel de gestion de l'eau

Il s’agit d’explorer les complémentarités de différentes approches de suivi de l’état hydrique des sols afin de concevoir un système opérationnel de gestion de l’eau ...

Chantier SudMed : Lancement du projet AMETHYST

  2/ Les missions spatiales

SMOS : une cartographie 3D des « Radio Frequency Interference » (RFI)

Les « Radio Frequency Interference » (RFI) sont des émissions radar illégales, elles sont caractérisées par leur emplacement, leur température de brillance moyenne (BT), et leur persistance. Ces émissions perturbent considérablement l’interprétation des données acquise par la mission spatiale SMOS...

La 1ère réunion des utilisateurs des données SPOT4-TAKE5 vient d'avoir lieu au CNES

Le CNES a organisé ce 2 octobre une première réunion des utilisateurs des données SPOT4 (Take5) proposée par le CESBIO et menée par le CNES...

 
 
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En régions semi-arides du Sud de la Méditerranée, le couvert végétal représente une ressource importante pour les populations locales que ce soit au travers des parcours (pâturage) que de l’agriculture pluviale. Dans ces régions, le principal moteur de la croissance végétale est la disponibilité en eau à certains stades critiques pour le développement des plantes.

Nous avons caractérisé la variabilité spatio-temporelle du couvert végétal au Maroc par l’analyse des 30 ans d’indice de végétation acquis par le capteur AVHRR à bord des satellites de la NOAA : trois zones écoclimatiques bien différenciées en termes de climat et d’occupation du sol ont été identifiées (Figure 1).

Dans un 2ème temps, nous avons proposé des modèles de prévision saisonnière de l’activité photosynthétique basés sur certains indices et variables témoignant de la dynamique atmosphérique et océanique à grande échelle et notamment, l’Oscillation Nord Atlantique. Les meilleurs résultats sont obtenus sur le mode Atlantique (Mode 1, Figure 1) qui couvre l’Ouest marocain de Rabat à Agadir avec 79% de variance expliquée pour la prévision du pic de végétation avec deux mois d’avance.

Ces travaux proposent une alternative pour la mise en place d’un système d’alerte précoce sur les régions semi-arides traditionnellement basé sur les mesures au sol de température et de précipitation dont les réseaux sont répartis sur ces régions.

Jarlan L., Driouech F., Duchemin B., Tourre Y., Abaoui J., Bouysse M., Ouldbba A., Mokssit A. and Chehbouni G, 2013, Vegetation dynamics over Morocco (1982 – 2008): Linkages with climate signals and seasonal prediction, International Journal of Climatology, DOI : 10.1002/joc.3762.

 

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Figure 1 : 3 principaux modes de variabilité de l’indice de végétation NDVI (1982-2008) sur le Maroc (décomposition en fonction orthogonales empiriques étendues). D’après Jarlan et al., 2013.

En savoir davantage :

  • le chantier SudMed au CESBIO
  • la publication dans "International Journal of Climatology"
Contact au CESBIO : Lionel Jarlan
 
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Le chantier Sud-ouest réalise des cartographies d'occupation du sol à partir de données satellite multitemporelles à haute résolution spatiale et de données collectées sur le terrain.

Dans le cadre de l’expérience « Spot 4 - Take 5 » Midi Pyrénées, l'équipe du CESBIO évalue l'adéquation de ces données à la production automatisée de cartes d'occupation des sols. Pour cela, l'équipe sur le terrain effectue un travail de relevé et d’échantillonnage in-situ sur 3 petites régions agricoles. L'une de ces régions (Lamasquère en Haute-Garonne) est localisée sur l'intersection des 2 emprises ouest et est du site SudMiPy, la zone classée correspond à plus de 5000 parcelles.

Des données agronomiques sont collectées sur le terrain selon un itinéraire qui permet de documenter un échantillon représentatif de toutes les unités d'occupation du sol présentes dans le paysage. Ainsi, une base de données de 550 échantillons représentatifs des agro-écosystèmes a été construite.

image image

Localisation des données collectées pour réaliser la carte de l'occupation du sol.

l'emplacement des 525 Unités d’occupation du sol est représenté en rouge

Lamasquère : 525 Unités d’occupation du sol.


