La lettre d'information N° 17 - 5 février 2015

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En complément de notre site web : www.cesbio.ups-tlse.fr (voir ici les archives) © Copyright CESBIO


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Sommaire  
 

LE CESBIO fête ses 20 ans !

Fondé en 1985 par Gilbert Saint, le Laboratoire d'Etudes et Recherches en Télédétection Spatiale (LERTS) allait donner naissance en 1995 au CESBIO avec la réunion du LERTS, de l'équipe Télédétection du Centre d'Etude Spatiale du Rayonnement (CESR) et l'équipe du Professeur Vignes du Laboratoire d'Ecologie Végétale (LEV) de l' Université Paul Sabatier (UPS).
Apres 20 ans, ce laboratoire, qui repose maintenant sur 4 tutelles (CNES, CNRS, IRD et UPS) comporte 61 permanents et, avec les stagiaires, Thésard, Post Doc, Visiteurs et CDD plus de 140 personnes réparties sur 5 sites ...

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Cliché société Techdrone
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  1/ Quelques résultats scientifiques et techniques

Impact du climat et des changements de la couverture du sol sur le manteau neigeux dans un petit bassin versant des Pyrénées

Le manteau neigeux qui s'accumule en hiver dans les Pyrénées constitue une ressource en eau importante, nous considérerons deux processus qui se déroulent à des échelles de temps similaires : le changement climatique causé par l'émission des gaz à effets de serre et la reforestation qui résulte de la déprise agricole ...

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Potentiel des images Sentinel-2 dans la modélisation de la croissance des cultures et des flux d'eau et d'azote dans les rivières

Nous publions les premiers résultats d’intégration des séries temporelles de type "Sentinel-2" dans des modélisations de la croissance des cultures et des flux d’eau et d’azote dans un bassin versant situé dans l’Observatoire Spatial Régional du CESBIO (OSR) ...

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Les études classiques d'estimation de la biomasse forestière basées sur des données SAR en bande L sous-estiment la biomasse des forêts denses

La plupart des études montrent que l'intensité radar est sensible à la biomasse jusqu'à un niveau de saturation du signal, dont la valeur est controversée. D'autres études affirment que l'intensité croit jusqu'à des valeurs extrêmes de biomasse, sans saturation malgré une perte évidente de sensibilité du signal...

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Une fonte du couvert neigeux plus précoce au printemps dans l’Atlas marocain...

Dans le Sud de la Méditerranée, le couvert neigeux est une source importante d’eau de surface et en conséquence le principal support de l’agriculture irriguée. Sur le bassin versant du Tensift, Boudhar et al. (2009) ont notamment montré que jusqu’à 50% des débits pouvaient provenir de la fonte du manteau neigeux. ...

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Un glacier pyrénéen sous les yeux de Pléiades...

Les Pyrénées abritent les glaciers les plus méridionaux d’Europe. Leur évolution constitue un indicateur précieux du climat à des altitudes où l’instrumentation météorologique est fortement lacunaire. Une variable clef glacio-climatologique est le bilan de masse...

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Effet du climat et de la gestion sur les bilans de carbone, de gaz à effet de serre et d'eau des agroécosystèmes dans le sud-ouest de la France ...

Par Eddy covariance, des mesures en continu, de flux de CO2 et d'eau ont été réalisées pour des cultures de blé d'hiver, de maïs, de colza et de tournesol. Ici, nous présentons les résultats provenant de 10 années de mesure (2005-2010) sur les sites...

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  2/ La vie du CESBIO, ses campagnes et ses chantiers

Première campagne GLORI: Mesure des paramètres de surface à l'aide d'un récepteur GPS aéroporté (projet PRISM)...

GLORI (GLObal navigation satellite system Reflectometry Instrument) est un récepteur de réflectométrie GPS aéroporté développé au CESBIO. Il mesure de manière synchronisée les signaux émis par les satellites de la constellation ...

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Campagne NITROCOSMES : mesures de flux de NO2 au dessus d'un champ de maïs combinant l'usage de chambres statiques et automatiques et de systèmes micrométéorologiques.

Cette présentation a été faite à la conférence scientifique "integrated carbon obsevation system" (ICOS) à Bruxelles le 25 septembre 2014...

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  3/ Les missions spatiales
 
LEWIS, la manip SMOS qui n'a pas le vertige...

