La lettre d'information n° 25 - 8 Février 2018


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Quelques résultats scientifiques et techniques
 

Estimation spatialisée de l’évapotranspiration à basse résolution (MODIS) : utilisation optimale des données haute résolution pour la paramétrisation des modèles de bilan d’énergie

L’estimation de l’évapotranspiration (ET) à l’aide des données Infra Rouge Thermique se heurte à la disponibilité de données de température de surface à une résolution compatible avec l’échelle d’intérêt, i.e. la parcelle agricole...

 

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Une mini-plateforme numérique pour obtenir des équations déterministes à partir de séries observationnelles

GPoM – pour Generalized Polynomial Modelling – est une mini plateforme numérique destinée à obtenir des jeux d’équations différentielles directement à partir de séries temporelles. Selon les données dont on dispose (le nombre de variables, la qualité des mesures) et selon la problématique étudiée...

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Mesures GNSS transmission pour l’estimation des propriétés du couvert végétal

Une campagne expérimentale a été menée au cours de l'été 2016 pour analyser l'atténuation des signaux GPS (GNSS Transmission) sur un champ de tournesol en lien avec la dynamique des caractéristiques du couvert végétal.

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Campagnes GLORI

En 2013, le CESBIO a proposé de réaliser un récepteur GNSS-R et de l’installer sur l’avion de recherche ATR42 (SAFIRE) dans le cadre d’un financement du Comité Scientifique et Technique des Avions de Recherche

 

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Utilisation de Copernicus Atmosphere dans la correction atmosphérique de MAJA

La version opérationnelle actuelle de MAJA utilise un type d'aérosol constant spatialement et temporellement, ce qui peut affecter la qualité de la correction atmosphérique dans certains cas.

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Analyse de la décorrélation temporelle aux fréquences P et L : une première pour les forêts tropicales

La cohérence (ou ''degré de similarité'') entre 2 images Radar constitue un paramètre clé pour exploiter leur phase interférométrique, et estimer la hauteur absolue ou relative des diffuseurs, comme la hauteur des forêts visée par les objectifs de la mission BIOMASS

 

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Les séries temporelles d’images à haute résolution pour la modélisation des échanges de surface

Les paysages agricoles d’Europe de l’Ouest présententt une forte hétérogénéité, que ce soit spatiale, avec une mosaïque de parcelles aux phénologies très différentes (cultures d’été, cultures d’hiver), ou temporelle (pratiques culturales).

 

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Assimilation des données SMOS au Centre Européen de Prédictions Météorologiques (CEPMMT)

Le groupe « micro-ondes passives » du CESBIO a été sollicité par l'Agence Spatiale Européenne (ESA) pour implémenter une chaîne de traitement en temps quasi-réel spécifique pour l'assimilation de données au Centre Européen de Prédictions Météorologiques à Moyen Terme (CEPMMT/ECMWF)

 

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  Actualités du labo
 

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Journée des doctorants

Le 16 Janvier 2018 a eu lieu la journée des doctorants du CESBIO en salle de conférences du CESBIO.

 

Résumés des thèses  

 

Yann Kerr nommé Fellow of the American Geophysical Union

Le 13 Décembre dernier Yann Kerr a reçu lors de l'AGU Fall Meeting qui s'est tenu à la Nouvelle-Orléans le titre de "Fellow of the American Geophysical Union".

 

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Nouvelles arrivées au CESBIO

L'année 2017 a vu de nouveaux arrivants au CESBIO, que ce soit dans les services administratif, logistique et dans les équipes scientifiques

 

 

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  Soutenances, conférences, formations...
   
 

Soutenance de thèse - Cartographie de l'occupation des sols à partir de séries temporelles d'images satellitaires à hautes résolutions

Charlotte Pelletier a soutenu sa thèse de doctorat sur la "Cartographie de l'occupation des sols à partir de séries temporelles d'images satellitaires à hautes résolutions - Identification et traitement des données mal étiquetées" le lundi 11 décembre 2017 à 10h au CESBIO en salle de conférences.

