La lettre d'information n° 26 - 18 Octobre 2018


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Quelques résultats scientifiques et techniques
 

L'évaporation du sol, des pores du sol aux surfaces continentales

L'évaporation du sol est un processus important en agro-hydro-météorologie qu'il est nécessaire de représenter à des échelles très variées: des interstices du sol à la parcelle agricole, au bassin versant, à l'échelle globale.

 

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Estimer la quantité d'eau stockée dans le manteau neigeux dans le Haut Atlas sans données de terrain

La neige qui s'accumule chaque hiver dans le Haut Atlas représente une ressource en eau très importantes pour l'agriculture dans la région de Marrakech.

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Synthèses mensuelles de réflectance de surface des données Sentinel-2

Depuis le mois d'août 2018, le CNES, pour le compte du pôle de données Theia, a commencé à produire et distribuer des 
synthèses mensuelles de réflectance de surface à partir des données de la mission Sentinel-2. 

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SMOS Haute Résolution en phase 0

Le projet SMOS-HR pour SMOS Haute Résolution est un projet de suite de SMOS visant à obtenir une résolution de l’ordre de 10km.  

 

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Une nouvelle avancée grâce aux données SMOS publiée dans Nature Environment and Ecology

Pour la première fois, une étude met en évidence, sur la base d'observations satellitaires, les interactions globales existant entre le contenu en eau de la végétation et la phénologie foliaire.

 

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Evaluation de 3 méthodologies pour le suivi des flux de N2O sur une parcelle de maïs irrigué

Le protoxyde d’azote (N2O) est un puissant gaz à effet de serre, dont les émissions anthropiques proviennent majoritairement (>50%) de sols agricoles recevant une fertilisation azotée.

 

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Estimation de la biomasse de la forêt par observations aéroportées GNSS-R

Le projet GLORIE (TOSCA/CNES) a pour objectif principal d’évaluer le potentiel des mesures GNSS-R pour le suivi des états des surfaces continentales.

 

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SMOS continue à apprendre… nous continuons à apprendre avec SMOS

L’Agence Spatiale Européenne (ESA) a confié au CESBIO la mise à jour de la chaîne de traitement qui estime l’humidité du sol en temps quasi-réel grâce à un réseau de neurones

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Variabilité climatique, disponibilité en eau et adaptation de l'agriculture en Inde du Sud, vues par les Sentinelles-1&2

Le CESBIO développe des applications agro-hydrologiques dans la région d'Hyderabad, située dans l'état du Télangana, en partenariat avec le National Geophysical Research Institute (NGRI) qui héberge la cellule Franco-indienne de Recherche sur les Eaux Souterraines (CEFIRES), animée par le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM).

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  Actualités du labo
 

Le CESBIO et ses tutelles

Chaque année, à la fin de l'été, nos tutelles réunissent les directeurs d'unités pour un point de rentrée. Pour le CESBIO il s'agissait de répondre aux appels de l'IRD (Marseille, 29-31 août), de l'INRA - département EFPA (Nantes, 17-19 septembre), de l'Université Paul Sabatier (Toulouse, 28 septembre) et de l'INSU (Paris, 2-3 octobre). 

 

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Participation de l'Université Toulouse 3 au concours CUBE 2020

Dans le cadre de sa politique d’optimisation énergétique, l’Université Toulouse 3 - Paul Sabatier participe au concours CUBE 2020 (Concours Usages Bâtiment Efficace) sous l'impulsion de Fanny Lamote, économe de flux de l'Université. Ce concours national a pour objectif de réduire la consommation énergétique par rapport à une situation de référence propre à chaque bâtiment. 

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  Soutenances, conférences, formations...
   
 

Soutenance de thèse - Impacts microclimatiques de l’agroforesterie en viticulture Etude de cas dans le Sud de la France

Juliette Grimaldi a soutenu sa thèse de doctorat sur les "Impacts microclimatiques de l’agroforesterie en viticulture Etude de cas dans le Sud de la France" le vendredi 5 octobre 2018 au CESBIO.

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Colloque "Pyrénées et Changement Climatique"

Le Cesbio a participé au colloque "Pyrénées et Changement Climatique" organisé au centre international de conférences de Météo-France les 20 et 21 septembre. 