Dans le cadre des campagnes de calibration/validation de SMOS, quelques sites expérimentaux ont été équipés de radiomètres micro-onde en bande-L, installés sur des structures d'une dizaine de mètres de hauteur...

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Mission BIOMASS, préparation de la campagne AFRISCAT au Ghana

La campagne AfriScat consiste en l'installation d'un diffusiomètre radar sur une tour à flux en forêt tropicale, dans le parc Natural d'Ankasa au Ghana. Cette expérimentation est réalisée dans le cadre des travaux de préparation de la mission spatiale BIOMASS...

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  4/ Traitement des images et transfert

Le CESBIO vient de mettre en ligne la nouvelle classification des occupations du sol 2013 en Midi-Pyrénées

Cette classification 2013 a été réalisée à partir d'images SPOT-4 et Landsat-8 sur la partie "Ouest" de la zone et spot 4 et DEIMOS-1 sur la partie "Est".
La classification d'occupation des sols est en réalité une mosaïque des deux zones, elle couvre une étendue assez conséquente en regard des emprises précédemment disponibles.
Pour accéder aux données, contact : Claire Marais Sicre.

Pour accéder au seul fond de carte

Le CESBIO est très présent dans les centres d’expertise scientifique (CES) du pôle thématique surfaces continentales THEIA

Les centres d’expertise scientifique (CES) du pôle thématique surfaces continentales THEIA sont des laboratoires ou des regroupements de laboratoires menant des travaux de recherche et développant des méthodes innovantes autour des données satellitaires sur des problématiques « surfaces continentales» ...

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  5/ Applications et Formation

Le premier Workshop du projet AMETHYST, financé par l'agence nationale de la recherche, a eu lieu du 24 au 26 Novembre 2014 à Tunis

Le projet AMETHYST a pour objectif principal d’analyser l’évolution des ressources en eau et de son usage sous l’influence des changements climatiques et anthropiques en Afrique du Nord ...

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Premier workshop scientifique de la mission BIOMASS

Du 27 au 30 Janvier 2015, se tenait le premier workshop de BIOMASS, organisé par l’ESA avec la contribution de T. Le Toan (CESBIO) et S. Quegan (Uni Sheffield) à Frascati (Italie), en même temps que le workshop PolInSAR de l’ESA ...

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Bientôt les XIIIè Journées Scientifiques du Réseau Télédétection (Dakar) du 17 au 19 février 2015

Les Journées scientifiques constituent un rassemblement de toute la communauté francophone de recherche en télédétection et des domaines connexes ...

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École d’hiver du 2 au 6 mars 2015, à Tunis en Tunisie
Institut national agronomique de Tunisie (INAT) & Univ. Carthage, IRESA

L’objectif de cette école est de former aux techniques d’observation et approches d’analyse existantes, avec un focus sur les outils mis en oeuvre dans le cadre de projets contractuels récents et en cours (ANR, MISTRALS-SICMED…). ...

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Le manteau neigeux qui s'accumule en hiver dans les Pyrénées constitue une ressource en eau importante pour la production d'hydroélectricité et l'irrigation des cultures en France et en Espagne. Pour aborder la question du devenir de cette ressource il est nécessaire de considérer deux processus qui se déroulent à des échelles de temps similaires :

  • le changement climatique causé par l'émission des gaz à effets de serre,
  • et la reforestation qui résulte de la déprise agricole.

Si l'impact du changement climatique sur le manteau neigeux a déjà fait l'objet de plusieurs études prospectives, l'effet de la reforestation est beaucoup moins documenté. Pour cette étude financée par l'Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique et l'Observatoire Homme-Milieu du Haut-Vicdessos, les chercheurs du CESBIO et du laboratoire GEODE ont utilisé un modèle numérique pour simuler l'évolution du manteau neigeux sous différents scénarios climatiques et d'occupation des sols. Au préalable, le modèle a été évalué en utilisant des données issues d'une station météorologique et une série d'images SPOT4.

Les projections indiquent qu'en combinant une hausse de la température et une extension de la forêt, la réduction de hauteur de neige est plus marquée qu'en ne considérant que la hausse de température. En revanche, la fonte est plus lente.

