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La lettre d'information N° 9 : 23 Janvier 2013

En complément de notre site web : www.cesbio.ups-tlse.fr (voir ici les archives) © Copyright CESBIO

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Sommaire  

 1/ Quelques publications et résultats scientifiques

Grace à une nouvelle méthode de désaggrégation, il devient possible de suivre de l'humidité du sol à l'échelle du parcellaire agricole en utilisant simultanément les missions spatiales SMOS et ASTER/Landsat

Ce saut de résolution spatiale, de plus de deux ordres de grandeur, est rendu possible grâce à une nouvelle méthode de désagrégation appelée DISPATCH (DISaggregation based on Physical And Theoretical scale CHange)...
...

Un nouvel indice pour l’aide au pilotage de l’irrigation par télédétection

Les enseignant-chercheurs de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech et les chercheurs du CESBIO ont développé un nouvel indice d’aide au pilotage de l’irrigation pour les réseaux de canaux d’irrigation gravitaire ; système très répandu en Méditerranée du Sud ...

Estimation des rendements des cultures d'été dans le Sud-Ouest de la France à l'aide des satellites de nouvelle génération

Cette publication présente l'apport de ces nouvelles images pour estimer la production (biomasse et rendements) des cultures sur de grandes surfaces et ce à l'aide de modèles agro-métérologique relativement simples. L'utilisation conjointe des modèles de fonctionnement des cultures et des données satellitales permet d'aboutir à des estimations spatialisées de la biomasse et des besoins en eau...

Concilier production agronomique, économie d'eau et préservation des sols

Le CNRS vient de publier un communiqué de presse sur les résultats obtenus par le chantier Sud-Ouest en matière de suivi des flux de carbone et d'eau sur des parcelles instrumentées...

Dans le cadre du Fall Meeting 2012 de l'American Geophysical Union (AGU), le CESBIO a présenté de nombreux résultats sur les avancées méthodologiques du laboratoire.

En ce début décembre 2012, le CESBIO a présenté 9 communications à l' American Geophysical Union (AGU). Ces présentations portent principalement sur le suivi du cycle de l'eau sur notre planète (humidité de surface, neige...), mais aussi sur la mesure des gaz à effet de serre...

  2/ Les missions spatiales

Le Blog SMOS est heureux d'annoncer la naissance de son petit frère qui porte le joli nom de http://www.cesbio.ups-tlse.fr/multitemp/
alias "Séries Temporelles"

Ce nouveau blog du CESBIO est consacré aux séries temporelles d'images optiques à haute résolution. Il a été crée pour l'expérience SPOT4 - Take5, mais il abordera également l'actualités des missions VENuS et Sentinel-2, les exemples d'applications réalisées à partir de ces données ainsi que leurs simulations avec Formosat-2 et Landsat.

SPOT4 - take 5 : Un avant-goût de Sentinel-2 dès février 2013

Du 1er Février au 28 mai, SPOT4 observera 42 sites différents répartis dans le monde entier, tous les 5 jours. Les séries temporelles ainsi produites auront une répétitivité identique à celle des satellites Sentinel-2, et les jeux de données obtenus vont donc préfigurer, avec 3 ans d'avance, les jeux de données apportés par ces satellites...

SMOS : le CESBIO est présent au Dome C, meilleurs voeux de l'Antarctique

En Antarctique la glace est très sèche sur de grandes profondeur, sa température est donc remarquablement stable.. Surle site du Dome C Concordia, il est ainsi possible de travailler sur la calibration de l'instrument SMOS et d'étudier la structure de la glace...

 3/ La vie des chantiers du CESBIO

  a) Le chantier Sud-ouest

Chantier Sud-Ouest : Le dispositif de mesure des flux de N2O mis en place en Haute-Garonne va être testé sur plusieurs sites du réseau européen "Integrated Carbon Observation System" (ICOS)

L’objectif de la campagne Nitro-COSMES (Comparaison de Systèmes de Mesures des Echanges de Surface), financée à 70% par le BQR OMP, était de développer et de tester in situ un dispositif de mesure de protoxyde d’azote...