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Formations sur le modèle de transfert radiatif DART

DART est développé au CESBIO depuis 1992, avec le support de l'Université Paul Sabatier, du CNES, du CNRS et de  l'IRD.

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L'évaporation du sol est un processus important en agro-hydro-météorologie qu'il est nécessaire de représenter à des échelles très variées: des interstices du sol à la parcelle agricole, au bassin versant, à l'échelle globale.

Une équipe du CESBIO et ses partenaires (projet MixMod-E du programme jeunes chercheurs de l'ANR, sept. 2013-sept. 2018) se sont proposés de réconcilier les modèles théoriques -dont on comprend les paramètres- et les modèles empiriques -basées sur les données- en vue d'une représentation physique et multi-échelle de l'évaporation du sol.

Nous avons développé une modélisation mixte, intermédiaire entre théorie et expérience, qui permet de régionaliser ce processus de 3 manières différentes:

  • à partir d'une carte de sol indiquant la taille des pores (texture) du sol (Merlin et al. 2016),
  • en mesurant les propriétés hydrodynamiques du sol (Lehmann et al. 2018),
  • et/ou par calibration des paramètres directement à partir des données de télédétection multi-spectrales (Merlin et al. 2018).

Cette approche améliore la représentation multi-échelle du bilan d'eau et d'énergie des surface continentales et, en même temps, fournit une nouvelle base pour combiner efficacement les données satellitaires multi-capteur/multi-résolution (Aït Hssaine et al. 2018, Amazirh et al. 2018, Olivera et al. 2018).

Des expériences de terrain originales ont également été mises en œuvre sur les chantiers du CESBIO (SudOuest et Maroc) pour mesurer la partition entre l'évaporation du sol et la transpiration des plantes (Rafi et al. 2018). Le premier jeu de données in situ "évaporation du sol" comprenant 34 sites est mis à disposition de la communauté scientifique (Merlin et al. 2016).


Figure : Campagne de mesures de l'évaporation du sol sur des parcelles de blé irrigué au Maroc, avec l'installation de stations eddy covariance et lysimètres.

 

Références :

Merlin, O., Stefan, V. G., Amazirh, A., Chanzy, A., Ceschia, E., Er‐Raki, S., Gentine, P., Tallec, T., Ezzahar, J., Beringer, J. & Khabba S. (2016). Modeling soil evaporation efficiency in a range of soil and atmospheric conditions using a meta‐analysis approach. Water Resources Research, 52(5), 3663-3684.

Hssaine, B. A., Merlin, O., Rafi, Z., Ezzahar, J., Jarlan, L., Khabba, S., & Er-Raki, S. (2018). Calibrating an evapotranspiration model using radiometric surface temperature, vegetation cover fraction and near-surface soil moisture data. Agricultural and Forest Meteorology, 256, 104-115.

Olivera-Guerra, L., Merlin, O., Er-Raki, S., Khabba, S., & Escorihuela, M. J. (2018). Estimating the water budget components of irrigated crops: Combining the FAO-56 dual crop coefficient with surface temperature and vegetation index data. Agricultural Water Management, 208, 120-131.

Merlin, O., Olivera-Guerra, L., Hssaine, B. A., Amazirh, A., Rafi, Z., Ezzahar, J., Gentine, P., Khabba, S., Gascoin, S. & Er-Raki, S. (2018). A phenomenological model of soil evaporative efficiency using surface soil moisture and temperature data. Agricultural and Forest Meteorology, 256, 501-515.

Amazirh, A., Merlin, O., Er-Raki, S., Gao, Q., Rivalland, V., Malbeteau, Y., Khabba, S. & Escorihuela, M. J. (2018). Retrieving surface soil moisture at high spatio-temporal resolution from a synergy between Sentinel-1 radar and Landsat thermal data: A study case over bare soil. Remote Sensing of Environment, 211, 321-337.

Lehmann, P., Merlin, O., Gentine, P. & Or, D. (2018). Soil texture effects on surface resistance to bare soil evaporation. Geophysical Research Letters, in press.

Rafi, Z., Merlin, O., Le Dantec, V., Khabba, S., Mordelet, P., Er-Raki, S., Amazirh, A., Olivera-Guerra, L., Aït Hssaine, B., Simonneaux, V., Ezzahar, J. & Ferrer, F. Partitioning evapotranspiration of drip-irrigated wheat crop: inter-comparing eddy covariance-, sap flow-, lysimeter- and FAO-based methods. Agricultural and Forest Meteorology, in press.