Bassin versant des étangs de Bassiès en hiver (photo: S. Gascoin / CESBIO)

Références :

  • Ces résultats font l'objet d'une publication dans le Journal of Hydrology : Szczypta C, Gascoin S, Houet T, Hagolle O, Dejoux J-F, Vigneau C, Fanise, P. (2015) Impact of climate and land cover changes on snow cover in a small Pyrenean catchment, J. Hydrol., 521, 84-99, doi:10.1016/j.jhydrol.2014.11.060 .

En savoir davantage :

  • l'Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique
  • l'Observatoire Homme-Milieu du Haut-Vicdessos
  • le laboratoire GEODE

Contact au CESBIO : Simon Gascoin

 
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La mission Sentinel-2, composée de deux satellites, observera la totalité des terres émergées tous les 5 jours, avec une résolution de 10 m à 60 m, dans 13 bandes spectrales allant du visible au moyen infrarouge. Entre autres applications, ce potentiel de revisite assure pour les utilisateurs une fréquence d’observation intéressante pour caractériser le développement des cultures.

Voici les premiers résultats d’intégration des séries temporelles type Sentinel2 dans des modélisations de la croissance des cultures et des flux d’eau et d’azote dans un bassin versant situé dans l’OSR.

La haute fréquence d’acquisition d’image Formosat-2 (type Sentinel-2) obtenue sur le chantier OSR depuis 2006 permet de construire une série temporelle de cartes d’indice foliaire à 8 mètres de résolution, ce travail s'effectue à l'échelle régionale : celle d'un bassin versant (voir ici).
Cette série est utilisée pour caractériser les profils de développement foliaire pour chaque pixel de l’image entre 2006 et 2010. Ces profils moyennés à l’échelle des parcelles agricoles permettent de contraindre les dates de semis d’un modèle agro-hydrologique (modèle TNT2) afin de simuler l’émergence des cultures au plus près des observations.

L’impact de cette démarche est une augmentation dela biomasse produite simulée donc la consommation d'azote des cultures, ce qui entraine une diminution réaliste des flux d’azote dans la rivière.

Les perspectives de ce travail sont de mieux spatialiser les excès d'azote dans les parcelles et les bassins versants, en simulant la variabilité spatiale de la croissance des cultures observées par satellite. Nous nous proposons notamment d'optimiser les paramètres de sol qui conditionnent la croissance des cultures et les transferts d’eau dans les sols entre l’amont et l’aval.

Spatialisation des excès d'azote

Cartes des types de sols et du parcellaire utilisées en entrée du modèle TNT2 (haut). Grille de calcul simulée du "Nitrogen Use Efficency" (NUE) pour les années 2006 et 2007 (respectivement en bas à gauche et à droite)

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La grille définie par les entrées est hiérarchisée par un arbre de drainage dérivé du modèle numérique de terrain.

Le NUE est un ratio entre l'azote consommé par la plante et l'azote apporté par la fertilisation.

Plus sa valeur est haute, plus la culture a utilisé ce fertilisant de façon efficace, toutefois, une faible quantité de fertilisant apportée associée à une faible production de biomasse entraine de fortes valeurs de NUE.

La minéralisation de la matière organique du sol est une source d'azote minéral pour la culture qui entraine parfois un NUE supérieur à 1.

Ces cartes montrent que l'excès d'azote dans le paysage agricole dépend :

  • de la minéralisation et des caractéristiques hydriques des types de sols,
  • des apports de fertilisants dans les parcelles
  • et de la position du pixel dans le réseau hydrologique.

 


Références :

Agro-hydrology and multi-temporal high-resolution remote sensing: toward an explicit spatial processes calibration, S. Ferrant , S. Gascoin, A. Veloso , J. Salmon-Monviola, M. Claverie, V. Rivalland, G. Dedieu, V. Demarez, E. Ceschia, J.-L. Probs, P. Durand, and V. Bustillo.
Hydrol. Earth Syst. Sci., 18, 5219– 5237 , 2014, doi:10.5194/hess-18-5219-2014 © Author(s) 2014

en savoir davantage : le chantier Sud-ouest au CESBIO

Contact au CESBIO : Sylvain Ferrant

 
  Les études classiques d'estimation de la biomasse forestière basées sur des données SAR en bande L sous-estiment la biomasse des forêts dense   haut
 

Les seules données satellitaires actuellement disponibles pour l'estimation de la biomasse aérienne des forêts sont issues des capteurs ALOS (2003-2011) et ALOS2 (lancé en mai 2014) en bande L (longueur d'onde: 25cm). La plupart des études montrent que l'intensité radar est sensible à la biomasse jusqu'à un niveau de saturation du signal, dont la valeur est controversée. D'autres études affirment que l'intensité croit jusqu'à des valeurs extrêmes de biomasse, sans saturation malgré une perte évidente de sensibilité du signal.