 
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Soutenance de thèse - Différence d’échelle spatiale entre les mesures satellitaires et in situ d’humidité du sol : analyse par des approches spatio-temporelles

Beatriz Molero a soutenu sa thèse de doctorat sur la "Différence d’échelle spatiale entre les mesures satellitaires et in situ d’humidité du sol : analyse par des approches spatio-temporelles" le lundi 18 décembre 2017 à 14h au CESBIO en salle de conférences.

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Atelier pour la continuation des radiomètres en bande L

Pendant 3 jours du 28 au 30 novembre 2017, 50 personnes se sont réunies au CESBIO dans le cadre d'un atelier organisé par Yann Kerr. Cet atelier regroupait des industriels, des représentants d'agences spatiales et des scientifiques afin de faire un bilan des missions existantes en radiométrie bande L et d'examiner comment assurer le futur de cette filière.

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Atelier de prospective du programme MISTRALS/SICMED à Marrakech

SICMED comme les autres composantes de MISTRALS doit proposer une prospective scientifique pour les prochaines années prenant en compte le cadrage adopté par le Comité Inter Organisme en janvier 2017 et le premier effort de prospective mené en 2016.

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Soutenance de HDR - Modélisation du fonctionnement hydrique des cultures à l'échelle du territoire

Valérie Demarez a soutenu son Habilitation à diriger des recherches sur la "Modélisation du fonctionnement hydrique des cultures à l'échelle du territoire" le jeudi 25 Janvier 2018, à 14h en salle de conférences du CESBIO.

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Soutenance de thèse - Estimation spatialisée de l'évapotranspiration et des volumes d'irrigation à l'aide de modèles de bilans hydrique et énergétique forcés par des données de la télédétection optique (VIS/PIR/IRT)

Sameh Saadi va soutenir sa thèse de Doctorat sur l'"Estimation spatialisée de l'évapotranspiration et des volumes d'irrigation à l'aide de modèles de bilans hydrique et énergétique forcés par des données de la télédétection optique (VIS/PIR/IRT)" le vendredi 16 Février 2018, à 11h en salle de conférences du CESBIO.

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Ecole d'hiver SHAM 2017 à Marrakech

le LMI TREMA a organisé, en collaboration avec le LMI Naila basé en Tunisie et le LMI MediTer basé au Maroc, une école d’hiver de 5 jours consacrée aux approches utilisées pour l’étude des agro-systèmes semi-arides.

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L’estimation de l’évapotranspiration (ET) à l’aide des données Infra Rouge Thermique se heurte à la disponibilité de données de température de surface à une résolution compatible avec l’échelle d’intérêt, i.e. la parcelle agricole. En revanche, les données basse résolution (kilométriques) sont disponibles à une fréquence compatible avec le suivi hydrologique. Les modèles de bilan d’énergie utilisés pour calculer l’ET ont besoin d’information sur la surface (notamment la hauteur) que l’on peut estimer à l’aide des données haute résolution dans le domaine visible/proche infrarouge via des relations plus ou moins empiriques. L’application de ces équations à basse résolution, notamment lorsque le paysage est très hétérogène, pose d’évidents problèmes de transfert d’échelle de ces paramètres, et notamment la rugosité de surface issue de la hauteur du couvert.


Ce papier a quantifié pour deux modèles classiques (SEBS et TSEB) l’erreur induite par l’application des modèles à basse résolution sans tenir compte de ce transfert d’échelle, et déterminé la loi de transfert la plus adaptée pour tirer parti des données haute résolution pour estimer la rugosité à basse résolution.


Ces travaux ont été réalisés dans le cadre du projet TOSCA EVA2IRT

 

Figure : Comparaisons entre NDVI basse et haute résolutions pour 3 dates lors de la période de croissance

 

Référence :

Bahir, M.; Boulet, G.; Olioso, A.; Rivalland, V.; Gallego-Elvira, B.; Mira, M.; Rodriguez, J.-C.; Jarlan, L.; Merlin, O. Evaluation and Aggregation Properties of Thermal Infra-Red-Based Evapotranspiration Algorithms from 100 m to the km Scale over a Semi-Arid Irrigated Agricultural Area. Remote Sens. 2017, 9, 1178. doi:10.3390/rs9111178

Contact : Gilles Boulet

 
 

 

La nouvelle version (tant attendue) du package GPoM, est enfin disponible !


