La lettre d'information N° 10 : 4 avril 2013

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Sommaire  

  1/ A la Une

La mission BIOMASS pourrait être le prochain "Earth Explorer" de l’Agence Spatiale Européenne (ESA)

La mesure précise de la biomasse forestière à l’échelle planétaire est une information clé pour l’étude du cycle du carbone. La mission BIOMASS, candidate au 7e programme Earth Explorer Core Missions de l’ESA, va très certainement pouvoir relever ce défi ...

 

la « success story » mondiale continue : le satellite SMOS a fêté ses 3 ans en orbite et a présenté ses résultats ce 22 février 2013 à l’ESAC (European Space Astronomy Centre) à Madrid.

Lancé en 2009, après trois années d’activités, l’instrument SMOS (Soil Moisture and Ocean Salinity) 2ème satellite expérimental de la série Earth Explorer de l’ESA (en coopération avec le CNES et le CDTI espagnol), a été d’une grande utilité pour nous aider à mieux comprendre le cycle de l'eau sur la Terre...

  2/ quelques résultats scientifiques

Le CESBIO participe à la définition d’un microsatellite qui permettrait d'acquérir de manière quasi quotidienne des images dans le domaine infra-rouge thermique : MISTIGRI

Cet article présente le projet d'un microsatellite «MISTIGRI » (MIcro Satellite for Thermal Infrared Ground Surface Imaging ) étudié par le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) en collaboration avec l’Espagne. ...

Le vent, la neige soufflée, les glaciers…. et le satellite

Dans les Andes semi-arides (Chili, Argentine) la fonte de la neige est la première ressource en eau. Les glaciers sont petits mais contribuent à soutenir le débit d'étiage durant les années sèches. Nous présentons la première application d'un modèle d’évolution du manteau neigeux ...

Un nouveau modèle diélectrique pour accéder à l’humidité des sols développé dans le cadre de la mission SMOS

Les auteurs proposent une modélisation diélectrique des sols tenant compte des dépendances vis-à-vis de la température et de la texture. Ce modèle est optimisé pour la fréquence électromagnétique de 1,4 GHz, fréquence de travail de l’instrument SMOS...

Amélioration de la modélisation de l’Evapotranspiration Réelle (ETR) à partir de données acquises dans le domaine optique (température, Indice de végétation (NDVI) et Albedo).

Deux nouveaux modèles de l’évapotranspiration (ETR) viennent d’être développés au sein du groupe modélisation spatialisée au CESBIO. ...

  3/ La vie du CESBIO et de ses chantiers

Chantier SudMed : la scintillométrie à l'appui de la validation des produits "évaporation" satellite haute et basse résolution : campagne 2013 dans la plaine de Kairouan (Tunisie)

Le scintillomètre longue portée XLAS a été installé en mars sur deux châteaux d’eau d’irrigation près du village de Ben Salem dans la plaine de Kairouan en Tunisie ...

Réunion des partenaires méditerranéens du CESBIO à Toulouse

Les partenaires du CESBIO associés au chantier « SudMed » du laboratoire se sont réunis au CESBIO à Toulouse les 28 et 29 mars 2013. Les chercheurs CESBIO et leurs partenaires sur les trois sites (Maroc, Tunisie, Liban) ont présenté ...

  3/ Les missions spatiales...

SPOT4 - take 5 : nous allons jouer "Take5" jusqu'à la Fête de la Musique !

Suite aux débuts prometteurs de l'expérience SPOT4 (Take5), le CNES vient d'accepter une prolongation d'un mois de l'expérience, jusqu'aux alentours de la fête de la musique, le 21 juin 2013. Cette prolongation permettra, en France, de suivre la fin du cycle des cultures d'hiver...

  4/ actions de valorisation

Expertise du CESBIO et développement d’outils de traitement "ouverts".

Le CESBIO participe au projet « Tools for Open Multi-risk assessment using Earth Observation data (TOLOMEO) dont l'objectif est de développer des outils de traitements d'images de télédétection ouverts (logiciels libres) ...