Dans cette étude, nous ré-analysons de façon théorique et expérimentale les relations intensité-biomasse sur des forêts tropicales denses, avec une large gamme de valeurs de biomasse. Les deux approches montrent qu'après une saturation du signal, l'intensité est négativement corrélée avec la biomasse lorsque les sources d'incertitudes sont réduites le plus possible.

Ce phénomène physique est dû à l'atténuation du signal lorsque la densité du couvert forestier croit avec la biomasse. Les résultats de cette étude ont de lourdes conséquences dans le domaine de l'estimation de la biomasse en bande L, justifiant entre autres les sous-estimations importantes des valeurs de biomasses sur les forêts denses dans les études classiques. Ce travail ouvre également une voie vers de nouvelles méthodes d'estimation de biomasse des forêts denses, à des résolutions dégradées, en exploitant le phénomène d'atténuation du signal.

 

  • (Axe vertical gauche): Intensité simulée utilisant le modèle MIPERS (Villard, 2009) en polarisation HV en fonction de la biomasse aérienne, en vert (en prenant en compte l'atténuation due à la végétation) et cyan (sans prendre en compte l'atténuation due à la végétation).

  • (Axe vertical droit): Atténuations simulées en polarisations horizontale (bleu) et verticale (rouge)

Stéphane Mermoz et al. © CESBIO

  • Intensité en polarisation HV en fonction de la biomasse aérienne après filtrage des données (conservation des données les plus homogènes sur des terrains plats).

Stéphane Mermoz et al. © CESBIO


Références :

Decrease of L-band SAR backscatter with biomass of dense forests, Stéphane Mermoz, Maxime Réjou-Méchain, Ludovic Villard, Thuy Le Toan, Vivien Rossi & Sylvie Gourlet-Fleury, Remote Sensing of Environment,

doi:10.1016/j.rse.2014.12.019

Available online 15 January 2015

Contact au CESBIO : Stéphane Mermoz

 

 
  Une fonte du couvert neigeux plus précoce au printemps dans l’Atlas marocain...   haut
 

Dans le Sud de la Méditerranée, le couvert neigeux est une source importante d’eau de surface pour de nombreuse plaines, elle sert donc pour l’agriculture irriguée. Sur le bassin versant du Tensift, Boudhar et al. (2009) ont notamment montré que jusqu’à 50% des débits pouvaient provenir de la fonte du manteau neigeux.

Les résultats de thèse de M. Ahmed Marchane (Université Cadi Ayyad/LMI TREMA) présentés ici sont basés sur le produit journalier MODIS de fraction de surface enneigée (MOD10A1). Ces produits ont été :

  • (1) validés grâce à plusieurs stations in situ de mesures automatiques de hauteur de neige et à une série de masques de neige dérivés du capteur FORMOSAT-2
  • et (2) utilisés pour caractériser la variabilité spatio-temporelle et les tendances de la surface enneigée sur l’ensemble des bassins versants marocains au fonctionnement pluvio-nival.

A titre illustratif, la figure ci-contre indique la tendance de la durée d’enneigement pour Février-Mars et Avril-Mai de 2001 à 2013. En Février et Mars, celle-ci augmente sur la région avec notamment 36,8% des pixels où la pente est statistiquement significative. Par contraste, Avril-Mai montre une diminution du nombre de jours enneigés bien que seuls 11.8% des pixels soient caractérisés par une tendance significative. L’essentiel de cette baisse a été détectée en dessous de 2500 m d'altitude.

Toujours en gardant à l'esprit le pourcentage limité de pixels avec des tendances significatives, il est intéressant de souligner également que la plupart des tendances observées sont en accord avec la littérature. Bormann et al. (2012), en particulier, ont montré un comportement similaire dans le sud-est de l'Australie avec une tendance à la baisse de la durée de la couverture neigeuse principalement attribuée à une fonte plus précoce au printemps. Brown and Robinson (2011) et Derksen and Brown (2012) ont également montré pour l'ensemble de l'hémisphère Nord une diminution de la durée de la couverture de neige au printemps. En résumé, nous montrons ici une tendance à une augmentation de la durée de la couverture neigeuse en Février-Mars sur l’Atlas marocain et, dans une moindre mesure, une tendance à une fonte plus précoce au printemps.