GPoM – pour Generalized Polynomial Modelling – est une mini plateforme numérique destinée à obtenir des jeux d’équations différentielles directement à partir de séries temporelles. Selon les données dont on dispose (le nombre de variables, la qualité des mesures) et selon la problématique étudiée (dimension du système, complexité de la dynamique), les objectifs de son utilisation peuvent être assez divers. Il peut s’agir (1) de disposer simplement d’un outil de prévision et de caractérisation, (2) d’identifier l’existence de couplages entre différentes variables mesurées, ou encore (3) d’obtenir une formulation interprétable des équations de la dynamique.

Le package est très générique dans sa formulation, ce qui le rend applicable – dans son principe – à un très large champ de thématiques (processus physiques, chimiques ou biologiques, systèmes couplés biotique-abiotique, écologie, épidémiologie, etc.). De par sa formulation différentielle, l’outil vise essentiellement à des formulations déterministes, et c’est justement ce qui lui donne le potentiel de s’attaquer à la détection et la reformulation de couplages.


L’un des points forts de l’approche tient dans une algorithmique dont la formulation ne dépend pas des conditions initiales. En effet, les comportements dynamiques présentent souvent une sensibilité qui peut être plus ou moins forte à l’état de départ du système. Dans certains cas, une petite différence de l’état initial peut même conduire à des trajectoires très différentes. C’est le cas pour de très nombreux systèmes environnementaux. Pour des dynamiques présentant une telle sensibilité, il est nécessaire de disposer d’outils qui ne cherchent pas à reproduire singulièrement la solution particulière observée, mais qui autorisent au contraire une formulation générale capable d’inclure d’autres trajectoires qui auraient pu être visitées par le système étudié si les conditions de départ avaient été différentes. Le package GPoM est très bien adapté à ce type de difficulté puisqu’il permet de modéliser des systèmes chaotiques : systèmes déterministes présentant une forte sensibilité aux conditions initiales.

 

Le package a été formulé de façon à être relativement facile d’utilisation. En outre, la nouvelle version du package comprend sept ‘vignettes’ didactiques pour une prise en main rapide des divers outils qu’il contient. Ces vignettes sont les suivantes :

  • General Introduction : offre une présentation du package
  • I-Generate : introduit le formalisme utilisé dans le package
  • II-PreProcessing : explique et illustre le type de prétraitements utiles d’appliquer avant la modélisation
  • III-Modelling : montre comment obtenir un modèle à partir de séries temporelles dans différents situations (modélisations monovariée, multivariée, détection de couplages, etc.)
  • IV-VisualizeOuputs : montre comment disposer d’une vision d’ensemble de tous les modèles
  • V-Predictability : présente une manière d’estimer les capacités prédictives des modèles pour leur validation
Les deux dernières vignettes visent plutôt à montrer le potentiel et la robustesse de l’approche suivant certaines limitations :
  • VI-Sensitivity : illustre les performances de l’approche dans diverses conditions d’observation dégradées (conditions initiales différentes, séries temporelles courtes, données bruitées, sous-échantillonnages)
  • VII-Retro-Modelling : explore la capacité de l’approche à remonter aux équations originales pour dix-huit systèmes dynamiques différents.

Le package est mis à la disposition de toute personne intéressée pour tester l’approche ou pour l’appliquer à son propre jeu de données.


Le package est directement téléchargeable sur le site du CRAN à l’adresse suivante : https://CRAN.R-project.org/package=GPoM .

 

Contact : Sylvain Mangiarotti

 
 

 

Une campagne expérimentale a été menée au cours de l'été 2016 pour analyser l'atténuation des signaux GPS (GNSS Transmission) sur un champ de tournesol en lien avec la dynamique des caractéristiques du couvert végétal.

Des mesures hebdomadaires in situ ont été réalisées simultanément afin d'obtenir des mesures directes de la teneur en eau des tournesols.