Participation remarquée du CESBIO au 30éme anniversaire de l'association des agriculteurs d'Auradé

Le 30 novembre, le CESBIO a participé au colloque de l’association des Agriculteurs d’Auradé (Gers). les résultats obtenus ont été présentés et de nouvelles perspectives ont été ouvertes devant plus de 130 participants, agriculteurs, responsables professionnels agricoles, élus des collectivités du territoire, techniciens, ingénieurs et scientifiques..

  b) Le chantier SudMed

Chantier SudMed : Lancement de l’expérience de pilotage de l’irrigation en temps réel au Maroc par le logiciel SAMIR

L’Université Cadi Ayyad et le CESBIO en collaboration avec l’Officie Régional de Mise en Valeur Agricole du Haouz ont mis en place sur la saison agricole 2012-2013 une expérience visant à démontrer l’efficacité du pilotage de l’irrigation par satellite ...

Chantier SudMed : Le bassin-versant du Merguellil de la plaine alluviale de Kairouan en Tunisie a été sélectionné dans le cadre de l'opération CNES "SPOT4 Take Five".

Ce site est un chantier commun en zone semi-aride du CESBIO et de l'UMR G-EAU à Montpellier...

  4/ Enseignements

Une école d’hiver sur la méthode de calcul des flux par fluctuations turbulentes se déroulera à Gembloux (Belgique) entre le 28 janvier et le 1er février 2013...

Cette école d'hiver est organisée conjointement entre l'Université de Gembloux , L'INRA de Nancy et le CESBIO...

Le CESBIO à participé à une formation sur les outils de Traitement d'Images de Télédétection et Réalisation d’Applications à Alger - FITRA'2012 - entre les 9 et 12 Décembre 2012

Cette formation fait partie des activités du Réseau Télédétection, créé en 1988 en tant que Réseau de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).

 
 
 
Grace à une nouvelle méthode de désaggrégation, il devient possible de suivre de l'humidité du sol à l'échelle du parcellaire agricole en utilisant simultanément les instruments SMOS et ASTER/Landsat haut
 

Le produit "'humidité de surface" obtenu avec la mission spatiale SMOS à 40 km de résolution spatiale est "désagrégé" à la résolution de 100 m sur la zone irriguée d'Urgell, proche de Lleida en Espagne.

Ce saut de résolution spatiale, de plus de deux ordres de grandeur, est rendu possible grâce à une nouvelle méthode de désagrégation appelée DISPATCH (DISaggregation based on Physical And Theoretical scale CHange). L'algorithme se base sur un lien physique entre l'humidité du sol telle qu'observée par SMOS et l'efficacité évaporatoire du sol estimée à partir des données optiques/thermiques acquises à haute résolution par ASTER (Advanced Spaceborne Thermal Emission and Refection Radiometer) et Landsat.

Cette étude montre le potentiel d'une combinaison des données à haute résolution temporelle issues de la radiométrie en bande L (SMOS, SMAP, SMOS-Next) et dans l'optique/thermique (Mistigri) pour le suivi des flux d'eau à la surface y compris dans un contexte fortement anthropisé.

Elle ouvre aussi la perspective de régionaliser l'évaporation du sol à des échelles intégrées de la parcelle à la région à partir des données de télédétection multi-capteur et multi-résolution.

Référence : Self-calibrated evaporation-based disaggregation of SMOS soil moisture: An evaluation study at 3 km and 100 m resolution in Catalunya, Spain. Merlin O., Escorihuela M. J., Mayoral M. A., Hagolle O., Al Bitar A., Kerr Y.H. , Remote Sensing of Environment (2012) 10.1016/j.rse.2012.11.008

 

(a) Suivi des zones inondées dans le Queemsland, Australie, avec les données SMOS désaggrégées à 1 km de résolution avec les données MODIS.
(b) Suivi de la zone irriguée d'Urgell, Espagne, avec les données SMOS désaggrégées à 100 m de résolution avec les données ASTER / Lansat.

Liens utiles :

contact au CESBIO : Olivier Merlin

 

 
Un nouvel indice pour l’aide au pilotage de l’irrigation par télédétection haut
 


Les enseignant-chercheurs de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech et les chercheurs du CESBIO ont développé un nouvel indice d’aide au pilotage de l’irrigation pour les réseaux de canaux d’irrigation gravitaire ; système très répandu en Méditerranée du Sud.

Cet indice, baptisé IPI (Irrigation Priority Index), prend en compte l’état de stress de la culture et la date d’irrigation par rapport au début d’un tour d’eau. L’IPI est utilisé actuellement afin d’améliorer la planification des tours d’eau au sein d’un périmètre irrigué.

Ce travail1 est réalisé dans le cadre de la thèse de Salwa Belaqziz (doctorante au LMI TREMA à l’ Université Cadi Ayyad de Marrakech).