Figure ci-contre: Tendance de la durée d’enneigement (en nombre de jours) dérivée des produits journaliers de fraction de surface enneigée MODIS (produits MOD10A1) pour Février-Mars (haut) et Avril-Mai (bas) de septembre 2001 à Août 2013 (Marchane et al., 2015) sur les bassins versants au fonctionnement pluvio-nival au Maroc.

Article associé : Marchane, A., Jarlan, L., Hanich, L., Boudhar, A., Gascoin, S., Tavernier, A., Filali, N., Page, M. Le, Hagolle, O., Berjamy, B., 2014. Assessment of Daily MODIS Snow Cover Products to Monitor Snow Cover Dynamics over the Moroccan Atlas Mountain Range. Remote Sens. Environ. In press.

Contacts :

Références :

  • Bormann, K.J., McCabe, M.F., Evans, J.P., 2012. Satellite based observations for seasonal snow cover detection and characterisation in Australia. Remote Sens. Environ. 123, 57–71.
  • Boudhar, A., Hanich, L., Boulet, G., Duchemin, B., Berjamy, B., Chehbouni, A., 2009. Impact of the snow cover estimation method on the Snowmelt Runoff Model performance in the Moroccan High Atlas Moutains. Hydrol. Sci. Journal2 54, 1094–1112.
  • Brown, R.D., Robinson, D. a., 2011. Northern Hemisphere spring snow cover variability and change over 1922–2010 including an assessment of uncertainty. Cryosph. 5, 219–229.
  • Derksen, C., Brown, R., 2012. Spring snow cover extent reductions in the 2008-2012 period exceeding climate model projections. Geophys. Res. Lett. 39, n/a–n/a.
 
  Un glacier pyrénéen sous les yeux de Pléiades.....   haut
 

Les Pyrénées abritent les glaciers les plus méridionaux d’Europe. Leur évolution constitue un indicateur précieux du climat à des altitudes où l’instrumentation météorologique est fortement lacunaire.

Une variable clef glacio-climatologique est le bilan de masse. Moyennant une hypothèse sur la densité de la surface glaciaire, nous pouvons établir le bilan de masse d’un glacier par la différence entre deux modèles numériques d’élévation (MNE) successifs. On parle alors de bilan de masse topographique. L’obtention de MNEs précis à haute résolution est donc un enjeu important en glaciologie.

L’utilisation d’images stéréoscopiques constitue une méthode particulièrement adaptée pour générer des MNEs sur des sites délicats d’accès comme les glaciers. Si la stéréoscopie aérienne est employée de longue date, les dimensions modestes des glaciers pyrénéens (<1 km2) constituaient jusqu’à présent un frein dans l’usage d’images stéréoscopiques spatiales. Le système Pléiades, en phase opérationnelle depuis avril 2014, permet d’acquérir des produits d’imagerie stéréoscopique à faible coût pour la communauté scientifique.

A travers l’étude du cas du glacier d’Ossoue (Hautes Pyrénées), nous avons pu montrer que le produit stéréo Pléiades était pleinement adapté au calcul de bilans de masse. L’erreur altitudinale du MNE Pléiades a été estimée à ±1,8m par un levé GPS différentiel. L’ordre de grandeur de cette erreur est compatible avec le calcul de bilans de masse sur des intervalles de 5 ou 10 ans, périodes communément adoptées en glaciologie.

 

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Différences d'altitudes entre le "MNT pléiades" et des mesures GPS

l'erreur estimée est égale à 1,8 m.

Glacier d’Ossoue (Hautes Pyrénées)

© CESBIO

Cliquer sur la photo pour agrandir

 

Référence : Marti, R., Gascoin, S., Houet, T., Laffly, D., & René, P. (2014). Evaluation du modèle numérique d’élévation d’un petit glacier de montagne généré à partir d’images stéréoscopiques Pléiades : cas du glacier d’Ossoue, Pyrénées françaises. Revue Française de Photogrammétrie et de Télédétection, 208, 57-62.

