La lettre d'information n° 23 - xx Mars 2017


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  Quelques résultats scientifiques et techniques
 

La modélisation globale appliquée à l’épidémie d’Ebola d’Afrique de l’Ouest

L’épidémie de maladie à virus Ebola qui s’est déclenchée en Afrique de l’Ouest en Décembre 2013 était la première à se propager dans des régions aussi densément peuplées. Cette épidémie s’est révélée tout à fait inattendue par son ampleur, son intensité et sa durée. La modélisation de la dynamique d’épidémies émergentes...

 

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Données projet CryoSMOS distribuées par le CATDS

Le projet ESA « CryoSMOS » évalue le potentiel des observations SMOS en Antarctique. Ce projet, qui arrive à son terme, est piloté par l'équipe de l'IFAC (Florence, Italie) avec la participation du IGE (Grenoble, France), du DTU (Copenhague, Danemark), de l'Université de Hambourg (Allemagne) et du CESBIO. A l'issue de cette étude, plusieurs cartes ont été produites...

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Premières cartes de biomasse sur le site de Lopé

Une partie importante des vols de la campagne AfriSAR au Gabon , pour laquelle l'équipe CESBIO a coordonné la sélection des parcelles de test à établir, s'est déroulée sur le site de la Lopé au Gabon.

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Campagnes in situ GLORI

Afin d’évaluer le potentiel des signaux GNSS-R à estimer l’état hydrique et la rugosité des sols, une campagne de mesures in situ est organisée sur une parcelle de sol nu à Montpellier, en collaboration avec l’UMR TETIS

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Une expérience d'assimilation de l'humidité du sol SMOS au CEPMMT/ECMWF

Le CESBIO et le LERMA (Observatoire de Paris) ont collaboré dans une expérience d'assimilation de données dans les modèles de prévision météorologique du Centre Européen de Prévisions Météorologiques à Moyen Terme (CEPMMT/ECMWF).

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SMOS et le futur

Le satellite SMOS est maintenant en service depuis plus de 7 ans et à ce titre il semble opportun de préparer l'avenir.

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Le projet H2020 UrbanFluxes

Le projet URBANFLUXES (URBan ANthropogenic heat FLUX from Earth observation Satellites) est un projet conjoint de huit organisations européennes, financé par le programme-cadre Horizon 2020 de la Commission européenne.

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  Actualités du labo
 

Le CESBIO consolide ses compétences en télédétection radar

Après de nombreuses années à travailler sur la mission BIOMASS, Ludovic Villard vient d’obtenir un poste permanent d’Ingénieur de Recherche CNRS au CESBIO.

 

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Départ de Jérôme Cros vers le Ministère de l'Agriculture

Après près de huit années passées au sein des équipes de recherche du CESBIO, Jérôme Cros  s’envole désormais vers de nouveaux défis professionnels au sein du Ministère de l’Agriculture et de l’Environnement...

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Un nouvel arrivant au CESBIO dans l’équipe SMOS

Le Cesbio a le plaisir d'accueillir depuis janvier 2017 Eric Anterrieu qui nous rejoint  après des années d’étroite collaboration, afin de travailler avec nous autour des missions spatiales.

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  Soutenances, conférences, formations...
   
 

Journée des Doctorant-e-s du CESBIO

Le 13 Décembre 2016 a eu lieu la journée des Doctorant-e-s du CESBIO.

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Soutenance de thèse - Estimation de l'occupation des sols à grande échelle pour l'exploitation d'images d'observation de la Terre à hautes resolutions spatiale, spectrale et temporelle

Le 10 Novembre 2016 Isabel Rodes a soutenu sa thèse de Doctorat sur l'estimation de l'occupation des sols à grande échelle pour l'exploitation d'images d'observation de la Terre à hautes resolutions spatiale, spectrale et temporelle...

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Soutenance de thèse - Estimation des rendements, des besoins et consommations en eau du maïs dans le Sud-Ouest de la France : apport de la télédétection à hautes résolutions spatiale et temporelle

Le 3 Février 2017, Marjorie Battude a soutenu sa thèse de Doctorat sur l'estimation des rendements, des besoins et consommations en eau du maïs dans le Sud-Ouest de la France : apport de la télédétection à hautes résolutions spatiale et temporelle

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Le LMI TREMA à la COP22 à Marrakech

La COP 22 qui était organisée à Marrakech du 8 au 18 novembre derniers a permis au LMI TREMA de contribuer à divers événements organisés avant ou durant la COP, colloques, et autres « side-event ».