(cliquez sur la photo pour agrandir et refermer)

Voici le résultat de la classification supervisée d’Occupation du Sol réalisée en 2013 à partir des données collectées sur le terrain sur la zone de Lamasquère (zone commune des images Est & Ouest). + de 90% de pixels sont bien classés.

5 Images (2013)
Ouest : 16/2, 21/2, 03/3, 17/4, 06/6
Est     : 17/2, 22/2, 04/3, 14/4, 07/6

(cliquez sur la photo pour agrandir et refermer)

Nous avons produit une carte d'occupation des sols de 16 classes qui permet de localiser les surfaces boisées, grandes cultures, les surfaces en herbe, les surfaces d'eau, urbanisées...

Nous avons réalisé cette classification à partir d'images multispectrales issues de l'expérience SPOT4-TAKE5 avec une résolution spatiale de 20 mètres. Ces images ont été acquises durant la période de croissance de la végétation et pré-traitées (corrections atmosphériques) au CNES à partir d'une chaine de traitement développée au CESBIO. Pour réaliser cette classification, nous avons utilisé 5 dates pour chaque zone (choisies entre les mois de février et de juin 2013) en nous appuyant sur les données terrain collectées sur l’emprise de la commune de Lamasquère.

Ces premiers tests sont très encourageants, ils permettent d’obtenir un résultat de plus de 90% de pixels bien classés avec une excellente cohérence des résultats entre les emprises est et ouest. Ils confirment que :

  • les données multi-temporelles du type de sentinel-2 apportent l'information nécessaire à la production de ce type de carte,
  • notre protocole de relevé terrain est bien adapté à notre démarche,
  • nous disposons d'outils efficaces (OTB) pour produire ces cartes dans un délai très court (quelques heures).

En savoir davantage :

  • le chantier Sud-ouest au CESBIO

Contact au CESBIO : Claire Marais-Sicre

 
Suivi des cultures de blé et de colza en utilisant des données satellites synchrones dans les domaines optique et micro-ondes... haut
 

Suite à l’arrivée de nouveaux capteurs en orbite, un même site d’étude peut être observé simultanément par différents instruments spatiaux. Dans le domaine des micro-ondes, les satellites TerraSAR-X, Radarsat-2 et Alos fournissent des images en bandes X, C et L. Ils apportent une information complémentaire aux satellites fonctionnant dans le domaine optique (visible, proche-infrarouge), comme Formosat-2 ou Spot-4/5.

L’étude présentée dans cet l’article est réalisée sur le site atelier Sud-Ouest, dans le cadre de la campagne expérimentale MCM’10.

Elle traite de la sensibilité des données radar, acquises à différentes fréquences (bandes X, C et L), polarisations (HH, VV, VH et HV) et angles d'incidence (de 24° à 53°), pendant la saison de croissance de deux cultures d'hiver (colza et blé).

Les analyses portent sur la comparaison des signatures temporelles multi-capteurs (du point de vue de la fréquence et de la polarisation), et sur la sensibilité des signaux satellites à différents paramètres des cultures (indice foliaire et hauteur).

Accéder à l'article : Monitoring Wheat and Rapeseed by Using Synchronous Optical and Radar Satellite Data—From Temporal Signatures to Crop Parameters Estimation,Advances in Remote Sensing, R. Fieuzal, F. Baup and C. Marais-Sicre (2013), 2, 162-180

En savoir davantage :

  • le chantier Sud-Ouest du CESBIO
  • La campagne "Multispectral Crop Monitoring Experiment" (MCM'10)

Contact au CESBIO : Frédéric Baup et Rémy Fieuzal

 

Un réseau de mesures d’humidité du sol est installé en Tunisie pour contribuer à valider les mesures satellitaires

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Le bassin du Merguellil (Tunisie) fait partie d’un ensemble de 3 bassins versants alimentant la plaine de Kairouan. Cette région de la Tunisie centrale est soumise à un climat semi-aride (pluviométrie variant sur le bassin de 200 à 450 mm/an) avec une variabilité inter-annuelle et spatiale des précipitations très fortes.

Dans le contexte de la participation du bassin de Merguellil aux travaux de calibration et de validation (CAL/VAL) nécessaires pour qualifier et analyser les données et produits acquis par de nombreuses missions spatiales (ASCAT/METOP, SMOS, ENVISAT, SENTINEL, SMAP, TERRASAR-X, …), un réseau de mesures d’humidité et température du sol vient d'être installé.