Crédits: Agence Nationale de la Recherche (ANR-13-JS06-0003), laboratoire mixte international TREMA, Horizon H2020 Research and Innovation Staff Exchange (REC, GA 645642).

Contact : Olivier Merlin

 
 

 

La neige qui s'accumule chaque hiver dans le Haut Atlas représente une ressource en eau très importante pour l'agriculture dans la région de Marrakech. Il y a très peu de stations météorologiques dans le Haut Atlas, alors qu'une bonne connaissance du stock de neige permettrait de mieux anticiper la gestion de l'eau au cours de la saison de fonte.

Dans cette étude, nous avons évalué la possibilité de modéliser l'équivalent en eau du manteau neigeux et de sa fonte sans données de terrain. Pour cela, nous avons désagrégé les données météorologiques globales (MERRA 2) et appliqué un modèle distribué du bilan d'énergie à l'échelle du bassin versant de l'Ourika. Les sorties du modèle ont été évaluées avec des cartes de surfaces enneigées obtenues par télédétection, des mesures in situ de hauteur de neige, de précipitations et de débit.

Les résultats montrent une bonne adéquation entre les surfaces enneigées simulées et observées et une bonne simulation de la hauteur de neige à la station de Oukaimeden. Il subsiste toutefois une erreur importante sur les précipitations liquides de plus basse altitude, ce qui fait que les débits sont moins bien simulés que les surfaces enneigées.

 

 

Ce travail a été réalisé dans le cadre de la thèse CNES/Région de Wassim Baba en collaboration avec le LMI TREMA et l'université Cadi Ayyad de Marrakech.

Référence : Baba, M. W., S. Gascoin, L. Jarlan, V. Simonneaux, L. Hanich (2018), Variations of the snow water equivalent in the Ourika catchment (Morocco) over 2000-2018 using downscaled MERRA-2 data, Water 2018, 10(9), 1120, doi:10.3390/w10091120.

Contact : Simon Gascoin

 
 

Depuis le mois d'août 2018, le CNES, pour le compte du pôle de données Theia, a commencé à produire et distribuer des synthèses mensuelles de réflectance de surface à partir des données de la mission Sentinel-2. La méthode développée pour  cette production a été mise au point au CESBIO il y a quelques années, et la chaîne a été développée dans le cadre du projet Sen2Agri de l'ESA, puis adaptée par le CNES. L'objectif est de minimiser les artefacts habituellement observés sur ce type de produits. La qualité du produit se fonde également sur la bonne qualité de la détection des nuages et des corrections atmosphériques obtenues grâce aux produits de Niveau 2A de Theia.

Dans un premier temps les données sont produites sur la France métropolitaine, la Belgique et le versant sud des Pyrénées. Début 2019, la production sera étendue à l'ensemble des zones traitées par Theia (https://theia.cnes.fr/atdistrib/rocket/#/sites).

Les produits de synthèse (Level 3A) peuvent être téléchargés ici : 
https://theia.cnes.fr/atdistrib/rocket/#/search?collection=SENTINEL2&processingLevel=LEVEL3A

Des mosaïques sur la France ont été créées pour une visualisation rapide : http://www.cesbio.ups-tlse.fr/multitemp/?p=14311

Pour plus de détails sur la méthode : http://www.cesbio.ups-tlse.fr/multitemp/?p=13976

Figure : Comparaison des mosaïques des synthèses mensuelles des mois de juillet (à gauche) et août (à droite) 2018. L'outil 
permet de zoomer jusqu'à 20m de résolution.

 

Contact : Olivier Hagolle

 
 

 

Le projet SMOS-HR pour SMOS Haute Résolution est un projet de suite de SMOS visant à obtenir une résolution de l’ordre de 10km. Pour obtenir ce résultat des études (et quelques brevets) se poursuivent depuis longtemps au CESBIO avec le CNES et le CMLA principalement.

Nous sommes maintenant arrivés à un concept qui semble viable notamment grâce au programme de R&T du CNES. Depuis juillet 2018 nous sommes passés en phase 0 au CNES avec le soutien des industriels d’ADS et Tryo afin de vérifier la faisabilité technique (déploiement par exemple).