Coopération renforcée entre le CESBIO et ses partenaires, il s'agit de favoriser une meilleure gestion quantitative de l'eau

L’UMT EAU (Unité Mixte de Technologie) a pour objectifs d’acquérir et diffuser des connaissances sur et pour la gestion quantitative de l’eau à différentes échelles, élaborer des méthodes et des outils pour l’aide à la décision, améliorer les méthodes de modélisation et d’évaluation des systèmes irrigués, et favoriser l’interaction entre partenaires...

  5/ avec les jeunes et le grand public

Dimanche 3 février, c’était journée de Kiosque Actualités au Muséum d’histoire naturelle de Toulouse !

Plus de 3700 personnes sont venues percer les secrets de la présence de l’eau sur terre, de l’eau sur Mars ou dans l’univers grâce aux nombreux ateliers proposés par les laboratoires de recherche toulousains. ...

le CESBIO a présenté ses travaux sur l'enneigement des Pyrénées devant les élèves de l'école et du collège de Vicdessos en Ariège

Les travaux sur l’enneigement des Pyrénées ainsi que le site d’étude de Bassiès , a été présenté à de jeunes élèves de CM2 et de 6éme. ...

 
 
 
La mission BIOMASS pourrait être le prochain Earth Explorer de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) haut
 

La mesure précise de la biomasse forestière à l’échelle planétaire est une information clé pour l’étude du cycle du carbone. La mission BIOMASS, candidate au 7e programme Earth Explorer Core Missions de l’ESA, va très certainement pouvoir relever ce défi puisque le comité consultatif en Sciences de la Terre de l'ESA (ESAC) vient de recommander la poursuite des développements et du déploiement de cette mission, la décision finale de l’ESA interviendra formellement le 6 mai 2013 lors du PB-EO –Programme Board for Earth Observation.

L’objectif est de disposer d’une cartographie sans cesse actualisée de la quantité de biomasse présente à la surface de la Terre, en particulier dans les régions tropicales considérées comme critiques vis à vis du bilan carbone terrestre du fait, notamment, de la déforestation. L’enjeu est également économique avec le développement d’un marché mondial du carbone.

BIOMASS emportera un radar à synthèse d’ouverture SAR à basse fréquence, en bande P, un instrument qui n’a encore jamais été mis en orbite. Le CESBIO (Centre d’Etudes Spatiales de la BIOsphère) est à l’origine du projet et de nombreuses équipes en France contribuent activement aux travaux de préparation (dont l’EDB, l’ONERA, le LSCE..). De plus, ce projet a reçu un fort soutien des tutelles du CESBIO et en particulier du CNES.

La station météorologique de La Olla (Chili)

 



la mission BIOMASS, candidate « Earth Explorer », aborde des questions simples en apparence mais qui donnent matière à controverse,  telles que :

  • combien de carbone est émis par la déforestation,
  • où se trouvent les puits de carbone sur la surface terrestre
  • et de combien on peut compter sur ces puits pour absorber les excédents de CO2 émis par nos activités humaines.

 

Copyright ESA/AOES Medialab


En savoir davantage :

  • Rapport final ESA : Candidate Earth Explorer Core Mission, Biomass to observe
    global forest biomass for a better understanding of the carbon cycle (May 2012)
  • Earth Explorer 7 – Candidate mission Biomass – Addendum for the report for mission
    selection / ESA (January2013)
  • Home Page de Thuy Le Toan du CESBIO "Co-chair of the ESA Earth Explorer BIOMASS
    Mission Advisory Group"
  • Le dossier BIOMASS en ligne sur le site web du CESBIO

contacts au CESBIO : Thuy Le Toan

 
la « success story » mondiale continue : le satellite SMOS a fêté ses 3 ans en orbite et a présenté ses résultats ce 22 février 2013 à l’ESAC (European Space Astronomy Centre) à Madrid. haut
 

Lancé en 2009, après trois années d’activités, l’instrument SMOS (Soil Moisture and Ocean Salinity) 2ème satellite expérimental de la série Earth Explorer de l’ESA (en coopération avec le CNES et le CDTI espagnol), est d’une grande utilité pour nous aider à mieux comprendre le cycle de l'eau sur la Terre.