L’équipe du CESBIO en place a réalisé cette installation à différentes profondeurs du sol en partenariat avec l’INAT (resp. Mehrez Zribi), cet ensemble est actuellement fonctionnel.

Ce réseau est composé de 7 points de mesures distribués sur notre site d’étude (approximativement 1200 km2). Il enrichit et complète les équipements déjà existants installés dans le cadre du chantier SudMed du CESBIO (4 stations météorologiques, un photomètre, …).

image 

Les lignes noires et rouges représentent les limites des bassins amont et aval du Merguellil

(cliquez sur la photo pour agrandir et refermer)

En savoir davantage :

  • le chantier SudMed au CESBIO

Contact au CESBIO : Mehrez Zribi

 
L’instrumentation du chantier sud-ouest a été complétée cet été et permet le démarrage de l’expérience ICOS (integrated Carbon Observation System) haut
 


Le chantier « Sud-Ouest » travaille sur les aspects « spatiaux » (observation par satellite) mais a également besoin de s’appuyer sur des mesures réalisées au niveau du sol pour étudier les cycles biogéochimiques (eau, carbone, azote).  Ces mesures sont acquises par un ensemble de capteurs installés en surface ou bien en profondeur, ces capteurs sont situés sur les sites ateliers du CESBIO en région toulousaine, en particulier sur les parcelles agricoles d’Auradé (32600) et de Lamasquère (31600). 

L’équipe en charge des capteurs « terrain » assure leur installation, leur entretien et leur exploitation opérationnelle ; elle assure également la collecte de données météo (température, humidité, vitesse et direction du vent, pluviométrie et pression atmosphérique) ainsi que des données concernant le rayonnement solaire (incident, réfléchi, direct, diffus et parvenant jusqu’au niveau du sol à travers les plantes). Cette équipe dispose d’instruments d’analyse de la composition de l’air placés à différentes hauteurs pour détecter les variations de dioxyde de carbone (CO2) ou de protoxyde d’azote (N2O). A différentes profondeurs, à l’aide des capteurs enterrés ou affleurant à la surface du sol, ils mesurent et suivent la respiration des microorganismes ainsi que l’humidité, la température et les flux de la chaleur du sol.

Toutes ces données sont, soit stockées sur place pour être collectées une fois par semaine, soit  envoyées directement dans les locaux du CESBIO à travers un réseau automatisé faisant intervenir les technologies « 3G+ » (plus de 50000 données par jour !). L’équipe effectue également des prélèvements de végétaux et de terre dans le but de caractériser leurs évolutions, en fonction du climat et/ou des actions de l’agriculteur.

Dans le cadre du projet ICOS (resp. scientifique au CESBIO : Eric Ceschia), l’équipe en charge de l'instrumentation vient d’installer une station de mesure de profils de concentration atmosphérique en CO2 et H2O, température, humidité et vitesse de vent, sur chacun des 2 sites ateliers de Lamasquère et Auradé.  Cette station vient notamment compléter les mesures d'Eddy Covariance, et elle permet le calcul des termes de stockage lorsque la zone étudiée ne présente pas de turbulences. Elle permettra en plus d'affiner les méthodes de décomposition de l'évapotranspiration en ses 2 composantes (évaporation du sol et transpiration des plantes) récemment développées (Béziat et al. 2013).

Les profils se répartissent sur 4 hauteurs (50, 150, 250 et 365 cm), le premier est situé au pied de la végétation et le dernier à la même hauteur que le système d'Eddy Covariance.

Nous distinguons accroché le long du mât de 4 mètres :

  • un ensemble de capteurs blancs, fixés à plusieurs hauteurs : ils permettent de mesurer la température et l'humidité de l'air.
  • des anémomètres ultrasoniques (noirs) mesurant la vitesse et la direction du vent

L'armoire blanche contient l'enregistreur de données ainsi que l'analyseur de gaz, la pompe et le distributeur pour l'analyse de l'air (concentration en CO2) à ces différentes hauteurs.

© CESBIO



Afin de suivre la dynamique semi-horaire de ces profils, les instruments de mesure (analyseurs infrarouge CO2/H2O, sondes de température et d'humidité, anémomètres) collectent les données toutes les 30 secondes. Ces données sont ensuite moyennées sur un pas de temps d'une demi-heure, puis télé-transmises afin de les visualiser.(Exemple ici)

Les 2 sites expérimentaux seront opérationnels aux standard ICOS avant la fin de l’année 2013.