Nous travaillons en parallèle sur les défis antennes avec le CNES ainsi que sur la finalisation de simulateurs. Les premiers dimensionnements seront obtenus en décembre 2018. Ces travaux sont coordonnés avec le projet de démonstrateur sur nanosatellite ULID qui lui commence sa phase A…. Affaire(s) à suivre donc !!

Vue d’artiste du concept © ADS

Contacts : Yann Kerr

 
 

 

Pour la première fois, une étude met en évidence, sur la base d'observations satellitaires, les interactions globales existant entre le contenu en eau de la végétation et la phénologie foliaire.

L'étude, pilotée en France par l'INRA avec le CESBIO, révèle, grâce à SMOS, que les variations saisonnières du contenu en eau de la végétation et de la phénologie foliaire sont fortement synchrones dans les régions boréales et tempérées, mais fortement asynchrones dans les forêts tropicales sèches, où l'augmentation du stock d'eau de la plante précède le verdissement de la végétation ("vegetation greening") de 25 à 180 jours.

Dans ces écosystèmes, nous savions déjà que certaines espèces d'arbres formaient de nouvelles feuilles pendant la saison sèche, plusieurs semaines avant le début de la saison des pluies. Le rôle et les mécanismes de ce verdissement de la végétation précédant la pluie ne sont pas bien connus.

Les résultats originaux de cette étude démontrent que le verdissement "pré-pluie" dans les écosystèmes tropicaux secs est soutenu par le stockage de grandes quantités d'eau dans les tissus ligneux de la végétation pendant la saison la plus sèche de l'année.

Il s'agit d'un résultat remarquable car les modèles actuels du système Terre à l'échelle régionale ne prennent pas en compte ces mécanismes hydrauliques de la plante qui doivent clairement influencer le cycle de l'eau et le climat dans ces régions.

Contact au CESBIO : Yann Kerr

 
 

 

Le protoxyde d’azote (N2O) est un puissant gaz à effet de serre, dont les émissions anthropiques proviennent majoritairement (>50%) de sols agricoles recevant une fertilisation azotée. A l’inverse des flux de dioxyde de carbone et de vapeur d’eau qui présentent un cycle diurne, les flux de N2O peuvent être très fugaces et ponctuels dans l’espace. En système agricole, leur intensité dépend du climat, des propriétés de sol et des pratiques. Les  méthodologies de mesures utilisant des chambres, automatisées ou statiques, sont reconnues comme techniques de référence depuis plusieurs décennies. Néanmoins, en raison d’un échantillonnage ponctuel dans l’espace et le temps, ces méthodologies peuvent conduire à une sous-estimation ou surestimation des flux de N2O. Ce dernier point est critique pour calculer de bons bilans de gaz à effet de serre et peut limiter la compréhension des processus sous-jacents. Les mesures continues à l’échelle de la parcelle agricole, recourant à des techniques de micro-météorologie, demeurent encore peu développées et/ou évaluées. Elles représentent pourtant une bonne alternative pour des études à l’échelle d’intérêt, i.e. la parcelle agricole.


En 2012, dans le cadre du projet NitroCOSMES (COmparaison de Systèmes de Mesures des Echanges de Surface), une campagne expérimentale réunissant 4 laboratoires (CESBIO, GSMA, LA, CNRM) a été menée durant 100 jours afin d’évaluer trois méthodologies permettant de mesurer les flux de N2O : Eddy covariance (EC), chambres automatisées (AC) et chambres statiques (SC). Ces méthodologies ont été déployées sur le site de Lamasquère, parcelle de 24h cultivée en maïs irrigué cette année-là. La grande variabilité des conditions climatiques et d’usage du sol, nous a permis de tester les méthodologies pour 3 gammes de flux de N2O, faible, modérée et forte.