Référence : S. Belaqziz, S. Khabba, S. Er-Raki, L. Jarlan, M. Le Page, M.H. Kharrou, M. El Adnani, A. Chehbouni. 2013. A new irrigation priority index based on remote sensing data for assessing the networks irrigation scheduling. Agricultural Water Management ,119, 1–9.

 

 

Variabilité spatiale de l’IPI sur un périmètre irrigué de 2800 ha situé dans la région de Marrakech ; 3ème tour d’eau, mars 2009

(Belaqziz et al., 2013) © CESBIO

 

 

 

Liens utiles :

  • le chantier SudMed au CESBIO
  • le laboratoire LMI TREMA  

contact au CESBIO : Lionel Jarlan

 

 
Estimation des rendements des cultures d'été dans le Sud-Ouest de la France à l'aide des satellites de nouvelle génération haut
 

La nouvelle génération de satellites déjà existant (type FORMOSAT) et à venir (VENµS et Sentinel 2) fournisssent / fourniront des images de télédétection présentant une très bonne précision spatiale (< 10m) et temporelle (survol d'un même point du globe tous les 3/5j) . Ces satellites offrent de nouvelles perspectives dans le domaine agronomique.

Cette publication présente l'apport de ces nouvelles images pour estimer la production (biomasse et rendements) des cultures sur de grandes surfaces et ce à l'aide de modèles agro-métérologique relativement simples. L'utilisation conjointe des modèles de fonctionnement des cultures et des données satellitales permet d'aboutir à des estimations spatialisées de la biomasse et des besoins en eau.

Les estimations de rendements issus des modèles combinés aux images de télédétection ont été comparés aux statistiques Agreste sur le département de la Haute-Garonne. Ce travail révèle tout le potentiel de la données de télédétection pour le suivi des surfaces et la gestion des ressources .


Référence : Maize and sunflower biomass estimation in southwest France using high spatial and temporal resolution remote sensing data; M. Claverie, V. Demarez, B., O., D. Ducrot, C. Marais-Sicre, J.F. Dejoux, M. Huc, P. Keravec, P., R. Fieuzal, E. Ceschia, G. Dedieu, Remote Sensing of Environment Volume 124, September 2012, Pages 844–857.

 

En savoir davantage :

  • la mission spatiale Sentinel-2
  • la mission spatiale VENµS
  • le chantier Sud-Ouest du CESBIO

contact au CESBIO : Valérie Demarez

 
Chantier Sud-Ouest : un communiqué de presse du CNRS : Concilier production agronomique, économie d'eau et préservation des sols haut
 

Contre toute attente, certaines cultures comme le blé ou le colza, peuvent être des puits de carbone : elles soutirent du CO2 à l’atmosphère. En revanche, le tournesol et le maïs ensilage sont des sources de carbone. Telles sont les principales conclusions d’une étude menée l'équipe du chantier Sud-Ouest au Centre d’études spatiales de la biosphère (CESBIO).

Pendant sept ans, les chercheurs ont mesuré les flux de carbone et d’eau sur deux parcelles instrumentées. Ces travaux montrent que l’amélioration de l’empreinte environnementale de l’agriculture repose sur les choix de pratiques culturales. Ils pourraient permettre à l’agriculture de concilier objectifs environnementaux et agronomiques. Ces résultats viennent d'être publiés ce 15 janvier 2013 dans la revue Agricultural and Forestry Meteorology.

Référence : Crops’ water use efficiencies in temperate climate: Comparison of stand, ecosystem and agronomical approaches. Tiphaine Tallec, Pierre Béziat, Nathalie Jarosz, Vincent Rivalland, Eric Ceschia. Agricultural and Forestry Meteorology, 15 janvier 2013

Tour à flux installée au centre d’une culture de maïs, équipée d’analyseurs et capteurs permettant la mesure des flux et variables météorologiques.

© Eric Ceschia

 

 

Système de mesure des flux de CO2 et d’eau par la méthode des fluctuations turbulentes, comprenant un anémomètre sonique tridimentionnelle (droite) et un analyseur infrarouge haute fréquence (gauche).