Au cours des trois dernières années, ce satellite a fourni de nombreuses informations très précises sur l'humidité des sols et la salinité des océans mondiaux. Les principales réalisations scientifiques de la mission SMOS ont été présentées lors d’une conférence ce 22 février 2013 à l’ESAC (European Space Astronomy Centre) à Madrid. De nouveaux résultats ont également été dévoilés pendant cette journée, comme certaines utilisations opérationnelles ou encore sur les nouvelles perspectives offertes sur l’étude des mouvements du Gulf Stream, principal système de courants de l'Atlantique occidental et le deuxième de l'océan mondial au point de vue du débit, un des systèmes les plus étudiés.

Dépassant les attentes et grâce à la couverture journalière de l’océan arctique, les données SMOS sont également utilisées pour surveiller l’extension de la glace de mer ainsi que son épaisseur dans cette région.

Sur le plan technique SMOS est encore opérationnel pour de nombreuses années sauf accident. Le nombre d'utilisateurs scientifiques et opérationnels allant s'accroissant régulièrement, de nouvelles applications se développent et vont continuer à se mettre en place, des indicateurs de sécheresse et aide à la gestion de la ressource en eau, aux alertes pour les risques d'inondations, de la détection des risques de feux, au suivi des icebergs, de la lutte anti-acridienne au suivi des ouragans etc..

Mais bien sûr, il faut songer à l'avenir et le CESBIO avec ses partenaires habituels commence à mettre en place – au CNES – la phase initiale d'un successeur à SMOS : SMOS Next, qui aura une résolution spatiale et une sensibilité très nettement améliorées

 

L’instrument « Soil Moisture and Ocean Salinity » (SMOS) réalise des mesures de l'humidité des sols sur les terres émergées de notre planète et de la salinité de l’eau sur les mers et les océans.

Les variations de l'humidité du sol et de la salinité des océans résultent des l'échanges continus de l'eau entre les océans, l'atmosphère et les sols.

ESA/AOES Medialab

En savoir davantage :

  • le communiqué de l'ESA
  • SMOS sur le site du CESBIO

contacts au CESBIO : Yann Krer

 
Le CESBIO participe à la définition d’un microsatellite qui permettrait d'acquérir de manière quasi quotidienne des images dans le domaine infra-rouge thermique : MISTIGRI haut
 

Cet article présente le projet d'un microsatellite «MISTIGRI » (MIcro Satellite for Thermal Infrared Ground Surface Imaging) étudié par le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) en collaboration avec l’Espagne (Laboratoire de Traitement de l'image de l'Université de Valence et le Centro para el Desarrollo Tecnológico industriel (CDTI)).

MISTIGRI est une mission qui a l'originalité de combiner une haute résolution spatiale (50-100 m) avec une revisite quasi-quotidienne dans l’infrarouge thermique (TIR). MISTIGRI serait une mission expérimentale destinée à démontrer le potentiel des données TIR pour les futures missions opérationnelles.

Les objectifs scientifiques ainsi que les applications attendues de la mission sont décrites, elles englobent le suivi :

  1. des zones agricoles et des processus hydrologiques,
  2. des zones urbaines,
  3. des zones côtières et des eaux continentales.

Ensuite, les spécifications en matière de résolution spatiale, fréquence de survol, heure de passage, et la configuration spectrale sont décrites et argumentées dans cet article.

La stratégie de la mission s’appuie sur un réseau de sites expérimentaux fonctionnels sur le long terme. Il sera également possible d'observer des zones confrontées à l'évolution rapide du climat. Le choix de l'orbite est présenté. Enfin, les auteurs donnent un aperçu rapide à la fois du concept instrumental et de l'architecture de ce projet de mission.

 

La température de surface (LST) et l'évapotranspiration quotidienne (HE).