Figure : Dispositifs de mesures déployés sur la parcelle de Lamasquère


Les principaux résultats montrent que les 3 méthodologies, en dépit d’un échantillonnage spatial différent, capturent  en moyenne la même dynamique temporelle des flux de N2O. Les résultats des 3 méthodologies sont également comparables en termes d’intensité de flux. Cependant,  pour les flux de N2O modérés, la méthodologie AC présentent des émissions plus fortes. Ce fait peut être expliqué par une perturbation des conditions aérodynamiques environnantes, liée au design des chambres, que les méthodologies EC et SC ne génèrent pas. Dans cette étude, cette perturbation peut conduire à une modification des processus de diffusion « naturelle » des gaz en faveur d’une diffusion ascendante et donc de flux plus forts. La méthodologie EC est une technique prometteuse pour la quantification des flux et bilan de N2O à large échelle mais elle reste encore peu précise pour le suivi des flux faibles de N2O et nécessite d’approfondir les recherches  pour réduire les incertitudes et la variabilité des mesures qui restent fortes dans cette gamme. 

Figure : Dynamique et incertitude associée des flux de N2O, au pas de temps semi-horaire pour la méthodologie EC et toutes les 6h pour les méthodologies SC (sur quelques jours seulement) et AC.

 

Référence : Tallec T, Brut A, Joly L, Dumelié N, Serça D, Mordelet P, Claverie N, Legain D, Barrie J, Decarpenterie T, Cousin J, Zawilski B, Ceschia E, Guérin F, Le Dantec V. (2018) N2O flux measurements over an irrigated maize crop: a comparison of three methods. Agriculture and Forest meteorology, in press.

Contacts : Tiphaine Tallec

 
 

 

Le projet GLORIE (TOSCA/CNES) a pour objectif principal d’évaluer le potentiel des mesures GNSS-R pour le suivi des états des surfaces continentales. Dans ce contexte, une première campagne aéroportée a eu lieu en juin – juillet 2015, basée sur l’instrument GLORI développé au CESBIO (Motte et al., 2016).

Cette campagne de mesures a permis des acquisitions sur des surfaces agricoles (Zribi et al., 2018), sur la forêt des Landes et sur des zones couvertes d’eau (lac de Cazaux). Parallèlement à ces acquisitions aéroportées, des campagnes de mesures terrain ont eu lieu sur différents sites de mesures (Lamasquère, Auch, forêt des Landes).

Sur les Landes, les observables GNSS-R (la réflectivité et le rapport de polarisations) ont montré une forte sensibilité à la biomasse de la forêt (figure ci-dessous). Cette sensibilité est optimale pour les forts angles d’élévation, et pour des temps d’intégration cohérente de 20ms. Cette sensibilité est observée sur les biomasses mesurées entre 0 et 150t/ha. Une inversion des réflectivités GNSS-R en biomasse montre une précision de l’ordre de 30t/ha (Zribi et al., 2019).

Figure : Plan de vols de GLORI 2015 sur la forêt des Landes
Figure : Réflectivité en fonction de la biomasse pour l'intervalle d'élévation 70°–90°

Références :

Erwan Motte, Mehrez Zribi, Pascal Fanise, José Darrozes, Alejandro Egido, Nicolas Baghdadi, Frédéric Baup, Frédéric Frappart, Pierre-Louis Frison, Dominique Guyon, Thierry Perrin, Jean-Pierre Wigneron, GLORI: A GNSS-R dual polarization Airborne Instrument for Soil Moisture and Vegetation Monitoring, sensors (IF. 2.677), 2016, 16, 732; doi:10.3390/s16050732

Zribi, M.; Motte, E.; Baghdadi, N.; Baup, F.; Dayau, S.; Fanise, P.; Guyon, D.; Huc, M.; Wigneron, J.P. Potential Applications of GNSS-R Observations over Agricultural Areas: Results from the GLORI Airborne Campaign. Remote Sens. 201810, 1245.

Mehrez Zribi, Dominique Guyon, Erwan Motte, Sylvia Dayau, Jean Pierre Wigneron, Nicolas Baghdadi, Nazzareno Pierdicca, Performance of GNSS-R GLORI data for biomass estimation over the Landes forest, Int J Appl  Earth Obs Geoinformation 74, https://doi.org/10.1016/j.jag.2018.09.010, (2019)

Contact : Mehrez Zribi

   
 
 

 

L’Agence Spatiale Européenne (ESA) a confié au CESBIO la mise à jour de la chaîne de traitement  qui estime l’humidité du sol en temps quasi-réel grâce à un réseau de neurones (Newsletter 21, Juin 2016). Pour le nouveau produit, le réseau de neurones a appris la relation entre les températures de brillance mesurées par SMOS et l’humidité du sol du produit de niveau 2 de l’ESA (version 650).  Les nouvelles données d’humidité du sol en temps quasi-réel (version 2.0) sont publiquement accessibles dans le portail de dissémination de données SMOS de l’ESA et par le service EUMETCast d’EUMETSAT (Organisation Européenne pour l’exploitation des Satellites Météorologiques) depuis le mois d’août  2018.