© Eric Ceschia

contacts au CESBIO : Tiphaine Tallec et Eric Ceschia

En savoir davantage :

  • le communiqué de presse du CNRS
  • l'article scientifique de Agricultural and Forestry Meteorology
  • le chantier SudOuest du CESBIO
  • le projet FLUXPYR
 
Dans le cadre du Fall Meeting 2012 de l'American Geophysical Union (AGU), le CESBIO a présenté de nombreux résultats sur les avancées méthodologiques du laboratoire. haut
 

En ce début décembre 2012, le CESBIO a présenté 9 communications à l' American Geophysical Union (AGU). Ces présentations portent principalement sur le suivi du cycle de l'eau sur notre planète (humidité de surface, neige...), mais aussi sur la mesure des gaz à effet de serre et le suivi des variables biophysiques.

 

SMOS and Aquarius brightness temperatures inter comparison
Francois Cabot; Yann H. Kerr; Eric Anterrieu; Gary S. Lagerloef
An Intercomparison of RADARSAT-2, SMOS and Field Measured Soil Moisture in the Berambadi Watershed, South India
Sat k. Tomer; Ahmad Al Bitar; Muddu Sekhar; Olivier Merlin; Soumya Bandyopadhyay; Yann H. Kerr
Addressing the water budget with SMOS
Yann H. Kerr; Ahmad AlBitar; Sat k. Tomer; Olivier Merlin; Thierry Pellarin
SMOS CATDS Level 3 products, Soil Moisture and Brightness Temperature
Lucie Berthon; Arnaud Mialon; Ahmad Al Bitar; Francois Cabot; Yann H. Kerr
SMOS Mission completes 3 years in orbit (Invited)
Francois Cabot; Yann H. Kerr; Philippe Richaume; Philippe Waldteufel; Eric Anterrieu; Reul Nicolas; Jacqueline Boutin; Jean-Pierre Wigneron; Steven Delwart; Susanne Mecklenburg
Development of the SMAP radiometer soil moisture algorithm using SMOS data (Invited)
Rajat Bindlish; Thomas J. Jackson; Tianjie Zhao; Michael H. Cosh; Steven Chan; Peggy E. O'Neill; Eni G. Njoku; Andreas Colliander; Yann H. Kerr
Adaptation of a catchment land-surface model toward a more realistic representation of snow processes in an alpine catchment
Claire Magand; Agnès Ducharne; Nicolas Le Moine; Simon Gascoin; Maxime Turko
Comparison of conventional and disjunct eddy covariance fluxes for the validation of a new disjunct sampler design.
Romain Baghi; Pierre Durand; Corinne Jambert; Claire Delon; Christian Jarnot; Jean-Michel Martin; Eric Ceschia; Pascal Keravec; Dominique Serca
Validation and temporal analysis of LAI and FAPAR products derived from medium resolution sensor
Martin Claverie; Eric F. Vermote; Frederic Baret; Marie Weiss; Olivier Hagolle; Valérie Demarez

 

contact au CESBIO : Yann Kerr et François Cabot

 
SPOT4-Take5 : Un avant-goût de Sentinel-2 dès février 2013 haut
 

Sur une proposition du CESBIO, et à l'occasion de la mise à la retraite de SPOT4 après 14 ans d'exploitation, le CNES a décidé d'offrir un beau jubilé au satellite et à ses utilisateurs. Le 29 janvier, l'altitude de l'orbite de SPOT4 sera réduite de 4 kilomètres. Sur sa nouvelle orbite, SPOT4 aura un cycle de 5 jours, ce qui signifie que tous les 5 jours, le satellite repassera exactement au même endroit.

Du 1er Février au 28 mai, SPOT4 observera 42 sites différents répartis dans le monde entier, tous les 5 jours. Les séries temporelles ainsi produites auront une répétitivité identique à celle de Sentinel-2, et les jeux de données obtenus vont donc préfigurer, avec 3 ans d'avance, les jeux de données apportés par ces deux satellites. Les données devraient être gratuites pour tous les utilisateurs et soumises a une licence très libérale, nous espérons donc que de très nombreux utilisateurs s'en serviront.

Le CESBIO s’est bien évidemment mobilisé pour proposer plusieurs sites pour l’expérience Take5. Trois sites ont été proposés et finalement retenus : un site au Maroc, un site en Tunisie et un grand site occupant tout le Sud de la région Midi-Pyrénées, de Cahors jusqu’à la frontière Espagnole. Le site SudMiPy couvre 220*160 km², soit l’emprise de 12 images SPOT.

La fin de production des jeux de données par le Pôle Thématique Surfaces Continentales est prévue au cours du mois de juin 2013. La Newsletter du CESBIO et le Blog "Séries temporelles" vous tiendront informés de l'avancement des acquisitions et de la production des données.