L'instrument proposé comprend deux antennes:

  • l'une, attachée à un mât, située au-dessus de la hauteur maximale estimée de la végétation (soit ~ 2m) est utilisée comme antenne de référence (R)
  • l'autre installée au niveau du sol (G).

 

Figure : Photographie de l'instrument récepteur GNSS, montrant le panneau solaire, le récepteur et deux antennes ((G) au sol, et (R) au-dessus du feuillage)

La puissance reçue par les antennes a été utilisée pour calculer l'atténuation due à la végétation. Au cours des acquisitions des signaux GNSS, deux types de mesure de la végétation ont été effectués: le contenu en eau (VWC) et la hauteur des cultures. La croissance continue de la végétation a été observée jusqu'à la fin du mois de juillet, suivie d'une période de séchage au cours des trois dernières semaines. Un modèle d’inversion est proposé pour estimer le contenu en eau du couvert à partir des mesures GNSS

Référence:M. Zribi, E. Motte, P. Fanise, W. Zouaoui, Low-cost GPS receiver for the monitoring of a sunflower cover dynamics, Journal of Sensors doi : doi:10.1155/2017/6941739

Contact : Mehrez Zribi

 
 

 

En 2013, le CESBIO a proposé de réaliser un récepteur GNSS-R et de l’installer sur l’avion de recherche ATR42 (SAFIRE) dans le cadre d’un financement du Comité Scientifique et Technique des Avions de Recherche (PI. Mehrez Zribi, chef de projet : Pascal Fanise).

Une première campagne de mesures aéroportées a eu lieu en juin-juillet 2015, elle a illustré le fort potentiel de cette technique pour l’estimation des états des surfaces continentales (état hydrique du sol, dynamique du couvert végétal agricole, biomasse de la foret), (Motte et al., 2016).

Ces campagnes aéroportées sont enrichies avec le lancement de nouvelles mesures de GLORI sur mât sur une parcelle agricole du site de l’INRA-Auzeville. L’objectif est de mieux comprendre la physique de la diffusion bistatique dans un contexte de sol nu ou couvert de végétation. La nouvelle campagne de mesures GLORI est prévue pour une année, à partir de décembre 2017.

Contacts : Mehrez Zribi et Pascal Fanise

 
 

 

La version opérationnelle actuelle de MAJA utilise un type d'aérosol constant spatialement et temporellement, ce qui peut affecter la qualité de la correction atmosphérique dans certains cas.

L'alternative proposée ici est d'utiliser l'information venant de CAMS (Copernicus Atmosphere Monitoring Service), qui fournit des prévisions d'épaisseur optique (AOT pour Aerosol Optical Thickness) pour cinq types d'aérosols différents. La contribution de chacun de ces aérosols durant la correction atmosphérique faite par MAJA est donc proportionnelle à leur AOT.

Afin d'évaluer les performances de MAJA lorsqu'on utilise l'information de CAMS, on compare l'AOT à 550 nm estimée par MAJA (lors du traitement de données Sentinel-2A) aux observations du réseau AERONET. Les résultats sur une sélection de sites arides (figure ci-dessous) montrent que l'utilisation de CAMS (à droite) permet une amélioration significative de l'AOT estimée par MAJA, par rapport à la méthode aérosol constant (à gauche).

 

Figure : Comparaison de l'AOT à 550 nm estimée par MAJA aux observations du réseau AERONET. Les cas stables, en bleu, correspondent aux données AERONET qui sont stables dans le temps et où il n'y a pas plus de 10% de nuages dans un voisinage de 10 km autour du site AERONET. Lors de l'évaluation des performances on se concentre sur ces cas stables.

L'objectif initial était d'éviter d'avoir à sélectionner une méthode particulière ou un type d'aérosol en fonction du site à traiter. L'introduction de CAMS permet d'avoir un type d'aérosol variable automatiquement (selon les prévisions d'AOT) et représente un choix adéquat afin d'augmenter significativement les performances sur les sites arides.