Ces résultats sont obtenus avec les données acquises par le scanner hyperspectral aéroporté (AHS) grâce au modèle S-SEBI au dessus de la zone agricole de Barrax (Espagne) dans le cadre de la campagne SEN2FLEX-2005.
(d'après Sobrino et al. 2008)

la zone étudiée est longue d'environ 4 km sur 1,8 km de large.

The MISTIGRI thermal infrared project: scientific objectives and mission specifications,
Jean-Pierre Lagouarde et al., International Journal of Remote Sensing, 2013 Vol. 34, Nos. 9–10, 3437–3466,

En savoir davantage :

  • le chantier SudMed du CESBIO
  • la publication dans "International Journal of Remote Sensing"
  • UGC/IPL : The Image Processing Laboratory of the University of Valencia
  • Le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES)

 

 
Le vent, la neige soufflée, les glaciers…. et le satellite haut
 

Dans les Andes semi-arides (Chili, Argentine) la fonte de la neige est la première ressource en eau. Les glaciers sont petits mais contribuent à soutenir le débit d'étiage durant les années sèches. Nous présentons la première application d'un modèle d’évolution du manteau neigeux à un site bien instrumenté dans cette région (Pascua-Lama, 2600-5630 m d'altitude, 29° S).

Une expérience numérique a été réalisée pour évaluer l'effet du vent sur la distribution de la neige. Un objectif particulier était d'évaluer le rôle de la neige transportée par le vent dans la formation des glaciers. Sur une saison complète, le modèle a tourné en utilisant les données provenant de 11 stations météorologiques. Les résultats des simulations ont été comparés avec :

  • des mesures in situ de hauteurs de neige ;
  • la surface enneigée obtenue par télédétection (produit neigeMODIS).

Les résultats montrent que la prise en compte de l'effet du vent dans le modèle améliore la représentation spatiale de la couverture nivale telle que vue par télédétection. Les glaciers apparaissent effectivement comme des zones plutôt propices à la déposition de neige. La sublimation de la neige en suspension est particulièrement élevée sur les glaciers et les zones d'altitude soumises à des vents forts.

 

Références : Simon Gascoin, Stefaan Lhermitte, Christophe Kinnard, Kirsten Bortels, Glen E. Liston, Wind effects on snow cover in Pascua-Lama, Dry Andes of Chile, Advances in Water Resources, Available online 5 December 2012, ISSN 0309-1708, 10.1016/j.advwatres.2012.11.013.

Keywords: Snow; Glacier; Wind; Sublimation; Andes; MODIS


illustration : La station météorologique de La Olla (Chili)
Copyright : S. Gascoin (2010)

En savoir davantage :

  • le chantier SudOuest du CESBIO
  • la publication "Advances in Water Resources"

contacts au CESBIO : Simon Gascoin

 
Un nouveau modèle diélectrique pour accéder à l’humidité des sols développé dans le cadre de la mission SMOS haut
 

Les auteurs proposent une modélisation diélectrique des sols tenant compte des dépendances vis-à-vis de la température et de la texture. Ce modèle est optimisé pour la fréquence électromagnétique de 1,4 GHz, fréquence de travail de l’instrument SMOS. Le modèle est déduit d'un modèle plus général, proposé par Mironov et Fomin (2009), qui fournit des estimations de la permittivité complexe relative (CRP) des sols humides en fonction de la fréquence, de la température, de l'humidité et de la texture des sols. Ce modèle est actuellement utilisé dans la chaîne opérationnelle de traitement des données SMOS.

Le modèle proposé utilise les lois physiques de Debye et de Clausius-Mossotti et la loi de conductance ionique pour calculer la CRP de l'eau présente en solution dans le sol. Les paramètres des lois physiques ont été déterminés en utilisant les CRP des sols humides mesurés par Curtis (1995) pour un ensemble de textures de sol (teneur en argile de 0% à 76%), de taux d'humidité (sec à presque saturation), de températures (10 ° C -40 ° C) et de fréquences (0,3 à 26,5 GHz). Ce modèle présente des écarts-types de CRP, calculés à partir des valeurs mesurées, valant 1.9 et 1.3 respectivement pour les parties réelles et imaginaire de la CRP.