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Soutenance de thèse - Modélisation 3D des mesures satellites LiDARs et spectroradiomètres polarimétriques pour l'observation des surfaces terrestres

Le 23 Mars 2017 à 10h30 en salle de conférences du Cesbio, Nicolas Lauret soutiendra sa thèse de Doctorat sur la modélisation 3D des mesures satellites LiDARs et spectroradiomètres polarimétriques pour l'observation des surfaces terrestres

 
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Formation CNRS (14-16 Juin 2017) sur le modèle de transfert radiatif DART

DART est développé au CESBIO depuis 1992, avec le support de l'Université Paul Sabatier, du CNES et du CNRS. Il simule des images satellite / avion et des mesures Lidar, ainsi que le bilan radiatif des paysages 3D.

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Deuxième workshop sur le modèle de transfert radiatif DART

Le deuxième workshop sur le modèle de transfert radiatif 3D DART se tiendra à Pékin du 10 au 14 Juillet 2017.

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L’épidémie de maladie à virus Ebola qui s’est déclenchée en Afrique de l’Ouest en Décembre 2013 était la première à se propager dans des régions aussi densément peuplées. Cette épidémie s’est révélée tout à fait inattendue par son ampleur, son intensité et sa durée. La modélisation de la dynamique d’épidémies émergentes est toujours difficile à mettre en œuvre car l’information dont on dispose est souvent restreinte et mal adaptée à la réalité des nouveaux contextes rencontrés. Pour cette raison, il peut être utile de disposer d’approches qui ne nécessitent pas de connaissance a priori sur les mécanismes de propagation de la maladie ; et qui puissent être appliquées à partir de jeux d’observation restreints.


Les outils de modélisation globale sont destinés à obtenir ––directement à partir de séries observationnelles et sans nécessiter de connaissance a priori sur la dynamique–– des jeux d’équations capables de reproduire la dynamique du système observé [1]. L’approche a permis d’obtenir de premiers résultats en contexte réel au cours des années 2000 [2-3]. Une version généralisée de cette approche permettant notamment de s’attaquer à la modélisation de couplages multivariés a été récemment proposée [4-5]. Un tel outil peut s’avérer très utile pour détecter et donc aider à mieux comprendre les liens dynamiques entre les variables des systèmes étudiés, comme nous avons pu le montrer pour modéliser la dynamique de la peste de Bombay à la fin du 19ème siècle [4]. Cette analyse a effectivement permis de faire ressortir les couplages dynamiques existant entre les épizooties de peste chez les rats bruns et les rats noirs et l’épidémie de peste chez l’homme.

Figure 1 : Nombre de personnes infectées par jour observé (en rouge) et simulé par le modèle (en tirets gris) dans le cadre d’un scénario sans intervention pour stopper l’épidémie . En raison de la forte sensibilité du système, d’autres conditions initiales donneraient une évolution temporelle très différente.


Appliquée à la maladie à virus Ebola en collaboration avec l’Unité de Recherche Animal et Gestion Intégrée des RisqueS (AGIRs, Cirad) de Montpellier, l’approche globale a permis d’obtenir un modèle chaotique de petite dimension pour l’épidémie d’Afrique de l’Ouest de 2013-2016 [5]. Les données de l’OMS ont été utilisées pour cette étude. De par son petit nombre de variables, le modèle obtenu ne peut être qu’une approximation réductrice de la dynamique originale. Il n’en est pas moins l’indicateur de la présence d’une composante déterministe prégnante. Et bien que de petite dimension, le modèle présente une très grande complexité dynamique comme l’illustre la simulation du nombre de cas d’infection journalier (Fig. 1). La modélisation globale s’appuie sur la théorie des systèmes dynamiques nonlinéaires (ou théorie du chaos) qui permet de faire correspondre à un ensemble de séries temporelles, observées ou simulées, une trajectoire géométrique représentant les états successivement visités par le système étudié (Fig. 2).

Fig. 2 : Portraits de phase (ici nombre de décès en fonction du nombre de cas d’infections) issus du jeu de données (à gauche) et du modèle (à droite).