Plus de résultats sont disponibles dans le post disponible sur http://www.cesbio.ups-tlse.fr/multitemp/?p=11795 et dans l'article “Using Copernicus Atmosphere Monitoring Service Products to Constrain the Aerosol Type in the Atmospheric Correction Processor MAJA” publié dans la revue Remote Sensing et disponible sur doi:10.3390/rs9121230.


Contact : Bastien Rouquié

 
 

 

La cohérence (ou ''degré de similarité'') entre 2 images Radar constitue un paramètre clé pour exploiter leur phase interférométrique, et estimer la hauteur absolue ou relative des diffuseurs, comme la hauteur des forêts visée par les objectifs de la mission BIOMASS [1].

C'est précisément pour mieux caractériser ce phénomène de décorrélation temporelle que l'ESA et le CNES ont financé les campagnes TropiScat et AfriScat [2], permettant l'acquisition de séries temporelles depuis des tours à flux équipées d'un diffusiomètre Radar surplombant la forêt. Ce type de configuration permet d’obtenir des données (quasi-continues) donnant l'évolution des cohérences à différentes échelles de temps (en lien avec des cycles diurnes ou saisonniers), de façon beaucoup plus significative que ce que des données aéroportées pourraient fournir.

En se basant sur les résultats de la campagne TropiScat (menée en collaboration avec l'équipe Guyaflux [2]), nous avons pu quantifier dans [3] cette décorrélation temporelle aux fréquences des bandes P et L, apportant ainsi des éléments statistiques clés pour les scénarios d'acquisitions des futures missions spatiales. De plus, nous avons aussi montré que les mêmes schémas de décorrélation caractéristiques des saisons tropicales sèches ou humides pouvaient être observés (cf. figure ci-contre), ouvrant ainsi de nombreuses perspectives de synergie entre les futures missions NiSAR (bande L) et Biomass (bande P).

Figure : Evolution de la cohérence en bande P et L au cours du temps, pour les 3 polarisations (HH,HV,VV) dans le cas de la saison sèche (gauche) et des pluies (droite), extraite des données de la campagne TropiScat sur le site de Paracou  (Guyane).

Références :

[1] Le Toan, T et al "The BIOMASS mission: Mapping global forest biomass to better understand the terrestrial carbon cycle", Remote Sens. Environ., vol. 115, n° 11, pp. 2850-2860, Jun. 2011.
[2] http://www.cesbio.ups-tlse.fr/newsletter_cesbio/numero21/Vmail.html#bal12
[3] http://www.ecofog.gf/fr/fonctionnement/guyaflux/
[4] A. Hamadi, L. Villard, P. Borderies, C. Albinet, T. Koleck and T. Le Toan, "Comparative Analysis of Temporal Decorrelation at P-Band and Low L-Band Frequencies Using a Tower-Based Scatterometer Over a Tropical Forest," in IEEE Geoscience and Remote Sensing Letters, vol. 14, no. 11, pp. 1918-1922, Nov. 2017

Contacts : Ludovic Villard et Thierry Koleck

 
 

 

Les paysages agricoles d’Europe de l’Ouest présententt une forte hétérogénéité, que ce soit spatiale, avec une mosaïque de parcelles aux phénologies très différentes (cultures d’été, cultures d’hiver), ou temporelle (pratiques culturales).

Ces hétérogénéités peinent à être prises en compte dans les modèles de surface, qui simulent les bilans d’eau et d’énergie à l’interface sol-végétation-atmosphère en utilisant des cartes d’occupation des sols peu souvent actualisées et des paramètres du couvert à résolution grossière (bien supérieure à la taille des parcelles).

Les produits satellite à haute résolution spatiale et temporelle, à l’instar de Sentinel-2, permettent d’apporter des éléments pour résoudre ce problème. Notre étude[1,2] vise à montrer leur apport potentiel dans la modélisation de surface. Pour ce faire, nous avons forcé le modèle SURFEX-ISBA[3] du CNRM avec des images d’indice foliaire[4] (LAI) ainsi qu’une carte d’occupation des sols, toutes issues de la série temporelle d’images Formosat-2 à 8m de résolution, grandement utilisée au CESBIO pour préparer l’arrivée de Sentinel-2.