L’équipe du CESBIO chargée de l’instrumentation de terrain (coordination Aurore Brut)  est constituée par Tiphaine Tallec, Nicole Ferroni, Morgan Ferlicoq, Bernard Marciel, Raphaël Noual, Bartosz Zawilski, Eric Ceschia, Valérie Le Dantec, Patrick Mordelet et Emilie Delogu.

Liens utiles :

 
Trois grands sites ateliers du CESBIO viennent d'être labellisés par le réseau de sites JECAM (Joint Experiment for Crop Assessment and Monitoring).. haut
 

Le réseau de sites JECAM (Joint Experiment for Crop Assessment and Monitoring) regroupe une vingtaine de sites dans le monde, avec pour objectif de stimuler le développement des applications de suivi de l’agriculture à partir de télédétection (notamment occupation du sol, rendement, stress, travail du sol et résidus), et de favoriser les échanges entre équipes sur ce sujet.

Trois sites ateliers intensifs du CESBIO viennent d'être labellisés par ce réseau :

  • Sud-Ouest (Toulouse),
  • Haouz (Maroc),
  • et Merguellil (Tunisie).

L’initiative JECAM dépend du Group on Earth Observations (GEO), en particulier des initiatives GEO-GLAM (Global Agricultural Monitoring, GEOSS Task AG0703 a) et Agricultural Risk Management (GEOSS Task AG0703 b).

L’intérêt immédiat pour les sites CESBIO est d’avoir un accès facilité à certaines données satellitaires. Nous avons ainsi obtenu depuis cet été l’acquisition systématique des images Landsat 7 et 8 sur les trois sites. L’accès aux images SAR sera également facilité (TERRASAR, RADARSAT). Les facilités d’accès offertes par JECAM sont variables selon les fournisseurs, pour plus de détails contacter les correspondants des sites ci-dessous.

Ces nouvelles facilités, ajoutées aux offres ISIS pour les images SPOT, et plus ponctuellement à la campagne SPOT4-Take5 réalisée en 2013, permettent d’améliorer la qualité de suivi multi-longueur d’onde des sites pour en tester les complémentarités dans le contexte des applications développées au CESBIO :

  • caractérisation biophysique des sols et de la végétation,
  • modèles SVAT,
  • modèles hydrologiques...

Le thermique haute résolution reste cependant un maillon faible, accessible de manière fiable seulement avec Landsat. Les images ASTER ne sont pas dans le dispositif JECAM, et les demandes d’acquisition via la NASA donnent des résultats aléatoires.

Images Landsat 8 acquises sur la Tunisie entre le 24 mai et le 13 septembre 2013

 

En savoir davantage :

  • le réseau de sites JECAM (Joint Experiment for Crop Assessment and Monitoring)
  • Group on Earth Observations (GEO)
  • Correspondants des sites atelier du CESBIO :
 
Pour étudier l'enneigement sur le massif pyrénéen, un anémomètre vient d'être solidement fixé à 3201 m d'altitude haut
 

C’est dans les conditions bien humides de ce samedi 5 octobre qu’une équipe commune aux laboratoires CESBIO et GEODE a mis en place l’anémomètre le plus élevé du massif Pyrénéen ! Installé sur le col frontière de Cerbillona, à 3201 m , il va devoir affronter des conditions hivernales bien difficiles…

En espérant que le givre ou les rafales de vent ne lui fasse pas perdre le Nord, l’enregistrement de la vitesse et de la direction du vent sur une saison hivernale doit permettre d’alimenter un modèle de la répartition neigeuse sur le glacier d’Ossoue (65). Ce glacier fait l’objet d’un suivi dans le cadre d’une thèse sur la cryosphère pyrénéenne, commencée en octobre 2012, au même titre que le site instrumenté de la vallée de Bassiès (09).

A l’étude : les motifs d’accumulation préférentielle de la neige et les trajectoires de fonte associées.

Le couplage de techniques de mesures in situ, GPS différentiel et sonde à neige, et de télédétection satellitaire, images Pléiades ou SPOT4, doit permettre de mieux caractériser les dynamiques spatiales et temporelles de la cryosphère pyrénéenne à différentes échelles.