 

Ce flot de trajectoires nous fournit donc un ensemble des situations pouvant être rencontrées par le système, et en même temps, une illustration visuelle de la complexité dynamique. Cette complexité résulte ici en particulier de la forte sensibilité aux petites perturbations du système étudié (celle du modèle et celle de l’épidémie dont celui-ci est tiré). Cette dynamique est chaotique, c’est-à-dire à la fois déterministe (en conséquence très structurée), et imprévisible à plus ou moins long terme. Et on constate en effet que la prévisibilité des flambées d’épidémie est ici particulièrement réduite – ne dépassant pas quelques jours – mais en même temps que le comportement dynamique de l’épidémie est extrêmement organisé, comme le montre l’analyse topologique du flot de trajectoires qui en résulte. Ce flot de trajectoire est en fait organisé en une structure géométrique quadridimensionnelle de seulement quatre branches correspondant chacune à une situation épidémiologique différente (Fig. 3).

Figure 3 : Représentation schématique en quatre branches de la structure topologique quadridimensionnelle du modèle global obtenu pour la dynamique de l’épidémie de maladie à virus Ebola d’Afrique de l’Ouest (2013-2016). Cette structure présente quatre branches qui correspondent chacune à une situation épidémiologique différente.

Références :

  [1] G. Gouesbet and C. Letellier, Global vector field reconstruction by using a multivariate polynomial L2-approximation on nets, Phys. Rev. E 49(6), 4955–4972 (1994).
  [2] G. Boudjema and B. Cazelles, Constructing homoclinic orbits and chaotic attractors, Chaos, Solitons, Fractals, 12, 2051–2069 (2001).
  [3] J. Maquet, C. Letellier, and L. A. Aguirre, Global models from the Canadian lynx cycles as a direct evidence for chaos in real ecosystems, J. Math. Biol., 55(1), 21–39 (2007).
  [4] S. Mangiarotti, Low dimensional chaotic models for the plague epidemic in Bombay (1896–1911), Chaos, Solitons, Fractals, 81(A), 184–196 (2015).
  [5] S. Mangiarotti, M. Peyre, and M. Huc, A chaotic model for the epidemic of Ebola virus disease in West Africa (2013–2016), Chaos, 26, 113112 (2016).

 

Contact : Sylvain Mangiarotti

 
 

 

Le projet ESA « CryoSMOS » évalue le potentiel des observations SMOS en Antarctique. Ce projet, qui arrive à son terme, est piloté par l'équipe de l'IFAC (Florence, Italie) avec la participation du IGE (Grenoble, France), du DTU (Copenhague, Danemark), de l'Université de Hambourg (Allemagne) et du CESBIO. A l'issue de cette étude, plusieurs cartes ont été produites :

  •  température interne du pack, de la surface au socle rocheux tous les 50m, Giovanni Macelloni, - IFAC, Florence, Italie
  • topographie du socle rocheux, Niels Skou, DTU, ns@space.dtu.dk - Technical University of Denmark – Denmark
  • caractérisation des ice shelves, Lars Kaleschke, UHAM – University of Hamburg, Germany
  • processus de surface : occurrence des évènements de fonte, Ghislain Picard, IGE - Institut des Géosciences de l'Environnement – Grenoble, France

 

Figure 1 : exemple de détection de la fonte (2 Janvier 2013)

 

 

Figure 2 : exemple de température de surface inversée à partir des données SMOS (Températures de Brillance du CATDS, version 300).

 

Les données sont distribuées par le CATDS et accessibles via un ftp public.
Infos : http://www.catds.fr/News/4-SMOS-experimental-products-for-the-Cryosphere-available
Données : http://www.catds.fr/Products/Available-products-from-CEC-SM/CryoSMOS-project


 
 

 

 

Une partie importante des vols de la campagne AfriSAR, pour laquelle l'équipe CESBIO a coordonné la sélection des parcelles de test à établir, s'est déroulée sur le site de la Lopé au Gabon. Cette sélection s'est faite principalement suivant des critères de positionnement par rapport à l'empreinte des acquisitions aéroportées SAR (Radar à Synthèse d'Ouverture) ainsi que dans le but d'obtenir un gradient de biomasse le plus uniforme possible depuis les valeurs faibles rencontrées en savanes aux valeurs les plus fortes des zones de forêts matures. Ces deux types de critères sont en effet essentiels pour pouvoir transposer les résultats obtenus à ceux de la configuration de la future mission BIOMASS, à l'origine du déploiement de cette campagne et qui permettra de cartographier la biomasse et la déforestation à l'échelle globale.