 Contact au CESBIO : Renaud Marti

 
  Première campagne GLORI: Mesure des paramètres de surface à l'aide d'un récepteur GPS aéroporté (projet PRISM)...   haut
 

GLORI (GLObal navigation satellite system Reflectometry Instrument) est un récepteur de réflectométrie GPS aéroporté développé au Cesbio (P.I. Mehrez Zribi, chef de projet : Pascal Fanise). Il s’agit d’un instrument national qui sera installé sur l’avion français de recherche ATR42. Il mesure de manière synchronisée les signaux émis par les satellites de la constellation en trajet direct (antenne zénith), ainsi que leur réflexions sur la surface en polarisation circulaires gauche et droite (antenne nadir).

Cette technique de radar multistatique (plusieurs émetteurs non co-localisés avec le récepteur, Figure 1) permet, avec un faible encombrement et une faible puissance, d'estimer divers paramètres géophysiques présentant une signature en bande L: humidité du sol, rugosité, végétation/biomasse.

Du 17 au 21 Novembre 2014 a eu lieu la première campagne de test de l'instrument, lors d'un vol d'opportunité à bord de L'ATR42 de l'UMS Safire, en synergie avec l'instrument radar KUROS (LATMOS). Les résultats préliminaires (Figure 2) démontrent une bonne dynamique de la mesure, avec une sensibilité de l'instrument aux surfaces arborées, et surface réfléchissantes (plans d'eau).

La suite du travail consistera à développer des modèles d'inversion de ces mesures pour la restitution des paramètres géophysiques de la surface.

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Figure 1: Le concept GNSS-R: Un unique récepteur mesure simultanément les signaux directs et réfléchis provenant de plusieurs satellites GPS.

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Figure 2: Amplitude de corrélation du signal réfléchi (empreinte de la première zone de Fresnel). Mesures effectuées le 19 novembre 2014 entre Cugnaux, Seysses et Fonsorbes (43.529N, 1.293E). Taille de la zone couverte par l'image 1.5km N-S, 2km E-O.

Références:

Egido et Al. Airborne GNSS-R Polarimetric Measurements for Soil Moisture and Above-Ground Biomass Estimation
Journal of selected topics in applied earth observations and remote sensing, Vol. 7, N°. 5, May 2014 

Contact au CESBIO : Erwan Motte, Mehrez Zribi

 
  Mission BIOMASS, préparation de la campagne AfriScat au Ghana   haut
 

La campagne AfriScat consiste en l'installation d'un diffusiomètre radar sur une tour à flux en forêt tropicale, dans le parc Natural d'Ankasa au Ghana. Cette expérimentation est réalisée dans le cadre des travaux de préparation de la mission spatiale Biomass, initiée par le CESBIO, auprès de l'Agence Spatiale Européenne qui l'a retenue comme 7ème mission de son programme Earth Explorer.

Cette campagne, qui fait suite à la campagne TropiScat en Guyane française, fournira des informations importantes pour la compréhension de l’interaction d'une onde radar basse fréquence (bande P) avec la forêt tropicale, ainsi que l'influence des paramètres géophysiques (humidité du sol, ensoleillement, évapotranspiration, ...).
L'instrument, conçu pour fonctionner de manière autonome, effectuera une série de mesure radar tomographique et polarimétrique toutes les 10 minutes.

La phase d'installation sur le site d'Ankasa est actuellement prévue en mars 2015.

 

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Dernières validations, à l'aide d'un réflecteur radar suspendu à l'intérieur du hall d'essais de l'ONERA Toulouse, de l'instrument AfriScat avant son expédition au Ghana pour une campagne d'un an.

© CESBIO

Cliquer sur la photo pour agrandir

 

 

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Visite de l'équipe Biomass du CESBIO pour voir l'instrument AfriScat, en test à l'ONERA Toulouse, avant son expédition au Ghana pour une campagne d'un an.

De g. à d. Clément Albinet (CESBIO), Milena Planells (CESBIO-CNES), Thierry Koleck (CESBIO-CNES), Alexandre Bouvet (CESBIO), Pierre Borderies (ONERA), Thuy Le Toan (CESBIO), Stéphane Mermoz (CESBIO) et Joël Besson (ONERA).