Figure 1 : Comparaison du LAI issu de Formosat-2, d'ECOCLIMAP et observé sur les sites d’Auradé et Lamssquère en 2006.

 

Figure 2 : Comparaison entre l’ET simulée avec forçage Formosat, forçage ECOCLIMAP et  l’ET mesurée sur les sites d’Auradé et Lamasquère en 2006.

Par une comparaison aux mesures sur les sites d’Auradé et Lamasquère, nous avons pu déterminer que la phénologie vue par Formosat-2 est bien meilleure que celle présente dans ECOCLIMAP.

Cependant, l’impact sur l’évapotranspiration n’est visible que sur les cultures d’été, avec un décalage du pic d’évapotranspiration qui colle mieux aux mesures par eddy-covariance. Une analyse spatialisée a permis de confirmer que ce phénomène est général sur l’ensemble des cultures d’été. Ce décalage provient du fait que le LAI, plus faible au printemps avec Formosat-2, permet à la plante de moins transpirer et de garder ainsi plus d’eau disponible dans le sol pour l’évapotranspiration en été. Cela impacte également les autres flux d’eau tels le drainage ou le ruissellement, et ce de manière non négligeable. Cependant, des efforts restent à faire, et des travaux sont actuellement menés au CESBIO, concernant la prise en compte de certaines pratiques anthropiques dans ce type de modèles, comme l’irrigation, qui influencent fortement le flux d’évapotranspiration.

Références :

[1] Etchanchu, J., Rivalland, V., Gascoin, S., Cros, J., Tallec, T., Brut, A., and Boulet, G.: Effects of high spatial and temporal resolution Earth observations on simulated hydrometeorological variables in a cropland (southwestern France), Hydrol. Earth Syst. Sci., 21, 5693-5708, 2017, doi:10.5194/hess-21-5693-2017
[2] http://www.cesbio.ups-tlse.fr/multitemp/?p=11721
[3] Noilhan, J., Planton, S.: A simple parameterization of land surface processes for meteorological models, Mon. Weather Rev., 117, 536-549, doi:10.1175/1520-0493(1989)117<0536:ASPOLS>2.0.CO;2, 1989.

[4] Claverie, M.: Estimation spatialisée de la biomasse et des besoins en eau des cultures à l’aide de données satellitales à hautes résolutions spatiale et temporelle : application aux agrosystèmes du sud-ouest de la France, Ph.D. thesis, Université Toulouse

Contact : Jordi Etchanchu

 

   
 
 

 

Le groupe « micro-ondes passives » du CESBIO a été sollicité par l'Agence Spatiale Européenne (ESA) pour implémenter une chaîne de traitement (en temps quasi-réel) spécifique pour l'assimilation de données au Centre Européen de Prédictions Météorologiques à Moyen Terme (CEPMMT/ECMWF). Le projet vient de débuter et permettra l'assimilation opérationnelle de données SMOS au CEPMMT à partir de 2018. Cette demande de l'ESA fait suite à deux projets menés précédemment avec succès par le CESBIO: 

  • le design de l’algorithme neuronal du produit humidité des sols SMOS en temps quasi-réel. Ce algorithme produit des données humidité du sol de façon opérationnelle pour l'ESA depuis avril 2016 (newsletter 21Juin 2016)
  • l'expérience d'assimilation de données d'humidité du sol SMOS dans les modèles du CEPMMT. Cette expérience a utilisé une méthode innovatrice basée également sur un réseau de neurones (newsletter 23Mars 2017)


 


Contact : Nemesio Rodríguez-Fernández

 

 
Nouvelles arrivées au CESBIO
 

 

Suite au départ à la retraite de Monique Britz et de Martine Vialaret, le CESBIO a obtenu un poste de gestionnaire. Le concours a eu lieu en octobre et Emilie Bastié a été recrutée. Emilie était en CDD depuis plusieurs années. Elle a assuré un remplacement au secrétariat de Direction au tout début pour ensuite évoluer rapidement vers la gestion administrative qui correspondait mieux à ses aspirations et à sa formation. Elle a vite secondé Monique, a complémenté avec brio sa formation et a su démontrer ses compétences et son efficacité. Parfaitement intégrée au laboratoire elle est appréciée de tous tant pour ses qualités professionnelles qu'humaines.