Cette réalisation a pu être possible grace au soutien de la fondation "Eau, Neige & Glace". Déja impliquée dans une étude sur le glacier d'Ossou en 2012, elle a pris en charge l'intégralité du coût de cette station.

 

Bruno Calvino, membre du CAF Toulouse, dont l’aide logistique fut déterminante pour réaliser la mission !

© CESBIO

 

La station a été prise en charge par la fondation Eau, Neige & Glace

En savoir davantage :

  • le chantier Sud-Ouest du CESBIO
  • L'Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique (OPCC)

Contact au CESBIO : Renaud Marti et Simon Gascoin

 
Lancement du projet MIXMOD-E : vers une représentation multi-échelle de l’évaporation du sol : “Multiscale regionalization and monitoring of soil evaporation from readily available data and a mixed modeling approach” haut
 

Les modèles agronomiques, hydrologiques, météorologiques et climatiques utilisent généralement un module d’évaporation du sol (E). L’E est ainsi représentée à des échelles très variées allant de la zone échantillonnée par une station de mesures, à la parcelle agricole, au bassin versant, à la résolution de maille des modèles atmosphériques globaux.

Le projet MIXMOD-E a pour but d’explorer les possibilités de régionalisation et de suivi multi-échelle de l’E à partir des observations disponibles à l’échelle globale et d’une approche de modélisation mixte. Il propose de mettre en œuvre des synergies entre :

  • différentes approches (mécaniste, phénoménologique, globale) de modélisation de l’E,
  • sites expérimentaux avec des conditions pédo-hydro-climatiques variées, notamment les sites du chantier SudOuest, du chantier SudMed, et de Cal/Val SMOS,
  • différents dispositifs in situ de partition E/transpiration comme les systèmes de corrélation turbulente, les lysimètres, et les mesures de flux de sève, de résistivité, et de concentrations isotopiques,
  • observations satellitaires multi-capteur et multi-résolution de l’humidité du sol (SMOS/SMAP), de la température de surface (MODIS/ASTER/Landsat-7,8) et de la couverture végétale et de l’albédo de surface (Formosat-2/Sentinel-2/Venus).

Ce projet proposé par le CESBIO est financé par l’ANR JCJC (jeunes chercheurs) pour une période de 4 ans. Les collaborations externes sont nombreuses, citons l’INRA Avignon (André Chanzy), l'ECMWF (Gianpaolo Balsamo), l'Université du Chili (Cristian Mattar), IsardSat en Espagne (Maria José Escorihuela) et l’Université de Columbia aux US (Pierre Gentine).

 

Représentation des processus d'évaporation dans le cycle de l'eau

© CESBIO

Equipe proposante du CESBIO : Ahmad Al Bitar, Aurore Brut, Vincent Bustillo, Eric Ceschia, Nicole Ferroni, Simon Gascoin, Lionel Jarlan, Sylvain Mangiarotti, Bartosz Zawilsky.

Contact au CESBIO : Olivier Merlin

En savoir davantage :

  • le chantier Sud-Ouest du CESBIO
  • le chantier SudMed au CESBIO
  • la mission spatiale SMOS

 

 
Fusion de données pour la conception d'un système opérationnel de gestion de l'eau haut
 


Dans le cadre de l’appel d'offre AO1 de l’UPS, un projet expérimental entre le CESBIO, le laboratoire Géoscience Environnement Toulouse(GET) et l’Association de Climatologie de Moyenne Garonne (ACMG) a été mis en place sur une parcelle de soja irriguée située à Lamasquère (31).

Il s’agit d’explorer les complémentarités de différentes approches de suivi de l’état hydrique des sols afin de concevoir un système opérationnel de gestion de l’eau.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du chantier sud-ouest à travers la mise en place d’une stratégie expérimentale d’acquisition de données spatialisées. L’approche instrumentale (Fig.1) combine :

  • des approches géophysiques : cartographie électromagnétique itinérante (EM38) et profils de tomographie de résistivité électrique (Fig.2) réalisés à plusieurs dates ;
  • des profils tensiométriques et d’humidité (monitoring) ainsi que le suivi de la température du sol ;
  • l’analyse des ondes GNSS réfléchies qui combine haute répétitivité temporelle et large emprise spatiale de la mesure ;
  • l’acquisition de données hyperspectrales à haute résolution spatiale via la campagne aéroportée HypXim (projet TOSCA);
  • l'acquisition d'images radar en bande X effectuées par le satellite Terrasar-X en dual polarisation (HH/VV) dans le cadre du projet Kalideos du CNES
    > voir ici un exemple d'image Terrasar-X image

Figure 1. Dispositif expérimental

  • H : profils d’humidité du sol,
  • T : profils tensiométriques,
  • TRE : tomographie de résistivité électrique

superposé à la carte de conductivité électrique des sols (rouge : CE faible, à bleu : CE forte).