Dans le modèle proposé, les écarts types respectifs ont été ramenés à des valeurs de 0,87 et 0,26. De plus, les équations pour calculer la permittivité diélectrique complexe en fonction de l'humidité, de la température et de la texture sont représentées sous une forme simplifiée du modèle diélectrique de réfraction ; modèle couramment utilisé dans les algorithmes de radiométriques et télédétection radar pour « récupérer » l'humidité dans le sol.

Référence : Mironov V., Kerr Y., Wigneron J.-P., Kosolapova L., Demontoux F., 2013. Temperature and texture dependent dielectric model for moist soils at 1.4 GHz. Geoscience and Remote Sensing Letters, 10 (3): 419-423,

doi: 10.1109/LGRS.2012.2207878.

contacts au CESBIO : Yann Kerr

En savoir davantage :

  • SMOS sur le site du CESBIO
  • la publication dans Geoscience and Remote Sensing Letters
 
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Deux nouveaux modèles de l’évapotranspiration (ETR) viennent d’être développés au sein du groupe modélisation spatialisée au CESBIO. Ces deux modèles (SEB-1S pour la version monosource, et SEB-4S pour la version 4 sources) sont issus de travaux récents sur la désagrégation spatiale de la température de surface de type MODIS à l’aide des réflectances acquises à haute résolution par les capteurs type Formosat-2 (Merlin et al., 2010 ; Merlin et al., 2012).

L’originalité de SEB-1S/4S tient à l’utilisation combinée et en synergie des espaces ou polygones définis par le couple (température, albédo) et le couple (température, NDVI). A noter que la température est issue de l’infrarouge thermique, et l’albédo et le NDVI des réflectances dans le rouge et proche-infrarouge. Ces données sont couramment acquises à la résolution sub-hectométrique par ASTER/Landsat (et prochainement Mistigri).

La validation de SEB-1S et SEB-4S sur une zone irriguée au Mexique avec les données du chantier MedMex/SudMed montre que la combinaison des deux espaces améliore de manière remarquable les estimations de l’ETR. De plus tous les paramètres de SEB-1S/4S sont calibrés uniquement à partir des données disponibles dans l’optique et du forçage météorologique. Enfin, SEB-4S permet de représenter de manière explicite 4 composants de surface dont la fraction de sol nu, de végétation transpirante, de végétation soumise à un déficit d’eau, et de végétation sénescente.

Les applications à court et moyen termes de cette nouvelle modélisation seront :

  • le suivi de l’ETR et de l’humidité en zone racinaire pour la gestion de l’irrigation à l’échelle parcellaire ;
  • l’apport de contraintes supplémentaires aux modèles de surface qui nécessitent une représentation des 4 composants de surface ;
  • l’inclusion d’un module d’évaporation du sol renseigné par les données d’humidité du sol multi-résolution issues des micro-ondes (SMOS, et prochainement Sentinel-1, SMAP) afin d’affiner encore la partition entre évaporation du sol, et transpiration des plantes.

L’ETR peut être classiquement estimée à partir :

- de l'espace « température-albédo »
- ou de l'espace « température-NDVI ».

Le modèle SEB-4S combine ces 2 espaces pour améliorer l'estimation de l'ETR à partir des données optique.

Références :  Merlin et al., 2010, Merlin et al. 2011

Contact au CESBIO : Olivier Merlin

 
Chantier SudMed : la scintillométrie à l'appui de la validation des produits "évaporation" satellite haute et basse résolution : campagne 2013 dans la plaine de Kairouan (Tunisie) haut
 

Le scintillomètre longue portée XLAS a été installé en mars sur deux châteaux d’eau d’irrigation près du village de Ben Salem dans la plaine de Kairouan en Tunisie.