En parallèle, le Centre Européen de Prédictions Météorologiques à Moyen Terme (CEPMMT/ECMWF) a mis en place une stratégie d’assimilation des données d’humidité du sol SMOS produites en temps quasi-réel avec un réseau de neurones entraîné pour apprendre la relation entre les températures de brillance SMOS et les estimations de l’humidité du sol des modèles numériques de prédiction du CEPMMT (Newsletter 25, Février 2018). L’assimilation des données SMOS devrait être opérationnelle en 2019.

 


Contact : Nemesio Rodríguez-Fernández

 

 
Variabilité climatique, disponibilité en eau et adaptation de l'agriculture en Inde du Sud, vues par les Sentinelles-1&2
 

 

Le CESBIO développe des applications agro-hydrologiques dans la région d'Hyderabad, située dans l'état du Télangana, en partenariat avec le National Geophysical Research Institute (NGRI) qui héberge la cellule Franco-indienne de Recherche sur les Eaux Souterraines (CEFIRES), animée par le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM).

L'objectif de ce partenariat est de développer les outils de fouille de données des observations Sentinelle-1 en radar et Sentinelle-2 en optique multi-spectrale, pour permettre aux hydro-géologues français et indiens - étudiant les caractéristiques des aquifères, les dynamiques des ressources en eaux souterraines et les usages en agriculture - d'augmenter l'échelle spatiale de leurs études. 


Il s'agit de développer des chaînes de traitement automatiques de restitution des variables agro-hydrologiques - extrêmement dynamiques dans ce contexte semi-aride où les pluies de mousson sont variables - à des échelles régionales: 
- mise en culture du riz inondé, du mais irrigué, du coton non irrigué
- surface en eau dans les milliers de petits réservoirs agricoles
- croissance des cultures.


 
 

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La comparaison des deux images Sentinelle-2 prises en période sèche montre deux situations hydrologiques opposées: une situation extrêmement sèche (début 2016) et une situation extrêmement humide (début 2017) après une forte mousson fin 2016. Les états de remplissage des barrages péri-urbains fournissant l'eau potable et des petits barrages agricoles sont contrastés. La surface mise en culture de riz inondé passe de 3 à 17% avec l'abondance de l'eau apportée par les fortes pluies de septembre 2016. 

La collaboration scientifique entre le CESBIO et le NGRI permet d'évaluer la pertinence et la précision de ces restitutions ainsi que l'amélioration apportée par les modélisations du cycle de l'eau en contexte agricole intensif. Dans ce contexte, les traitements des données Sentinelle-2 (A et B) au niveau 2A (correction atmosphérique, masque de nuages) sur l'état du Telangana sont réalisés par le CNES, et sont disponibles sur https://theia.cnes.fr . 

Contacts : Sylvain Ferrant, a.selles@brgm.fr, jc.marechal@brgm.fr 

  Le CESBIO et ses tutelles  
 

 

Chaque année, à la fin de l'été, nos tutelles réunissent les directeurs d'unités pour un point de rentrée. Pour le CESBIO il s'agissait de répondre aux appels de l'IRD (Marseille, 29-31 août), de l'INRA - département EFPA (Nantes, 17-19 septembre), de l'Université Paul Sabatier (Toulouse, 28 septembre) et de l'INSU (Paris, 2-3 octobre). L'occasion pour les tutelles de rappeler leurs attentes et de soumettre leurs projets à l'appréciation des DU. A noter que le département EFPA de l'INRA se livrait à l'exercice original qui consistait à réunir les gestionnaires et les directeurs d'unités dans une même rencontre.. Le CESBIO était ainsi représenté par Delphine Maria et Laurent Polidori qui ont fait connaître leur laboratoire à leurs nouveaux collègues et ont beaucoup appris sur le fonctionnement de l'INRA. 