Les estimations de biomasse sur les nouvelles zones choisies sur ce site de Lopé ont été réalisées par les scientifiques de UCL (University College of London), avec le support de la station de recherche locale SEGC (Station d'Etudes des Gorilles et Chimpanzés) de l'Agence Nationale des parcs Nationaux.

Première bonne nouvelle, les valeurs de biomasses in-situ obtenues sont assez bien réparties, dans la mesure où les valeurs intermédiaires (entre 50 et 250) sont difficiles à trouver, la plupart étant en effet des zones de transition entre les deux principaux types de végétation que sont les savanes et les forêts denses.

Second point positif, l'excellente corrélation entre ces valeurs et l'indicateur t0  (cf. [Villard,2015]) développé à partir de résultats d'une campagne antérieure sur des forêts de Guyane nous conforte dans la possibilité de généraliser les estimations de biomasse basées sur t0 à l'échelle globale pour la mission BIOMASS.

 

 

Contacts : Ludovic Villard

 
 

 

Afin d’évaluer le potentiel des signaux GNSS-R à estimer l’état hydrique et la rugosité des sols, une campagne de mesures in situ a été organisée sur une parcelle de sol nu à Montpellier, en collaboration avec l’UMR TETIS.

Elle a été réalisée avec l’instrument GLORI du CESBIO, installé sur un mât durant cinq semaines (Octobre-Novembre 2016). Une riche base de données de signaux GNSS-R multi-configurations (élévations, azimuths, polarisations) a été récoltée durant cette période. Parallèlement aux mesures GLORI, une large base de données terrain (mesures d’humidité, mesures de rugosité, texture, météo) a également été acquise.

 

Insrument GLORI installé sur une parcelle de sol nu


Contacts : Erwan Motte et Mehrez Zribi

 

 
 

 

Le CESBIO et le LERMA (Observatoire de Paris) ont collaboré dans une expérience d'assimilation de données dans les modèles de prévision météorologique du Centre Européen de Prévisions Météorologiques à Moyen Terme (CEPMMT/ECMWF).

Un jeu de données d'humidité du sol a été produit spécifiquement pour ce projet en entraînant un réseau de neurones avec des températures de brillance du satellite SMOS (Soil Moisture and Ocean Salinity) en entrée et des champs d'humidité du sol des modèles du CEPMMT comme référence. Ce jeu de données est similaire au modèle, par construction, tout en incorporant l'apport des données de télédétection puisque ce sont les données d'entrée au réseau de neurones.

Différentes expériences d'assimilation dans le modèle de surface du CEPMMT ont été effectuées avec le forçage atmosphérique des re-analyses ERA-Interim. Par la suite, des expériences de prévision atmosphérique ont été effectuées avec les champs de surface analysés. Les résultats sont très prometteurs. Par exemple, la figure montre une comparaison des prévisions de la température de l'air à 850 hPa 36 heures à l'avance avec assimilation des données SMOS ainsi que de température de l'air et de l'humidité relative à 2 mètres. Le poids donné à SMOS dans le panel de gauche est trois fois supérieur à celui du panel de droite. La couleur bleue correspond à une amélioration des prévisions. Ces expériences montrent que l'assimilation de données SMOS peut améliorer les prévisions météorologiques, surtout dans l'hémisphère Nord.


Contact : Nemesio Rodríguez-Fernández

 
 

 

Le satellite SMOS est maintenant en service depuis plus de 7 ans et à ce titre il semble opportun de préparer l'avenir. Dans l'immédiat il s'agit d'améliorer les produits et de mettre au point de nouvelles applications scientifiques. Les générations suivnates de capteurs seront mises en place dans un futur soit proche (SMOS HR) soit plus lointain (démonstrateur SMOSNext et SMOS Next lui-même).