Le transect de 4 km défini entre l’émetteur et le récepteur du XLAS positionnés sur chaque château permet d’estimer l’évapotranspiration à une échelle compatible avec les produits d’évapotranspiration issus des données infra rouge thermique basse résolution (MODIS, AATSR…). Cette expérience s’inscrit dans le cadre du projet TOSCA « Evaluation des produits EVApotranspiration issus de l’IRT » (EVA2IRT).



 

Dispositif expérimental installé sur le site près de Ben Salem en Tunisie.

En savoir davantage :

  • le chantier SudMed au CESBIO

contacts au CESBIO : Pascal Fanise, Bruno Raimbault, Aurore Brut et Gilles Boulet

 
Réunion des partenaires méditerranéens du CESBIO à Toulouse haut
 


Les partenaires du CESBIO associés au chantier « SudMed » du laboratoire se sont réunis au CESBIO à Toulouse les 28 et 29 mars 2013. Les chercheurs CESBIO et leurs partenaires sur les trois sites (Maroc, Tunisie, Liban), soit une vingtaine de personnes, ont présenté les bilans scientifiques de leurs actions, les perspectives pour les prochaines années ainsi que les développements souhaités dans le domaine de la formation.

La collaboration scientifique «CESBIO/ Méditerranée » est riche de projets nationaux (PNTS, TOSCA/CNES,ANR …), bilatéraux et internationaux (FP7, ANR) ambitieux, qui couvrent différentes thématiques (gestion des ressources en eau, changement climatique, suivi des états des surfaces par télédétection spatiale ….) comme :

  • Les projets RESAMED et METASIM financés par le programme MISTRAL/Sicmed (Surfaces et Interfaces Continentales Méditerranéennes)
  • ou encore le projet AMETHYST financé par l’ANR/Transmed (Etudes trandisciplinaires sur l'avenir de la Méditerranée).

Remarquons que depuis sa création, le Laboratoire Mixte International "Télédétection et Ressources en Eau en Méditerranée semi-Aride" (LMI TREMA) joue un rôle important dans la consolidation de cette démarche.

Les 5 sites du CESBIO :

  • Toulouse
  • Auch
  • Marrakech
  • Tunis
  • Observatoire de la neige (Liban)

La question des observatoires a été abordée sur le thème : comment avancer sur la création des « observatoires du sud » ? Le challenge est là aussi de maîtriser les aspects administratifs ainsi que la gestion opérationnelle de ces futurs observatoires (instrumentation, gestion opérationnelle, transmission et distribution des données….). Ce travail se fera en tirant les leçons de l’expérience très positive acquise par les personnes travaillant au sein du chantier Sud-Ouest du CESBIO en France et en harmonisation avec celles-ci.

image

Réunion des partenaires méditerranéens du CESBIO à Toulouse le 28 mars 2013

(cliquez sur la photo pour agrandir
et refermer)

Enfin, sur les questions de formation, les participants ont discuté le montage de différentes formations de niveau Master, ils ont unanimement souhaité un renforcement de l’implication des chercheurs et enseignants du CESBIO dans les « universités du Sud » comme par exemple l’INAT à Tunis, l’UCAM au Maroc … La formation pour la Recherche est un atout majeur de nos collaborations avec la présence actuelle d’une quinzaine de doctorants sur les trois chantiers. Elle est enrichie avec le programme régional ENVI-Med, qui a pour objectif de soutenir l’internationalisation de la recherche en Méditerranée, vise à favoriser les échanges et à initier des coopérations multilatérales par un soutien à la mobilité des chercheurs et des étudiants dans le cadre de projets de recherche conjoints et de séminaires, ateliers et colloques scientifiques régionaux.

 

Liens utiles :

  • le chantier SudMed au CESBIO
  • Le projet "Surfaces et Interfaces Continentales Méditerranéennes" : Sicmed
  • LMI "Télédétection et Ressources en Eau en Méditerranée semi-Aride"

    contact au CESBIO : Mehrez Zribi

 
Nous allons jouer "Take5" jusqu'à la fête de la musique ! haut
 

Suite aux débuts prometteurs de l'expérience SPOT4 (Take5), le CNES vient d'accepter une prolongation d'un mois de l'expérience, jusqu'aux alentours de la fête de la musique, le 21 juin 2013. Cette prolongation permettra, en France, de suivre la fin du cycle des cultures d'hiver, et d'être certains d'observer le démarrage des cultures d'été. Elle permettra aussi d'observer la fonte des dernières neiges tombées en abondance cet hiver, et d'observer le démarrage de la végétation dans toutes les zones de montagne.