 

 

Emprise approximative des sites observés par SPOT4 - Take5 en France et en Belgique

© CESBIO

 

En savoir davantage :

  • la mission spatiale Sentinel-2 et la présentation du projet "SPOT4-Take5"
  • SPOT4-Take5 se prépare au sein des chantiers du CESBIO :
    • en Midi Pyrénées : le site ‘’SudMiPy’’
    • au Maroc sur bassin versant du Tensift (région de Marrakech)
    • en Tunisie : le bassin-versant du Merguellil de la plaine alluviale de Kairouan
  • tous les sites du projet "SPOT4-Take5" sur le blog "multitemp"du CESBIO
  • découvrez le Pôle Thématique Surfaces Continentales

contact au CESBIO : Olivier Hagolle

 
SMOS : le CESBIO est présent au Dome C, meilleurs voeux de l'Antarctique haut
 

En Antarctique la glace est très sèche sur de grandes profondeur, sa température est donc remarquablement stable. Sur le site du Dome C Concordia, il est ainsi possible de travailler sur l'étalonnage de l'instrument SMOS et d'étudier la structure de la glace. Depuis de nombreuses années, le laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'Environnement (LGGE) de Grenoble est très actif dans ce domaine. Le projet SMOS s'appuie fortement sur le groupe GLACIOCLIM du LGGE...


 

 

Actuellement, une équipe passe une bonne partie de l'été au Dôme C, ils ont réussi à extraire des carottes de glace très importantes.

Sur ce cliché Arnaud Mialon du CESBIO porte une carotte de glace qui va être analysée.

© CESBIO

 

En savoir davantage :

  • le blog de l'équipe SMOS du CESBIO
  • le site du laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'Environnement (LGGE) de Grenoble
  • le groupe GLACIOCLIM du LGGE

contact au CESBIO : Yann Kerr

 
Chantier Sud-Ouest : Le dispositif de mesure des flux de N2O mis en place en Haute-Garonne va être testé sur plusieurs sites du réseau européen "Integrated Carbon Observation System" (ICOS) haut
 

L’objectif de la campagne Nitro-COSMES (Comparaison de Systèmes de Mesures des Echanges de Surface), financée à 70% par le BQR OMP, était de développer et de tester in situ un dispositif de mesure de protoxyde d’azote, novateur dans l’automatisation des acquisitions sur des surfaces de l’ordre de 7 hectares (30 % d’une parcelle). Le principe choisi consistait à coupler un analyseur à réponse rapide (Quantum Cascade Laser) avec la technique des fluctuations turbulentes.

La mise au point et les tests au champ de cette nouvelle méthode ont été réalisés grâce à la collaboration avec l’équipe 4M du CNRM (Météo-France, Toulouse) et le GSMA de l’université de Reims. L’ensemble du dispositif a été déployé avec succès les 8, 9 et 10 mai 2012 et les acquisitions se sont déroulées jusqu’en septembre 2012 sur une parcelle cultivée en maïs (Haute-Garonne). Le laboratoire d'Aérologie (LA) a également collaboré à cette expérience.

Ce développement instrumental a généré de nouvelles collaborations (INRA de Laon) à travers le développement de la chaîne de traitement de ce nouveau type de données mais aussi à travers l’intérêt suscité au sein du réseau européen ICOS (Integrated Carbon Observation System) dédié à l’observation des flux des gaz à effet de serre. Le dispositif de mesure des flux de N2O va être ainsi installé et testé sur plusieurs des sites expérimentaux de ce réseau européen. A terme, il s’agira d’utiliser ces jeux de données peu communs, pour développer un modèle d’émission de protoxyde d’azote.

Des collaborations ont été initiées cet été, notamment avec l’équipe canadienne d’E. Pattey, W. Smith (Agriculture et Agroalimentaire, Ottawa Canada). Elle possède une grande expertise sur le développement et l’application d’un modèle de référence (DNDC), largement utilisé par la communauté scientifique, pour simuler la dynamique de l’azote dans le sol dans différents types d’écosystèmes.

 

L’objectif est de développer un dispositif de mesure de N2O, novateur dans l’automatisation des acquisitions. Il s’agit de coupler un nouvel analyseur de N2O à réponse rapide à diode laser (QCL) avec deux techniques d’échantillonnage à l’échelle de la parcelle :

  • la méthode des fluctuations turbulentes (EC) actuellement utilisée uniquement pour les mesures en continu de flux de CO2 et H2O,
  • et celle de la Relaxed Eddy Accumulation (REA), qui permet la mesure des flux de N2O avec un analyseur lent.