 

Définition des besoins

Le CESBIO a participé à l'atelier Copernicus  sur l’agriculture et la foresterie (http://copernicus.eu/agri-forestry-workshop) en juin 2016 et a été sélectionné par l'ESA pour effectuer une étude de besoins. Un groupe de travail international (Low Frequency Passive Microwave User Requirement Consolidation Study) a été créé avec de nombreuses autres équipes européennes (CEPMMT, INRA, CNR, WSL, FMI, Airbus, isardSAT, DEIMOS, LOCEAN, etc). ). Le but de cette étude est de :

  • fournir les éléments permettant d'évaluer l'apport de la bande L et, le cas échéant, son unicité ;
  • d'exprimer les besoins utilisateurs en évaluant le degré de maturité des différents produits.

Cette étude de 18 mois comportera des ateliers internationaux permettant aux différents acteurs de s'exprimer.
Un CDD est ouvert au CESBIO dans le cadre de cette étude (http://www.cesbio.ups-tlse.fr/SMOS_blog/?p=5315)

 

Nous essayons de définir les moyens permettant de satisfaire les besoins utilisateur autour de la gestion de la ressource en eau.

Indice de sécheresse (Déc. 2015) avec les principales sécheresses de l’année telles que détectées au moyen de l’humidité dans la zone racinaire estimée au moyen de SMOS (Al Bitar - CESBIO)

 

SMOS HR

Si la mission SMOS est déjà un grand succès, il faut d'ores et déjà songer à la suite et pour cela nous travaillons à la fois sur les moyen et long termes.

Pour le moyen terme nous avons conçu une nouvelle approche permettant d'avoir une meilleure résolution spatiale en gardant le même type d'encombrement et la même sensibilité radiométrique. Ce projet intitulé SMOS HR (pour haute résolution) devrait être réalisable à moyenne échéance. Un brevet est en cours de dépôt aussi nous en parlerons plus dans une prochaine newsletter. En parallèle une demande de R&T à été évaluée positivement au CNES. En liaison avec le CMLA (Paris), nous allons utiliser des méthodes numériques afin d'améliorer encore les caractéristiques de SMOS -HR . Le séminaire de Rémy Abergel qui s'est tenu au CESBIO le 24/01/2017 a permis de présenter et discuter ces approches (http://www.math-info.univ-paris5.fr/~rabergel/pdf/cesbio-2017-01-24_shannon-tv/) extrêmement prometteuses.

 

Remplissage du spectre de Fourier au moyen de méthodes développées au CMLA dans le cadre de la thèse de R. Abergel et appliquées ici au cas de SMOS-HR. Ceci permet d’améliorer la qualité des reconstructions (R&T CNES en cours, B Rougé CESBIO). A gauche : image d'origine, à droite : image extrapolée

Contacts : Yann Kerr et Bernard Rougé au CESBIO et Jean-Michel Morel au CMLA

 

SMOS-Next

A plus long terme le but est d'obtenir des résolutions kilométriques ce qui pose un certain nombre de défis que le CESBIO essaie de relever depuis déjà plusieurs années. Le premier vise à comprendre ce qui est effectivement émis par la terre. Les lois classiques (Planck) répondent bien sûr à cette question mais de façon macroscopique. Il faut maintenant la comprendre de façon élémentaire. C'est dans ce but qu'une modélisation a été effectuée au CESBIO et nous sommes maintenant en mesure de générer (moyennant d'importantes ressources informatiques) l'émission d'un point et donc, par voie de conséquence, ce que reçoivent des antennes en orbite. Cela permet de valider à la fois ces modélisations et les nouveaux concepts de mesure (Thèse Younès Monjid). Dans ce cadre une phase 0 a été initialisée au CNES afin de réaliser une expérience avec des nano satellites.

 

Une étude SMOS NEXT s’appuie sur l’analyse des corrélations dans l’espace de Fourier (Braun, Monjid et al., 2017). Grâce à ce type d’approches (encore préliminaire) il est possible d’atteindre de bonnes résolutions spatiales (kilométrique) sans pertes importantes au niveau de la sensibilité. (These Y. Monjid CESBIO, 2016)

Contacts : François Cabot et Eric Anterrieu

 
 

Le projet URBANFLUXES (URBan ANthropogenic heat FLUX from Earth observation Satellites) est un projet conjoint de huit organisations européennes, financé par le programme-cadre Horizon 2020 de la Commission européenne.