© CESBIO

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En savoir davantage :

  • Davantage de détails sur la mission BIOMASS sur le site du CESBIO

 Contact au CESBIO : Thierry Koleck

 
 

LEWIS, la manip SMOS qui n'a pas le vertige...

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Le radiomètre Lewis en place photographié depuis le sommet de la falaise

Dans le cadre des campagnes de calibration/validation de SMOS, quelques sites expérimentaux ont été équipés de radiomètres micro-ondes en bande-L, installés sur des structures d'une dizaine de mètres de hauteur.

Dans cette configuration, les radiomètres observent une surface homogène, c'est-à-dire couverte d'un seul type de surface, contrairement à SMOS qui observe des scènes plus complexes.

Afin de tester les méthodes d'inversion d'humidité des sols dans des conditions semblables aux observations SMOS, un nouveau site expérimental a été mis en place sur la commune de St Hilaire de Touvet (Isère) tout près de Grenoble. Depuis mai 2014, le "L band Radiometer for Estimating Water In Soils"(LEWIS) est placé en bord d'une falaise et observe la vallée du Grésivaudan 800 mètres en contrebas.

Cette ancienne vallée glaciaire présente plusieurs intérêts pour notre étude :

  1. le champ de vue de l’instrument est ainsi plus large (~400/ 500 m)
  2. la zone d'étude est plate, évitant les effets de la topographie
  3. plusieurs types de surface sont présents : lac, forêt, champs agricoles, et également des îlots urbains. L'expérience, prévue pour durer environ 4 ans, se déroule en collaboration avec F. Lemaître (ONERA), Th. Pellarin (laboratoire LTHE de Grenoble) et la mairie de St Hilaire.

 

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Le radiomètre Lewis en place photographié par un parapentiste

  • En savoir davantage : regardez "LEWIS on the move" sur le SMOS blog
  • Remerciements :
  • François Lemaître (ONERA Toulouse),
  • Mr le Maire de St Hilaire du Touvet,
  • Société Caratelli pour la plateforme (Régis Ferrier et toute son équipe),
  • Société Inotec (Henri Mollot),
  • Jean-Pierre Chabut (électricien à St Pancrasse)
 
 

Le CESBIO est très présent dans les centres d’expertise scientifique (CES) du pôle thématique surfaces continentales THEIA

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Les Centres d’Expertise Scientifique (CES) du pôle thématique surfaces continentales THEIA sont des laboratoires ou des regroupements de laboratoires menant des travaux de recherche et développant des méthodes innovantes autour des données satellitaires sur des problématiques « surfaces continentales ». Deux catégories de CES ont été définies, les CES thématiques et les CES régionaux.

Le CESBIO collabore activement à plusieurs de ces centres d’expertise scientifique, et notamment aux CES thématiques suivants :

• CES réflectance de surface

• CES Occupation des sols

• CES Evapotranspiration

• CES Surfaces irriguées

• CES Humidité des sols (par micro-ondes, actives ou passives)

• CES Biomasse forestière et changement de couverture forestière

• CES Surfaces enneigées

• CES Surfaces en eau

 

Cette collaboration permet :

  1. de faciliter les échanges entre laboratoires investis dans le même domaine,
  2. de mettre au point des méthodes de référence et de les valider,
  3. de bénéficier de la capacité de production de THEIA, à la fois pour nos besoins et pour ceux de la communauté utilisatrice

Par ailleurs, le CESBIO va participer, avec le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA), à l'animation du CES régional Midi-Pyrénées, dont l'objectif est de :

  1. collecter les besoins des utilisateurs
  2. les informer des données disponibles, les conseiller dans l'utilisation des données et obtenir leur opinion sur la qualité et l'utilité de ces données
  3. organiser la collecte de données de terrain et des campagnes de validation

Le centre de données THEIA vient de publier son troisième bulletin, dans lequel sont présentés les futurs produits que le centre pourrait mettre à disposition dans quelques années. Vous trouverez dans ce bulletin des nouvelles des projets SPOT5 (Take5) et LANDSAT.

 
 

Le premier Workshop du projet AMETHYST, financé par l'agence nationale de la recherche, a eu lieu du 24 au 26 Novembre 2014 à Tunis

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Le projet AMETHYST (ANR TRANSMED), coordonné par le CESBIO, a démarré en août 2013. Il regroupe huit partenaires (UMR CESBIO, UMR-GEAU, UMR GRED, UMR CNRM, UMR LSCE, INAT (Tunisie), UCAM (Maroc), DMN (Maroc).