© CESBIO

En savoir davantage :

  • la campagne de mesure NitroCOSMES du CESBIO
  • le chantier SudOuest du CESBIO
  • les zones atelier du chantier sud-ouest
  • Integrated Carbon Observation System (ICOS)
  • NITROEurope : The nitrogen cycle and its influence on the European greenhouse gas balances
  • Green House Gas Management in European Land Use Systems

contacts au CESBIO : Valérie Le Dantec et Aurore Brut

 
Chantier Sud-Ouest : Participation remarquée du CESBIO au 30éme anniversaire de l'association des agriculteurs d'Auradé haut
 

Cet évènement, le premier du genre pour l’association, a permis de réunir agriculteurs, responsables professionnels agricoles, élus des collectivités du territoire, techniciens, ingénieurs et scientifiques autour des résultats marquants obtenus par l’association depuis les années 80.

La réunions'est déroulée en présence de Mr le Maire de l'Isle-Jourdain, un représentant du conseil général du Gers, des responsables administrateurs de Coopératives, Pierre Soler directeur de l'Observatoire Midi-Pyrénées (OMP), J.L. Probst Directeur d'ECOLAB, Pierre Loubens Président de l'association...

« L’association a pour but de protéger les ressources en eau, a expliqué son animateur, Vincent Gobert. Née de la volonté des agriculteurs, elle associe des solutions expérimentées sur le terrain aux recherches menées par les instituts techniques et les laboratoires.».

Le CESBIO est impliqué depuis plus de 20 ans avec au départ une collaboration sur l'étude des variables climatiques et de l'occupation des sols pour en déduire les impacts sur la qualité des eaux en lien avec les activités agricoles (mise en place de bandes enherbées, cartographie des itinéraires culturaux...).

Cette collaboration s'est élargie avec l'arrivée du laboratoire ECOLAB sur le bassin versant et nous menons à présent des travaux conjointement en hydrologie et depuis un an en géophysique avec l'appui du laboratoire GET.

les environs d'Auradé © CESBIO

Plus de 130 participants ont assisté à la présentation des résultats obtenus par cette association. A coté du la boratoire ECOLAB appartenant également à l'Observatoire Midi-Pyrénées (OMP), Le CESBIO a présenté les travaux en cours sur les échanges de carbone, d'azote et d'eau au niveau de la parcelle et a mis en avant les perspectives de ses chantiers :

  • les émissions de GES (Eric Ceschia)
  • l'utilisation d'un modèle d'évapotranspiration assimilant des données satellites à haute résolution spatiale et calé à partir des mesures terrain (Vincent Rivalland)
  • l'apport des méthodes géophysiques pour la modélisation des flux d'eau et de carbone aux échelles intermédiaires (Vincent Bustillo)

L'Observatoire de terrain mis en place à Auradé a permis de rassembler concrètement sur le terrain les scientifiques et les agriculteurs, cette initiative correspond à une démarche sur le long terme. La synergie qui en résulte permet de réfléchir en commun et de poser les bases des prochaines activités de recherche avec cette association. Le CESBIO a participé à la table ronde consacrée aux "20 prochaines années d'action", il s'agissait de débattre du rôle, de la place et des grandes orientations à venir.

L'association est fortement encouragée à continuer son travail sur l’expérimentation de nouvelles pratiques (couverts, itinéraires culturaux innovants), sur les plans d’action comme le Plan d’Action Territorial (PAT), sur la concertation avec tous ses partenaires (agricoles, collectivités, recherche, etc.) et sur la communication, sur un territoire élargi et notamment envers les plus jeunes.

(Nos remerciements au "Petit Journal" de l'Association des agriculteurs d'Auradé et à Vincent Gobert)

En savoir davantage :

  • le chantier SudOuest du CESBIO
  • site de l'association des agriculteurs d'Auradé

contacts au CESBIO : Eric Ceschia

 
Chantier SudMed : lancement de l’expérience de pilotage de l’irrigation en temps réel par le logiciel SAMIR haut
 


L’Université Cadi Ayyad de Marrakech et le CESBIO en collaboration avec l’Officie Régional de Mise en Valeur Agricole du Haouz ont mis en place sur la saison agricole 2012-2013 une expérience visant à démontrer l’efficacité du pilotage de l’irrigation par satellite (« more crop per drop »).