En attendant, les premiers résultats de l'expérience sont très prometteurs, et malgré quelques difficultés avec la précision de localisation de ce bon vieux satellite SPOT4, toutes les chaînes fonctionnent bien, comme le montrent les résultats que vous pouvez consulter sur le blog consacré à l'expérience :

  • Ortho-rectification et mosaique
  • Corrections atmosphériques, estimation de la quantité d'aérosols
  • Détection des nuages et des ombres
  • Statistiques d'ennuagement sur un mois

En parallèle, le CNES met la dernière main au centre de production qui traitera l'ensemble des données et les mettra à disposition des utilisateurs au sein du serveur de distribution du Pôle Thématique Surfaces Continentales. Nous sommes donc toujours dans les temps pour une distribution des données au mois de Juin 2013.

 

 

 

Cette image permet de visualiser les sites "Take 5" sur l'Europe et l'Afrique du nord.

© CESBIO

 

En savoir davantage :

  • le blog "Take5-VENuS-Sentinel2"
  • la mission spatiale Sentinel-2

contact au CESBIO : Olivier Hagolle

 

 
Le CESBIO participe au projet « Tools for Open Multi-risk assessment using Earth Observation data (TOLOMEO) haut
 

Le CESBIO participe au projet « Tools for Open Multi-risk assessment using Earth Observation data (TOLOMEO) dont l'objectif est de développer des outils de traitements d'images de télédétection ouverts (logiciels libres) ) pour la gestion des risques (déforestation, inondations, vulnérabilité des populations, etc.). Le CESBIO apporte son expertise dans le développement et l'utilisation de l'Orfeo Toolbox, le logiciel libre du CNES pour le traitement et l'analyse d'images de télédétection.

En collaboration avec :

ce projet a débuté en juin 2011, il s’achèvera en novembre 2014.

 

Dans le cadre de ce projet, Julien Osman, thésard du CESBIO (thèse co-financée par le CNES et la région Midi-Pyrénées) a réalisé un séjour de 6 mois à l'INPE à Sao José dos Campos, près de Sao Paulo, au Brésil. Il a travaillé sur l'intégration de connaissances a priori dans les outils de traitement des images pour la détection de la déforestation en Amazonie.

En savoir davantage :

  • projet TOLOMEO à l'Université de Pavie

Concernant l'Orfeo ToolBox :

  • Dossier Orfeo Tool BOX du CNES
  • Promouvoir l'utilisation des données (Pléiades...)

 contact au CESBIO : Jori Inglada

 

Coopération renforcée entre le CESBIO et ses partenaires, il s'agit de favoriser une meilleure gestion quantitative de l'eau

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L’UMT EAU (Unité Mixte de Technologie) a pour objectifs :

  • d’acquérir et de diffuser des connaissances sur et pour la gestion quantitative de l’eau à différentes échelles,
  • d'élaborer des méthodes et des outils pour l’aide à la décision des acteurs de cette gestion,
  • d'améliorer les méthodes de modélisation et d’évaluation des systèmes irrigués,
  • et de favoriser l’interaction entre partenaires.

La création de cet UMT intervient dans un contexte de mise en place des Organismes Uniques de Gestion Collective (OUGC) qui auront à arbitrer sur le partage de la ressource en eau entre les irrigants de l’Unité de Gestion. L'agrément de cet UMT est renouvelé pour 5 ans (2013-2017) (voir le communiqué de presse du 21/3/2013).

Les partenaires de l’UMT EAU sont : ARVALIS, le CETIOM, l'INRA, la CACG, la CRAMP, et le CESBIO.