Il vise à développer des idées novatrices sur l'Observation Spatiale des flux de chaleur anthropogéniques.

La participation du CESBIO dans ce projet est centrée sur le calcul de l'albédo et de l'exitance thermique de milieux urbains (Bâle, Londres, Héraklion) à partir d'images satellites (Landsat, Sentinel,…).

L'approche repose sur la modélisation d'images satellites et du bilan radiatif des villes avec le modèle DART. Les images simulées par ce modèle sont comparées de manière itérative avec des images satellites pour obtenir des cartes de propriétés optiques et températures des éléments de surface (toits, végétation, routes, etc.) à la résolution spatiale de l'image satellite considérée.

Dans une deuxième phase, le modèle DART calcule le bilan radiatif utilisé par les partenaires du projet pour calculer le bilan d'énergie du milieu urbain, et par la suite les flux anthropogéniques.

 

Pour plus d'informations : projet URBANFLUXES et Newsletter


Contact : Jean-Philippe Gastellu-Etchegorry

 

   
 
 

 

Après de nombreuses années à travailler sur la mission BIOMASS, Ludovic Villard vient d’obtenir un poste permanent d’Ingénieur de Recherche CNRS au CESBIO.

Titulaire d’un diplôme d’ingénieur de l’Ecole Nationale de l’Aviation Civile, il effectue une thèse sur la modélisation électromagnétique des forêts pour les applications radar à l’ONERA et au DLR. ll intègre ensuite le CESBIO où il travaille activement sur les algorithmes d’inversion pour la mission BIOMASS. Il met au point une approche originale, alliant techniques radar avancées, modélisation et expérimentation, pour générer des cartes de biomasse à partir d’image radar en bande P.

Sept ans après son arrivée au CESBIO, nous lui souhaitons à nouveau bienvenue pour de beaux projets en perspective.

 
 

 

Après neuf années passées au sein des équipes de recherche du CESBIO,  Jérôme CROS  s’envole désormais vers de nouveaux défis professionnels au sein du Ministère de l’Agriculture et de l’Environnement.

Jérôme a œuvré au CESBIO en qualité d’Assistant Ingénieur CNRS et contribué à différents projets : SIE, DART, MAISEO, CASDAR Tournesol, etc. Il a également joué un rôle majeur  dans le développement de bases de données pour la centralisation des données des Observatoires (OSR Sud-Ouest, Tensift, Liban et Tunisie) et le développement d’outils facilitant leur exploitation répondant  aux besoins de différents projets. Son travail exemplaire a permis à plusieurs scientifiques de mener à bien leur projet avec efficience. Collègue très apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles, Jérôme nous manquera !

Un changement de travail c'est comme un bateau qui change de cap. Alors Jérôme on te souhaite d'avoir bon vent, bonne voile et de beaux horizons devant toi !


 

 
Un nouvel arrivant au CESBIO dans l’équipe SMOS
 

 

Le CESBIO a le plaisir d'accueillir depuis janvier 2017 Eric Anterrieu qui nous rejoint après des années d’étroite collaboration, afin de travailler avec nous autour des missions spatiales.

 

Spécialiste de mathématiques appliquées et des radiomètres à synthèse d'ouverture, il travaille sur la reconstruction des images SMOS et le traitement du signal relatif à ces données (par exemple sur la localisation fine de sources ponctuelles). Il va également contribuer au générateur de scènes émissives en bande L et les projets de SMOS améliorés du système haute résolution (R&T CNES) au démonstrateur nano en phase 0 au CNES ; tout cela pour préparer les mission radiométriques basse fréquence du future.

Il s'intègre tout natutellement au sein de l'équipe SMOS.

  Le LMI TREMA à la COP22 à Marrakech  
 

 

La COP 22 qui était organisée à Marrakech du 8 au 18 novembre derniers a permis au LMI TREMA de contribuer à divers événements organisés avant ou durant la COP, colloques, et autres « side-event ».