 

 

Sylvain Ferrant a été recruté CR1 à l'IRD au CESBIO cette année. Spécialiste de modélisation agro-hydrologique spatialisée et télédétection multi-temporelle, il a développé au CESBIO des méthodes d'assimilation de variables bio-physiques dans des modélisations spatialisées simulant le devenir des surplus azotés de l'agriculture gasconne dans les rivières, à l'aide d'un financement CNES (2012-2014). Il a plus récemment coordonné un projet de l'agence spatiale européenne visant à restituer des dynamiques de variables de forçage (surface en eau, surfaces en riz, surface irriguées...) des nouvelles observations satellite Sentinel-1&2, sur une région agricole proche d'Hyderabad, sud de l'Inde.

 

 

 

Le CESBIO accueille une nouvelle assistante de direction depuis le 1er septembre : Laurence Keppel, originaire de la Faculté Sciences et Ingénierie (Université Paul Sabatier), succède à Mme Dominique Lullier qui avait fait valoir ses droits à la retraite. 

 

 

Jean-Louis Roujean, directeur de recherche au CNRS et précédemment directeur-adjoint du CNRM, vient de rejoindre le CESBIO. Il entretenait déjà depuis de nombreuses années des collaborations avec les chercheurs du CESBIO sur des thèmes d'intérêt commun (de l'observation thermique aux applications scientifiques de la plate-forme DART en passant l'inversion de paramètres biophysiques, notamment la végétation). Il est impliqué dans plusieurs centres d'expertise scientifique du pôle de données Theia. Son arrivée au CESBIO ne fera que renforcer ces collaborations dans le domaine de la télédétection des surfaces continentales. 

 

 

 

Le CESBIO accueille un nouvel opérateur logistique : Eric Brune (adjoint technique CNRS) rejoint l'équipe chargée de l'entretien des locaux et de la sécurité, et est plus particulièrement chargé de l'accueil.

 

 

  Atelier de prospective du programme MISTRALS/SICMED à Marrakech  
 

 

SICMED comme les autres composantes de MISTRALS doit proposer une prospective scientifique pour les prochaines années prenant en compte le cadrage adopté par le Comité Inter Organisme en janvier 2017 et le premier effort de prospective mené en 2016. A l’instar de l’AISH (Association Internationale des Sciences Hydrologiques ) et de sa décade Panta Rhei, SICMED souhaite tourner sa prospective vers une approche pluridisciplinaire de problématiques scientifiques clefs pour répondre à des questions socio-économiques et/ou de développement, où les enjeux sociétaux et environnementaux sont au cœur des préoccupations, dans un contexte de changement global avec une pression accrue sur les ressources.

Le Laboratoire Mixte International TREMA a co-organisé avec Hydrosciences Montpellier (Gil Mahé) le 1er atelier de prospective de la seconde phase du programme MISTRALS/SICMED à l’hôtel Sémiramis de Marrakech du 15 au 17 novembre 2017. Cet atelier a mobilisé 35 personnes issues de laboratoires algériens, français, libanais, marocains et tunisiens.

Les riches discussions qui se sont étalées sur deux jours ont permis de faire émerger des pistes de prospective scientifique autour de 5 groupes thématiques :

  • bilan de masse et érosion,
  • dynamique des contaminants,
  • scénarios de gouvernance et soutenabilité,
  • dynamique et fonctionnement des agro-écosystèmes,
  • recharge des aquifères.
Les interactions se poursuivent à distance dans l’objectif d’aboutir à un document de prospective dans le courant du premier trimestre 2018. Les personnes n’ayant pu être présentes à cet atelier mais intéressées pour participer à la réflexion en cours sont invitées à se faire connaître (contacts ci-dessous).