© CESBIO

Figure 2. Tomographie de résistivité électrique (TRE) réalisée le 19/7/2013 mettant en évidence un assèchement de l’horizon de surface et un drainage profond.

 

Liens utiles :

  • le chantier Sudouest au CESBIO
  • pour accéder aux donnéesd'humidité en ligne
  • laboratoire Géoscience Environnement Toulouse
  • l’Association de Climatologie de Moyenne Garonne

    Contact au CESBIO : Vincent Bustillo et Frédéric Baup

 
Chantier SudMed : Lancement du projet AMETHYST haut
 


Le projet AMETHYST « Assessment of changes in MEdiTerranean HYdro-resources in the South: river basin Trajectories », financé par l’ANR TRANSMED et piloté par le CESBIO (Mehrez Zribi), est officiellement lancé ce 15 Août 2013.

L’objectif principal de ce projet interdisciplinaire est d’analyser les effets combinés des changements climatiques et anthropiques sur l’évolution des ressources en eau dans deux régions semi-arides méditerranéennes :Merguellil (Tunisie) et Tensift (Maroc).

Le projet est porté par un consortium de huit équipes de recherche :

incluant trois partenaires du sud de la Méditerranée

Le séminaire d’ouverture a eu lieu les 11-13 septembre à Montpellier avec la participation de 30 chercheurs.

 

Liens utiles :

  • le chantier SudMed au CESBIO
  • TRANSMED Etudes trandisciplinaires sur l'avenir de la Méditerranée

    Contacts au CESBIO : Mehrez Zribi

 
SMOS : une cartographie 3D des « Radio Frequency Interference » (RFI) haut
 

Les « Radio Frequency Interference » (RFI) sont des émissions radar illégales; ces émissions perturbent considérablement l’interprétation des données acquises par la mission spatiale SMOS. Les RFI sont caractérisées par leur localisation, leur température de brillance moyenne (BT), et leur persistance (durée de présence).

L’équipe SMOS du CESBIO a représenté ces 3 variables de façon synthétique dans un référentiel 3D calé sur Google Earth, cette synthèse graphique est disponible sur le Blog_smos :

  • La position de chaque antenne emettrice de RFI est obtenue en moyennant toutes ses localisations effectuées pendant la période de validité, période qui est spécifiée dans la partie supérieure de chaque image.
  • La couleur de chaque RFI est proportionnelle à sa température de brillance moyenne (BT).
  • La taille de chaque point est proportionnelle à la persistance de la RFI étudiée dans les données SMOS, c'est à dire au nombre de fois où elle a été détectée.

Représentation interactive des 3 variables permettant de décrire les émissions radar illégales (RFI) détectées par SMOS.

© CESBIO

En savoir davantage :

  • davantage de détails sur le blog de l'équipe SMOS du CESBIO

 Contact au CESBIO : Yann Kerr

 
La 1ère réunion des utilisateurs des données SPOT4-TAKE5 vient d'avoir lieu au CNES haut
 

Le CNES a organisé le 2 octobre une première réunion des utilisateurs des données de l'expérience SPOT4 (Take5), proposée par le CESBIO et menée par le CNES.

Deux mois après la diffusion de la première version des produits, l'objectif était de tirer un premier bilan de l'expérience, de fournir aux utilisateurs des informations utiles pour l'utilisation des données, et d'obtenir de leur part des premiers retours sur l'utilité et la qualité de ces données.

Ces objectifs ont été parfaitement atteints grâce à la participation de 100 personnes et aux présentations de 23 orateurs (dont 4 du CESBIO).

Toutes les planches présentées lors de cette journée sont disponibles ici  

Contact au CESBIO :Olivier Hagolle