L’interaction entre partenaires dans le cadre structuré de l’UMT vise à favoriser :
  • une animation scientifique interdisciplinaire sur la gestion de l’eau,
  • un meilleur transfert entre recherche, instituts techniques, développement et gestionnaires de l’eau,
  • le développement de méthodes et d’outils utilisables par les acteurs de la gestion de l’eau,
  • et la conception de cycles de formation sur la gestion durable de l’eau.

La participation du CESBIO s’inscrit dans ce cadre. Le CESBIO souhaite diffuser auprès des partenaires de l’UMT ses connaissances et son savoir faire sur l’estimation des ressources et besoins en eau sur de grands territoires. Son expertise repose sur l’exploitation d’images satellitaires combinées à des modèles agro-météorologiques et hydrologiques. Ce transfert de connaissance intervient dans un contexte spatial novateur avec le lancement du programme Sentinel 2 qui permettra de couvrir l’ensemble du globe avec des données spatiales à hautes résolutions spatiale (10m) et temporelle (5 à 10j) qui seront distribuées gratuitement.

En savoir davantage :

  • L'UMT eau : communiqué de presse du 21 mars 2013
  • Les organismes uniques de gestion collective
  • la mission spatiale Sentinel-2

 contact au CESBIO : Valérie Demarez

 
Dimanche 3 février, c’était journée de Kiosque Actualités au Muséum d’histoire naturelle de Toulouse ! haut
 

Plus de 3700 personnes sont venues percer les secrets de la présence de l’eau sur terre, de l’eau sur Mars ou dans l’univers grâce aux nombreux ateliers proposés par les laboratoires de recherche toulousains. 

Quelques chercheurs du CESBIO sont venus présenter le suivi du cycle de l’eau sur les surfaces continentales et en particulier l’instrument SMOS,  un Earth Explorer en orbite depuis 3 ans, permettant de mesurer l’humidité de la surface des sols ainsi que la salinité des océans sur l’ensemble du globe.

Yann Kerr, directeur du CESBIO, présente la mission spatiale SMOS auprès des visiteurs

© le mini blog du Muséum

 

Dans le cadre d'un projet d'éducation au développement durable de l'Observatoire Homme Milieu (OHM), le CESBIO a présenté les travaux « neige-Pyrénées » conduits au laboratoire devant les élèves de l'école et du collège de Vicdessos en Ariège.

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Ce 18 février, Simon Gascoin du CESBIO a présenté ses travaux sur l’enneigement des Pyrénées ainsi que le site d’étude de Bassiès, équipé en partenariat avec l'Observatoire Homme Milieu (OHM : UMR GEODE/IUFM Midi-Pyrénées), à de jeunes élèves de CM2 et de 6éme à Vicdessos en Ariège.

Il leur a montré l’évolution de la hauteur du manteau neigeux sur une année (2011-2012) et il a expliqué les incidences possibles sur le débit (fonte des neiges) et les crues.

Les outils utilisés à Bassiès ont alors été présentés : pelle à neige, sonde, GPS, caméra sur les stations, anémomètre, images satellites et photographies…. Les élèves ont pu manipuler des sondes à neige dans la cour de récréation pour mesurer la hauteur de la neige tombée les jours précédents.

L’exploitation des données a également été abordée, en particulier l’intérêt d’une modélisation (par le croisement de plusieurs facteurs) et d’une simulation pour le futur (gestion des risques, incertitude, prévision). Ainsi, de nombreux échanges ont pu avoir lieu avec les jeunes sur les façons d'étudier la ressource en eau : l’identification des phénomènes, leur suivi instrumental (monitoring), l’analyse des données terrain et satellite et les travaux de modélisation.

Le chercheur Simon Gascoin présentant ses travaux sur la neige aux élèves de l'école et du collège de Vicdessos (Ariège)

©Marie-Pierre Julien

contact au CESBIO : Simon Gascoin

En savoir davantage :

  • relevés en temps réel de la station de Bassiès
  • le chantier SudOuest du CESBIO
  • l'Observatoire Homme Milieu (OMH) du Haut-Vicdessos