Contacts :

 
 

Atelier pour la continuation des radiomètres en bande L  

 
 

 

Pendant 3 jours du 28 au 30 novembre 2017, 50 personnes se sont réunies au CESBIO dans le cadre d'un atelier organisé par Yann Kerr. Cet atelier regroupait des industriels, des représentants d'agences spatiales et des scientifiques afin de faire un bilan des missions existantes en radiométrie bande L et d'examiner comment assurer le futur de cette filière. Pour celles et ceux n'ayant pu effectuer le déplacement (ISRO, CONAE, ESR) nous avons établi un lien 'live' sur YouTube (une première ?) et nos travaux ont pu ainsi être suivis à différents endroits dans le monde en temps réel.

Ouvert par M. Clair (Directrice CNES DSO) l'atelier a été non seulement suivi par des membres du Cesbio et du CNES mais nous avons aussi pu compter sur une forte contribution de la NASA (JPL, et GSFC principalement), de l'ESA (ESTEC et ESRIN), du NSSC chinois, du DLR etc. Sur le plan industriel le plus gros groupe venait de EADS (Espagne et France). Les scientifiques étaient principalement les têtes de liste des équipes SMOS, Aquarius et SMAP.

La première journée a été consacrée aux aspects programmatiques et aux points de vue des agences, aux retours d'expérience des missions SMOS, Aquarius et SMAP ainsi qu'aux expressions de besoin (Decadal Survey et études ESA et CNES). Cette journée a permis de nombreuses discussions fructueuses.

La deuxième journée a permis de faire le tour de tous les projets ayant parfois des niveaux de maturité trés différents et des contextes programmatiques variés.

Enfin, le dernier jour a été mis à profit pour discuter des options, des collaborations potentielles. Le plan d'un « white paper » a été établi pour une réalisation d'ici janvier 2018. Un nouveau point de rendez-vous a en outre été fixé en mars 2018 au MIT

 


Contact : Yann Kerr

 
 

Ecole d’hiver SHAM2017 « Systèmes Hydro-Agricoles Méditerranéens », 4 au 8 décembre 2017, Marrakech

 
 

 

La Méditerranée connait aujourd’hui de fortes pressions sur ses ressources en eau qui sont sollicitées principalement pour l’agriculture irriguée et pour des usages domestiques croissants. Les changements climatiques annoncés dans cette région au cours de ce siècle, avec une augmentation des températures et une probable baisse des précipitations, vont accentuer cette pression. Il existe donc un besoin de mieux connaitre ces ressources pour mieux les gérer. Les carences actuelles sont dues notamment à un déficit de connaissances sur le fonctionnement des agro-hydrosystèmes et sur les trajectoires d’évolutions futures. A cela s’ajoute le besoin de renforcer la capacité des chercheurs et des gestionnaires à utiliser les méthodes et outils d’étude et de gestion des systèmes hydro-agricoles.

Dans ce contexte, pour favoriser les échanges entre équipes scientifiques, mais aussi pour dépasser ce cercle et transmettre nos acquis scientifiques aux acteurs du monde scientifique et professionnel, le LMI TREMA a organisé, en collaboration avec le LMI Naila basé en Tunisie et le LMI MediTer basé au Maroc (*), une école d’hiver de 5 jours consacrée aux approches utilisées pour l’étude des agro-systèmes semi-arides. Une originalité majeure de cette école a été d’aborder aussi bien les aspects physiques de la gestion de l’eau que les aspects humains, afin de fournir aux auditeurs une vision aussi large que possible de la problématique et sa complexité.
Cette école a sollicité une vingtaine d’intervenants marocains, français, tunisiens et a été suivie par 24 auditeurs (étudiants, chercheurs, cadres techniques des organismes de gestion du sud de la méditerranée, dont 8 tunisiens et 16 marocains).

 

 

(*) Les travaux de ces LMI s’inscrivent dans le champ du programme SICMED, Surfaces et Interfaces Continentales en Méditerranée, qui a soutenu financièrement cet événement.


Contacts : Vincent Simonneaux et Salah Er Raki

 

 

Directeur de la publication : Laurent Polidori