Cette expérience a été lancée en décembre 2012 chez un agriculteur de la région de Marrakech. Elle repose sur l’instrumentation de deux parcelles identiques bénéficiant des mêmes itinéraires techniques exceptés pour la planification de l’irrigation qui sera gérée par l’agriculteur lui-même pour la parcelle de référence et par le logiciel SAMIR piloté par le satellite pour la parcelle test.

Une série d’images SPOT4 et SPOT5 sont acquises sur le site, respectivement, dans le cadre du projet TAKE5 du CNES et du programme ISIS.

 

 

Sur le terrain près de Marrakech, discussion entre les scientifiques du CESBIO et les agriculteurs de la région.

© CESBIO

 

Liens utiles :

  • les données "temps réel"
  • le chantier SudMed au CESBIO
  • le laboratoire LMI TREMA  

contact au CESBIO : Lionel Jarlan et Michel Le Page

 

 
Chantier SudMed : Le bassin-versant du Merguellil de la plaine alluviale de Kairouan en Tunisie a été sélectionné dans le cadre de l'opération CNES "SPOT4 Take Five" haut
 


Ce site est un chantier commun en zone semi-aride du CESBIO et de l'UMR G-EAU à Montpellier. Dans un cadre général de modélisation intégrée du bassin versant du Merguellil et de la plaine alluviale de Kairouan, l’acquisition d'une série temporelle SPOT4 Take Five (février - mai 2013) nous permettra de contribuer à deux objectifs :

- Le premier est l’étude du bilan hydrique des cultures et la gestion de l’irrigation en relation avec l’évolution de la nappe et les changements d’occupation du sol et de pratiques. Les acquisitions à 5 jours permettront un meilleur suivi du développement en particulier des céréales, des irrigations et de quantifier par modélisation les pompages dans une nappe profonde en baisse continue.

- Le second objectif concerne le suivi du remplissage des lacs collinaires en relation avec le fonctionnement hydrologique du bassin-versant amont du Merguellil. Les travaux de modélisation des écoulements de surface et souterrains réalisés jusqu’alors sur la partie amont du bassin ne permettent pas de déterminer l’origine de la baisse des débits de l’oued Merguellil. Il est primordial de déterminer la part imputable aux ouvrages de conservation des eaux et des sols et/ou au rabattement des nappes afin d’envisager des scénarios de gestion réalistes.

Des suivis de terrain sont en cours :

  • 3 stations météo,
  • 2 stations de flux avec bilan hydrique complet du sol sur deux champs en blé irrigué et olivier pluvial,
  • radiométrie,
  • paramètres de la végétation et humidité de surface sur une vingtaine de parcelles,
  • suivi des irrigations et occupation du sol,
  • mesures de débit d'un sous-bassin-versant amont et du niveau des lacs collinaires.

Une expérience de mesure de flux par scintillométrie est prévue (projet TOSCA/EV2RIT).

L'ensemble de la saison culturale (céréales, vergers et maraichage ) est suivi par ailleurs dans le cadre d'une acquisition SPOT/ISIS de novembre 2012 à octobre 2013

 

 

 

Lac collinaire du bassin amont du Merguellil (Tunisie)
© R. Calvez.

 

Début de saison agricole dans la plaine de Merguellil (Tunisie) - blé irrigué.© B. Raimbault

Liens utiles :

  • le chantier SudMed au CESBIO
  • UMR G-EAU - Gestion de l'Eau, Acteurs, Usages
  • SPOT4-take5 sur le blog "séries temporelles" du CESBIO
    et sur le site du CESBIO

contacts au CESBIO : Gilles Boulet et Bernard Mougenot

 

 

Une école d’hiver sur la méthode de calcul des flux par fluctuations turbulentes se déroulera à Gembloux (Belgique) entre le 28 janvier et le 1er février 2013

haut
 

Cette école d'hiver est organisée conjointement entre l'Université de Gembloux, L'INRA de Nancy et le CESBIO. Il s'agira de former l'ensemble des partenaires de la composante "ICOS-écosystèmes" France à la méthode de calcul des flux par fluctuations turbulentes à partir des jeux de données du CESBIO et des chaines de traitement développées au laboratoire.

Il y aura environ 50 participants, dont 5 du CESBIO. Cette école d'hiver couvrira aussi bien les aspects théoriques de la mesure des flux par fluctuations turbulentes que des aspects pratiques concernant le traitement des données.