Le projet AMETHYST a pour objectif principal d’analyser l’évolution des ressources en eau et de son usage sous l’influence des changements climatiques et anthropiques en Afrique du Nord.

Deux cas d’études sont proposés, le bassin de Merguellil, situé au centre de la Tunisie, et le bassin de Tensift, dans la région de Marrakech, au Maroc. Ce choix est lié à la forte représentativité de ces deux sites en rapport à la problématique de raréfaction de l’eau, avec une riche complémentarité en termes de contexte environnemental, d’usage et de gestion des ressources.

 

Le premier workshop AMETHYST a eu lieu du 24 au 26 Novembre 2014 à Tunis, avec la participation de plus de 50 personnes. Il a permis la présentation de 34 communications scientifiques. Il était aussi l’occasion de discuter des activités déjà menées et des actions futures pour répondre aux objectifs du projet.

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En savoir davantage :

  • le chantier SudMed du CESBIO
  • Le projet AMETHYST

 Contact au CESBIO : Mehrez Zribi, coordinateur AMETHYST

 

 
 

Premier workshop scientifique de la mission BIOMASS

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Du 27 au 30 Janvier 2015, se tenait le premier workshop de BIOMASS, organisé par l’ESA avec la contribution de T. Le Toan (CESBIO) et S. Quegan (Uni Sheffield) à Frascati (Italie), en même temps que le workshop PolInSAR de l’ESA.

Le workshop BIOMASS avait pour objectif de présenter la mission BIOMASS à la communauté scientifique et de susciter les engagements de la communauté dans les phases futures de la mission. Spécifiquement, le workshop avait pour but de :

  1. Rassembler et favoriser la future communauté scientifique de BIOMASS
  2. Engager la communauté internationale des réseaux de mesures in situ des forêts, la communauté UNFCCC REDD, et la communauté travaillant sur les modèles de carbone
  3. Présenter l’état de l’art de la mission BIOMASS à la fin de la phase B1 et présentation des produits anticipés de BIOMASS
  4. Produire un forum pour les échanges sur les applications di SAR bande P avec un focus sur la biomasse

Le dernier objectif a fait l’objet d’une journée (le 29 Janvier) où les 2 workshops BIOMASS et POLINSAR sont regroupés. L’ensemble des participants aux 2 workshops s’élève à 274. Le programme du workshop BIOMASS est accessible ici.

6 personnes du CESBIO ont participé au workshop, en contribuant à 10 présentations et posters, et à la synthèse finale du workshop. Le workshop a été considéré par les participants comme une réussite et a suscité beaucoup d’intérêts de la communauté scientifique qui d’ores et déjà s’engagent dans les programmes de préparation de BIOMASS.

 

 

The Changing Earth >>>

(document ESA)

 

En savoir davantage :

  • Davantage de détails sur la mission BIOMASS sur le site du CESBIO
  • ESA POLinSAR 2015 - 1st BIOMASS Science Workshop
  • Programme du workshop BIOMASS

 Contact au CESBIO : Thuy Le Toan

 

 
 

Bientôt les XIIIè Journées Scientifiques du Réseau Télédétection (Dakar) du 17 au 19 février 2015

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Les Journées scientifiques constituent un rassemblement de toute la communauté francophone de recherche en télédétection et des domaines connexes. L’objectif de ces Journées scientifiques est d’encourager les chercheur(e)s à présenter les résultats de leurs travaux à la communauté scientifique sur des thématiques importantes pour le Réseau.

Labellisées "Evénement d'accompagnement" du XVe Sommet de la Francophonie, les Journées scientifiques du Réseau Télédétection se dérouleront à Dakar au Complexe GOORADE (www.goodrade.org), du 17 au 19 février 2015, sous forme de conférences thématiques, de communications orales, de posters et d’expositions par les professionnels l’industrie géospatiale.

La première circulaire et l'appel à communications sont disponibles sur le site des JS-DAKAR 2015 et en lien sur le site de notre Réseau.

  • Théme I: Traitement d’images de Télédétection et modélisation
  • Théme II: Applications thématiques de la Tèlédétection

En savoir davantage :

  • Contact JS- Dakar

 Contact au CESBIO :