Le 12 septembre 2018, prolongeant le séminaire de laboratoire qui s'est tenu fin mai à Quillian, le CESBIO a présenté son bilan à mi-quinquennal aux représentants de ses tutelles. Devant les personnels du CESBIO, les représentants du CNRS (Christophe Giraud, Fatima Laggoun), du CNES (Jean-Marc Laherrère, Selma Cherchali, Philippe Maisongrande), de l'IRD (Frédérique Seyler), de l'Université Paul Sabatier (Mathieu Arlat) et de l'INRA (Michèle Marin, Catherine Bastien, Laurent Augusto, Pierre Cellier) ont pris connaissance du bilan du laboratoire présenté par Laurent Polidori, Gilles Boulet et Mehrez Zribi, et ont présenté les principaux éléments d'actualité des différents établissements ainsi que leurs attentes vis-à-vis du CESBIO. 

 

 
 

Colloque "Pyrénées et Changement Climatique" 

 
 

 

Le Cesbio a participé au colloque "Pyrénées et Changement Climatique" organisé au centre international de conférences de Météo-France les 20 et 21 septembre. Cette manifestation, menée à la fois dans le cadre de l'Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique et de l'Action Scientifique Transverses "Pyrénées" de l'Observatoire Midi-Pyrénées, a combiné une journée de présentation des résultats du projet CLIM'PY destinée prioritairement à la communauté scientifique, et une journée de diffusion des connaissances à destination de 500 lycéens de l'académie de Toulouse. L'évènement était labellisé ESOF 2018 (8ème édition de l'EuroScience Open Forum , Toulouse Cité Européenne de la Science). 

Dans le cadre de l'Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique, le projet Interreg Poctefa CLIM'PY vise à améliorer la connaissance du changement climatique sur le massif des Pyrénées. Le Cesbio y contribue à travers la production et l'analyse d'indicateurs basés sur la télédétection de l'enneigement. 

 

 

Communiqué de presse Météo-France


Contact : Simon Gascoin

 
 

Formations sur le modèle de transfert radiatif DART

 
 

 

DART est développé au CESBIO depuis 1992, avec le support de l'Université Paul Sabatier, du CNES, du CNRS et de  l'IRD. Il simule le bilan radiatif 3D et les observations de capteurs (spectromètre imageur Visible à Infrarouge Thermique, différents types de LiDAR) satellite / avion et in-situ des paysages naturels et urbains.

Plusieurs formations ont eu / auront lieu cette année :

Formation CNRS (23-25 Mai 2018, Toulouse) :

International SPLIT Remote Sensing Professional Summer School (11-16 Juin 2018, Prague, République tchèque)

Tutorial at IGARSS 2018 (22 Juillet 2018, Valencia, Espagne)

Third international workshop on DART modeling (22-26 Octobre 2018, Nanjing, Chine)

 


Contacts : Jean-Philippe Gastellu-Etchegorry

 
 

Participation de l'Université Toulouse 3 au concours CUBE 2020

 
 

 

Dans le cadre de sa politique d’optimisation énergétique, l’Université Toulouse 3 - Paul Sabatier participe au concours CUBE 2020 (Concours Usages Bâtiment Efficace) sous l'impulsion de Fanny Lamote, économe de flux de l'Université. Ce concours national a pour objectif de réduire la consommation énergétique par rapport à une situation de référence propre à chaque bâtiment. 

Les bâtiments de l’OMP -dont le CESBIO- participent à cette opération. L’objectif est simple, réduire nos consommations par une démarche individuelle et collective. Les résultats obtenus en 2017 pour l’IRIT par exemple sont encourageants. Une réduction de 7% a été obtenue sur le premier semestre uniquement, démontrant l’impact de l’implication des usagers du bâtiment et de leur prise de conscience environnementale (éteindre les lumières de votre bureau en partant le soir, des toilettes, éteindre les PC en partant le soir, ne pas faire couler l’eau inutilement…). 

Au moment où le GIEC rend son rapport, sans équivoque, que diriez-vous de vous engager pour réduire votre consommation énergétique ?

Vous trouverez toute l’info ici 

 


Contacts : Arnaud Mialon et Valérie Le Dantec

 

 

Directeur de la publication : Laurent Polidori