 

Programme :

  • Bases théoriques
  • Utilisations de logiciels : Mise en œuvre du calcul des covariances
  • Corrections spectrales
  • Utilisations de logiciels : Mise en œuvre des corrections et tests
  • Contrôle qualité
  • Utilisations de logiciels : mise en œuvre des contrôles de qualité et des analyses de footprint
  • Incertitudes
  • Spécificité des sites

© E. Ceschia, CESBIO/Univ. Toulouse

Site de mesure des flux de chaleur, d'humidité et de CO2 sur une parcelle de blé à l'ouest de Toulouse

 

 

  • le chantier SudOuest du CESBIO
  • les zones atelier du chantier sud-ouest
  • Integrated Carbon Observation System (ICOS)

contact au CESBIO : Eric Ceschia

 
Le CESBIO à participé à une formation sur les outils de Traitement d'Images de Télédétection et Réalisation d’Applications à Alger - FITRA'2012 - entre les 9 et 12 Décembre 2012 haut
 

 

Le Centre d'Etude Spatiale de la Biosphère (CESBIO/Toulouse/France) a participé à l'organisation et réalisation d'une formation axée sur le traitement des images satellitaires à Alger. Cette formation fait partie des activités du Réseau Télédétection, créé en 1988 en tant que Réseau de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).

Elle a été coordonnée par :

  • le Laboratoire de Traitement d’Images et Rayonnement (LTIR) de la Faculté d’Electronique et d’Informatique de l'Université Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene (USTHB)
  • les Laboratoires de GEOPHysique et de Géographie et de l’Aménagement du Territoire de la Faculté des Sciences de la Terre, de Géographie et de l’Aménagement du Territoire de l’USTHB, avec le soutien de l’Agence Spatiale Algérienne (ASAL/Algérie) et du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES/Toulouse/France).

Cette formation a été organisée suite au franc succès de la formation sur la "Gestion des ressources hydriques en zone irriguée par télédétection spatiale" organisée en collaboration avec l’université Cadi Ayyad de Marrakech (Maroc) et le CESBIO et qui a eu lieu à Marrakech (Maroc) en décembre 2011.

 

Les axes de recherche en imagerie de télédétection exploitent les différents attributs des images et de multiples outils et modèles mathématiques et physiques. Ils regroupent un large champ de thèmes, tant au niveau des méthodes qu'au niveau des applications.

Ces thèmes peuvent être liés aux spécificités des données de télédétection, aux méthodologies propres à l'observation de la Terre, ou aux besoins applicatifs :

  • gestion et suivi des espaces urbains,
  • contrôle et gestion des ressources en eau,
  • prévention et suivi des catastrophes naturelles et de leurs impacts sur l’environnement, etc.

Cette formation, à caractère international, a permis d’introduire et de manipuler :

  • le logiciel de traitement d’images libre (OTB / Monteverdi), développé par le CNES,
  • les modules de traitement d'images radar SARSCAPE et une application InSar, développés par l'USTHB,
  • un logiciel de modélisation des bassins versants (3B_BV) développés par le laboratoire LTIR/USTHB

Beaucoup de candidatures issues de nombreux pays, principalement du continent Africain, ont été reçues :

  • 40 candidatures émanant de 13 pays francophones (Bénin, Burundi, Cameroun, Congo, Côte d'Ivoire, Djibouti, Haïti, Madagascar, Mauritanie, Maroc, Niger, Sénégal, Tunisie).
  • 47 candidatures émanant d'Universités et de Centres de recherche algériens : Centre des Techniques Spatiales (CTS), Institut National de Cartographie et de Télédétection (INCT),...
  • 50 candidatures émanant de 4 Facultés de l’Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene (USTHB).

Après analyse des dossiers de candidatures, et compte tenu des moyens disponibles, 45 candidats ont été retenus. La formation a été très appréciée pour la qualité des intervenants (USTHB, CESBIO, CTS) et l'intérêt scientifique et économique des domaines traités. De plus, tous les participants ont très fortement souligné la très grande utilité d'organiser de telles formations dans les pays du Sud et en langue française. Ils ont aussi souligné l'intérêt des prochaines manifestations du Réseau Télédétection : traitement d'images et physique de la mesure de télédétection en Tunisie en 2013, et Journées Scientifiques du Réseau au Sénégal en 2014.

En savoir davantage :

  • le réseau de l'Agence Universtaire de la Francophonie (AUF)
  • la session de formation présentée sur le site du CNES  

 contact au CESBIO : Jean-Philippe Gastellu Etchegorry et Bernard Mougenot