Nous retiendrons en particulier le séminaire organisé conjointement entre TREMA et le LMI MediTer qui s’intéresse aux aspects sociaux de la gestion des terroirs ruraux méditerranéens. Cette manifestation de deux jours a permis des regards croisés entre approches physiques et sociales de la gestion de l’eau autour des thèmes agriculture irriguée, gestion intégrée de la ressource, risques et vulnérabilité, utilisation des eaux usées, eau et bien commun. L’intérêt qu’il peut y avoir à aborder ensemble ces sujets a bien été mesuré, et les obstacles pour y parvenir, à commencer par les modes de fonctionnement de nos communautés respectives, ont pu être identifiés.


Un événement phare de la présence de l’IRD à la COP  a été la participation au side-event « 150 jeunes pour la science »,  qui visait notamment à mettre l’accent sur l’importance de sensibiliser tôt les jeunes aux problématiques scientifiques. Toujours dans l’idée de sensibiliser le public et les jeunes, TREMA a participé à la caravane des sciences de l’IRD lors de son étape dans un lycée à Marrakech.

Parmi les contributions marquantes, nous citerons enfin la participation de TREMA à l’atelier AFRICA4TECH ainsi qu’une intervention dans le side-event « Quels leviers pour faciliter la transition vers une agriculture moins émettrice et mieux adaptée au changement climatique? » qui ont permis de faire connaître SAMIR et SATIRR comme de potentiels outils d’aide à une gestion optimale des ressources en eau dans un contexte de pénurie.

Un des enseignements de ces semaines d’effervescence, c’est que si la communication est rarement naturelle pour le chercheur, on peut quand même y prendre goût !

 


Pour plus d’info sur les actions de l’IRD :
http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/actualites-generales/retour-sur-la-cop22

 

Contacts : Vincent Simonneaux et Lionel Jarlan

 
 

Formation CNRS (14, 15 et 16 Juin 2017) sur le modèle de transfert radiatif DART

 
 

 

DART est développé au CESBIO depuis 1992, avec le support de l'Université Paul Sabatier, du CNES et du CNRS. Il simule des images satellite / avion et des mesures Lidar, ainsi que le bilan radiatif des paysages 3D.


Les étudiants prendront en main le modèle sur ordinateur à l'aide d'exercices simples centrés sur la simulation d'images de radiomètres (UV à IRT) et de mesures LiDARs. Le nombre de participants est limité à 16. La formation est donnée en anglais, car près de la moitié des participants sont en général étrangers.


Chaque participant est invité à acquérir une licence et à lire le manuel en ligne avant le début de la formation. De plus, il lui est conseillé de venir avec des données d'un ou plusieurs de ses sites d'étude pour y appliquer DART. Après une brève présentation des aspects théoriques de DART, de ses fonctionnalités et de son interface, chaque participant prend en main le modèle sur ordinateur à l'aide d'exercices simples centrés sur la simulation du bilan radiatif et d'acquisitions de spectroradiomètres imageurs (UV à IRT) et de LiDARs satellites, avions et terrain. Durant la dernière journée, chaque participant applique DART à son cas d'étude.


Pour plus d'information : annonce de la formation


Contact : Jean-Philippe Gastellu-Etchegorry

 

 
 

Deuxième workshop sur le modèle de transfert radiatif DART

 

 

 

Le deuxième workshop sur le modèle de transfert radiatif 3D DART se tiendra à Pékin du 10 au 14 Juillet  2017.


Il est organisé conjointement par plusieurs organismes chinois (Beijing Normal University, RADI, State Key Laboratory of Remote Sensing, Chine Academy of Science), en collaboration avec le CENSAM (Center for Environmental Sensing and Modeling du M.I.T., Singapour) et le CESBIO (UPS/CNRS/CNES/IRD).


Les deux organisateurs sont les professeurs Qinhuo Liu (RADI, CAS) et Jean-Philippe Gastellu-Etchegorry (CESBIO, UPS). La langue de travail sera l'anglais, avec un soutien en chinois et français. 45 participants sont prévus, en grande partie d'Asie, qui viendront découvrir / approfondir les aspects théoriques et fonctionnels du modèle DART, en particulier pour ce qui est la simulation du bilan radiatif et d'acquisitions de capteurs satellites, avions et terrestres (LiDARs, spectro-radiomètres imageurs visible et infrarouge thermique) des paysages naturels et urbains.

Pour plus d'information : programme du workshop

Contact : Jean-Philippe Gastellu-Etchegorry

 

 

Directeur de la publication : Laurent Polidori